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Le soleil de Cavouri
Blot Jean
GALLIMARD
5,45 €
Épuisé
EAN :9782070207763
Séparé de son père, Sylvain Clément le retrouve à la Libération. Cet être, auquel il a voué un amour religieux, le déçoit en tout : il est lâche, il est veule, il a collaboré. Dégoûté de beaucoup de choses, Sylvain saisit l'occasion d'aller en Grèce. Il y découvre le soleil pour lequel il nourrissait depuis toujours une espèce de culte. Entre son amour filial et son amour pour le soleil il voit un lien étroit. A Athènes il fait la connaissance d'un petit mendiant, lenaki, et de son père Kantakis, une brute ivrogne. Sylvain dans leurs rapports, retrouve une image agrandie de ses rapports avec son propre père. Il adopte Ienaki. L'enfant lui raconte comment Kantakis, poussé à bout par la misère, a tué sa femme et ses filles et comment lui, le petit Ienaki, lui a échappé el l'a trahi. Comprenant l'impossibilité de la religion filiale et solaire, Sylvain Clément se réveille dans le jour gris de la maturité. Dans cet étrange el beau roman Jean Blot établit un parallèle frappant entre le Soleil et le Père. Le soleil c'est le père, c'est Saturne qui dévore ses enfants. Par delà le sujet, l'auteur établit une correspondance essentielle de la nature et de la sensibilité, une identité du réel et du sensible.
Résumé : Un homme parle, dont la vie paraît être aussi détruite que St X. , sa ville natale, proche de la maison et du grand parc où il cherche et refuse à la fois une guérison qui l'effraie. Est-il un héros qui, un jour, a eu peur, ou un écrivain qui méprise et fuit ses anciens succès ? En tout cas, c'est un homme hanté par les personnages qui, autrefois, peuplaient sa vie, au point qu'il les remplace par trois malades, soignés ici comme lui, et qui joueront le rôle de ses compagnons d'autrefois, Alexandre, Michel et Lise. Le roman se construit à l'intérieur de cette conscience malade et malheureuse, sur des plans qui parfois se confondent, parfois se distinguent. Michel, Alexandre et Lise sont toujours présents, mais tantôt il s'agit du souvenir de leurs personnes, tantôt de la présence de leurs doubles. A travers ces confusions, ces confessions hypocrites et ces aveux involontaires, à travers tant d'images trompeuses surgit peu à peu celle du narrateur. On découvre les liens qui l'ont uni à Alexandre, à Michel et à Lise. Il a enlevé Lise à Michel, avec qui elle était fiancée. Il en a fait sa maîtresse et ils ne se sont défendus contre le sentiment de leur faute que par un érotisme qui les a faits se sentir plus coupables encore. Michel est peut-être mort ; Alexandre, qui a voulu sauver Lise, a disparu ; Lise, elle-même... Or, on s'aperçoit que Lise, perdue, a été retrouvée un jour, et de nouveau soumise. Et qu'au lendemain de ce jour un accident, à moins que ce ne fût un crime, a valu au narrateur d'être enfermé. Tout ce qui avait été dit n'était donc que mensonges ? Peut·-être, mais la vérité du personnage, c'est seulement à travers ses propres mensonges qu'il arrive à l'exprimer. Et le lecteur ne peut faire autrement que de se rendre complice de celui qui parle, de le suivre à travers un temps défiguré, et de croire, lui aussi, à la vérité de ces Illusions nocturnes.
Résumé : Tout sera paysage se lit comme une réflexion à la fois érudite et poétique sur les pays que Jean Blot a traversés durant sa carrière de haut fonctionnaire à l'Unesco et à l'ONU. Cela commence par l'île grecque de Skiros, chère à son coeur, où le paysage devient un personnage qui l'appelle et le guide. Ensuite, il nous entraîne à travers quatre villes qu'il a bien connues au temps de l'ex-bloc communiste : Bucarest, Budapest, Varsovie et Prague. Suit un chapitre consacré aux îles (Rhodes, Santorin, la Crête). La fin du voyage se situe de l'autre côté de la Méditerranée, à Carthage. Le dernier texte évoque Lugano, Londres et un voyage sur l'Orénoque. Le livre émeut par ce salut - qui ressemble à un adieu - au monde que le narrateur a aimé et que l'on a plaisir à plaisir à partager avec lui.
Résumé : Né le 4 août 1895, Albert Cohen aurait eu cent ans cette année. L'auteur de l'une des oeuvres majeures du siècle n'a pas connu l'éclipse que connaissent la plupart des grands écrivains avant de passer pleinement à la postérité et son oeuvre a pris place parmi les classiques. Toutefois, dans l'actualité de notre époque et du destin juif en particulier, la vie et l'oeuvre du créateur de Solal et de Belle du Seigneur prennent un autre visage et des accents nouveaux. C'est eux que son ami Jean Blot s'efforce de découvrir et d'exprimer. Romancier et critique, Jean Blot a consacré de nombreux essais et un livre à Albert Cohen. Sa vision originale révèle l'homme et l'oeuvre dans ce qu'ils ont de plus secret, tout en les replaçant à leur juste place dans la littérature juive et française.
Comment peut-on être cosmopolite ?" Dans ce temps éclaté, cet espace écartelé que le nomade a reçu en partage, la famille Stern, le père et ses deux fils, cherchent le sens de leur vie. Ils sautent de pays en pays, par le souvenir ou dans l'aventure, par l'amour romantique ou dans le mariage, et s'efforcent de retrouver le poids du réel. Les trois langues qu'ils parlent également bien en proposent des versions assez différentes. Sont-ils russes, juifs, anglais, américains, français ? Leur métier les conduit à s'interroger encore. Interprète aux Nations unies, David, le cadet, assiste aux efforts dérisoires et bouleversants d'une humanité en quête de son unité. Conseiller juridique d'une association internationale d'intellectuels, l'aîné, Edward, vit autrement une aventure parallèle. La curiosité, l'humour, le désespoir les accompagnent. Quelle est la clé de l'énigme ? L'amour d'Edward pour sa femme, l'amour de David pour Rita, Claire, Evita ? Leur soeur Nadedja la détient-elle ? Sa trace en U. R. S. S. est perdue...
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.