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Du lieutenant criminel au juge d'instruction. Evolutions historiques et défis contemporains
Blot-Maccagnan Stéphanie ; Callemein Gwenaëlle ; C
PU RENNES
32,00 €
Épuisé
EAN :9782753574922
Le magistrat-instructeur est une figure séculaire de la justice pénale française. Depuis la période moderne, le lieutenant criminel, auquel le juge d'instruction a succédé à la suite de la transition révolutionnaire, est un rouage essentiel du procès criminel. Sa mission - instruire le procès - et les pouvoirs qui lui sont dévolus en font le symbole de la procédure de type inquisitoire. Les qualificatifs reçus, depuis le romanesque "homme le plus puissant de France" au "petit juge", s'ils ne reflètent pas son statut réel, montrent son influence sur l'inconscient collectif et les projections chimériques de la société sur cette profession. Or, depuis la fin du XXe siècle, on observe un glissement procédural qui se traduit par une remise en cause du statut de ce magistrat. C'est ainsi que le projet de réforme de 2009 préconisait son remplacement au profit d'un juge des libertés et d'un renforcement des fonctions du parquet. Si ce projet n'est plus d'actualité, les problématiques liées au juge d'instruction et à la procédure pénale demeurent. Des spécialistes de la question judiciaire se sont ainsi réunis afin d'apporter une réflexion d'ensemble sur ces questions. Cet ouvrage livre leurs conclusions et propose ainsi de resituer ces enjeux contemporains par une approche pluridisciplinaire.
Résumé : Tout sera paysage se lit comme une réflexion à la fois érudite et poétique sur les pays que Jean Blot a traversés durant sa carrière de haut fonctionnaire à l'Unesco et à l'ONU. Cela commence par l'île grecque de Skiros, chère à son coeur, où le paysage devient un personnage qui l'appelle et le guide. Ensuite, il nous entraîne à travers quatre villes qu'il a bien connues au temps de l'ex-bloc communiste : Bucarest, Budapest, Varsovie et Prague. Suit un chapitre consacré aux îles (Rhodes, Santorin, la Crête). La fin du voyage se situe de l'autre côté de la Méditerranée, à Carthage. Le dernier texte évoque Lugano, Londres et un voyage sur l'Orénoque. Le livre émeut par ce salut - qui ressemble à un adieu - au monde que le narrateur a aimé et que l'on a plaisir à plaisir à partager avec lui.
Devant le Musée du Louvre, un homme de quarante ans, Henri Marestier, a donné rendez-vous à une jeune femme. C'est qu'il lui faut savoir s'il aime encore Suzanne ou se convaincre qu'il n'en est plus aimé. Au cours de leur visite du Musée, aidés parfois par les tableaux qu'ils regardent ensemble, les amants vont revivre les expériences qui les ont conduits à l'amour et s'accuser l'un l'autre de leur échec. Pourquoi s'aimer si mal - ils ne peuvent vivre ensemble - , si bien - ils ne parviennent pas à se quitter ? Henri va interroger sa vie, son enfance, la guerre à laquelle il a pris part et où il a perdu un ami qu'il ne peut oublier, sa liaison avec un journaliste, sa jalousie enfin. Il n'a pas su surmonter un obstacle qu'il ne parvient pas à nommer. Un bref instant, alors que Suzanne avait sombré dans une dépression nerveuse, il lui a paru que l'amour de la femme et celui du prochain allaient se rejoindre. Pourquoi l'échec ? Ainsi que l'enseigne le mythe de l'Androgyne, homme et femme sont peut-être moitiés d'un être dont l'unité demeure impossible ? Ou bien serait-ce l'époque qui a effacé l'amour ancien ? Pour toujours ? Ou bien le temps, l'Histoire préparent-ils un amour nouveau ?...
Comment peut-on être cosmopolite ?" Dans ce temps éclaté, cet espace écartelé que le nomade a reçu en partage, la famille Stern, le père et ses deux fils, cherchent le sens de leur vie. Ils sautent de pays en pays, par le souvenir ou dans l'aventure, par l'amour romantique ou dans le mariage, et s'efforcent de retrouver le poids du réel. Les trois langues qu'ils parlent également bien en proposent des versions assez différentes. Sont-ils russes, juifs, anglais, américains, français ? Leur métier les conduit à s'interroger encore. Interprète aux Nations unies, David, le cadet, assiste aux efforts dérisoires et bouleversants d'une humanité en quête de son unité. Conseiller juridique d'une association internationale d'intellectuels, l'aîné, Edward, vit autrement une aventure parallèle. La curiosité, l'humour, le désespoir les accompagnent. Quelle est la clé de l'énigme ? L'amour d'Edward pour sa femme, l'amour de David pour Rita, Claire, Evita ? Leur soeur Nadedja la détient-elle ? Sa trace en U. R. S. S. est perdue...
Résumé : Séparé de son père, Sylvain Clément le retrouve à la Libération. Cet être, auquel il a voué un amour religieux, le déçoit en tout : il est lâche, il est veule, il a collaboré. Dégoûté de beaucoup de choses, Sylvain saisit l'occasion d'aller en Grèce. Il y découvre le soleil pour lequel il nourrissait depuis toujours une espèce de culte. Entre son amour filial et son amour pour le soleil il voit un lien étroit. A Athènes il fait la connaissance d'un petit mendiant, lenaki, et de son père Kantakis, une brute ivrogne. Sylvain dans leurs rapports, retrouve une image agrandie de ses rapports avec son propre père. Il adopte Ienaki. L'enfant lui raconte comment Kantakis, poussé à bout par la misère, a tué sa femme et ses filles et comment lui, le petit Ienaki, lui a échappé el l'a trahi. Comprenant l'impossibilité de la religion filiale et solaire, Sylvain Clément se réveille dans le jour gris de la maturité. Dans cet étrange el beau roman Jean Blot établit un parallèle frappant entre le Soleil et le Père. Le soleil c'est le père, c'est Saturne qui dévore ses enfants. Par delà le sujet, l'auteur établit une correspondance essentielle de la nature et de la sensibilité, une identité du réel et du sensible.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.