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Entretiens sur la foi et l'église
Bloom Antoine ; Evdokimov Michel
CERF
18,70 €
Épuisé
EAN :9782204094566
Qu'est-ce que la vérité, l'amour du prochain, le sens de la foi en un Dieu invisible ? Comment concilier la foi en un Dieu tout-puissant, par nature bon et juste, et le drame de l'existence du mal ? Quel est le sens de l'Incarnation ? Que signifie croire en la résurrection de la chair ? Comment l'homme ordinaire peut-il expérimenter la rencontre avec Dieu ? En quoi la liturgie rend-elle présent et actuel le mystère de la foi et de l'Eglise ? Au cours d'entretiens avec un journaliste de la BBC, le métropolite Antoine apporte des éclairages nouveaux à ces interrogations essentielles formulées par les chrétiens comme par les incroyants. En toute simplicité, avec beaucoup de pédagogie, celui qui se défend d'être un théologien s'adresse à tout homme dans le concret de sa vie. Au fil d'une réflexion irradiant une lumière venue d'ailleurs, pour notre profit et notre joie, il nous livre une précieuse catéchèse.
Biographie de l'auteur Le métropolite Antoine de Souroge (Bloom) fut durant delongues années à la tête du diocèse orthodoxe de Grande-Bretagne rattaché au patriarcat de Moscou. Il laissederrière lui après sa mort en 2003, l'image d'un pasteuret d'un orateur hors pair.
Le présent livre est né de la transcription des paroles du métropolite Antoine, enregistrées en 1970, lors d'une des retraites oecuméniques annuelles qu'il a tenues de 1966 à 1973 en l'abbaye Sainte-Gertrude à Louvain, en Belgique. Evoquant la relation entre Dieu et l'être humain, Mgr Antoine s'attache d'abord à définir la rencontre et le rôle que joue la foi - mais aussi le doute - dans notre quête d'un Face-à-face authentique avec Dieu. Ceci le conduit à aborder le mystère de l'être humain, auquel répond le mystère de Dieu. En filigrane de ses propos, le métropolite Antoine laisse en permanence transparaître le bouleversement de sa rencontre personnelle avec le Christ, rencontre qui fait de lui un maître sûr pour nous guider à notre tour vers la Présence du Dieu vivant au plus intime de nous-même.
La religion chrétienne orthodoxe est aujourd?hui probablement la plus méconnue et la plus sujette aux confusions. D?entrée, dans une ignorance largement partagée, on songe aux liens de soumission de l?Église de Moscou au pouvoir russe - mais on oublie que la deuxième Église orthodoxe orientale est celle d?Éthiopie ; à l?association historique de l?orthodoxie au panslavisme - mais c?est ne pas mesurer l?importance que prend désormais l?Église orthodoxe nord-américaine ; à une mystique impressionnante, telle celle du Mont Athos, mais c?est alors prêter à cette religion une unité liturgique plus qu?institutionnelle. Antoine Arjakovsky, dans cet ouvrage d?une singulière originalité, nous fait découvrir l?orthodoxie dans la dynamique de l?histoire, c?est-à-dire dans la crise profonde que traversent aujourd?hui une religion, des Églises et leur identité trop souvent figée. Car les orthodoxes ne s?entendent pas sur la définition de leur Église (est-elle celle des sept premiers conciles ?cuméniques ? ou, plutôt que la fidélité à la mémoire, est-ce la capacité à incarner, avec l?aide de l?État, le règne de Dieu sur la terre grâce à la «droite vérité» qui la définit ? ou bien encore se ramène-t-elle à la «juste glorification» - c?est-à-dire sa spiritualité, son culte, sa prière, qui remontent aux apôtres notamment ?) ; moins encore sur la place des femmes ni sur les rapports aux puissances politiques. Face à des tensions internes qui peuvent conduire à l?éclatement d?une identité commune devenue impossible, Antoine Arjakovsky montre l?émergence d?une conception nouvelle de l?orthodoxie comme «la connaissance juste», celle qui unifie ce qui est cru avec ce qui est vécu, en quelque lieu que ce soit. Il n?y va plus seulement de questions de doctrine mais, pour le monde contemporain, aussi de rééquilibrages géopolitiques.
Résumé : A l'aube du VIIe Siècle la chrétienté a déjà une longue histoire dans l'Orient romain, puis byzantin. Pourtant, elle n'a pas encore pleinement atteint son équilibre et ne le trouvera qu'après la rude secousse de la crise iconoclaste, événement complexe qui mérite une analyse détaillée. Réussissant à se faire passer pour les vainqueurs de cette crise, les moines, qui détiennent un quasi-monopole de la sainteté, occupent une place croissante dans la société chrétienne byzantine. Rome, d'abord poste avancé de l'Empire byzantin en Occident, mais rendue sans cesse plus indépendante par les circonstances politiques, se saisit de cette crise pour se détacher de l'Orient; c'est le début d'un lent éloignement dont la crise de 1054 n'est sans doute pas l'événement majeur, et qui touche autant les mentalités que les institutions. Tels sont les principaux aspects de la question que le présent volume entend éclairer.
La France est désormais multi-confessionnelle, multi-ethnique et pluri-culturelle. Dans les cinq volumes précédents de cette série, nous avons exploré les autres pratiques religieuses, les nouvelles modalités du croire et la religion à la carte; nous avons pu démontrer que les minorités protestantes, juives, musulmanes et bouddhistes étaient plus "pratiquantes" que les catholiques historiquement hégémoniques mais que le sens de la pratique était en pleine évolution. Il était logique d'aborder de la même façon les attitudes, les pratiques, les croyances d'une minorité discrète mais très présente en France: les orthodoxes, d'autant plus que, dans le cadre d'une Europe élargie à l'Est, l'orthodoxie, sous ses différentes formes, est la religion la pus importante numériquement. Le problème de fond aujourd'hui est donc de savoir comment la République, confrontée au pluralisme religieux et à une Europe qui ne gère pas le culturel comme la France, va articuler la laïcité, la sécularisation et la demande des minorités religieuses et culturelles.
Résumé : Je dois l'avouer, il y a des années que je n'avais lu un livre qui m'ait causé autant de joie. C'est un livre extraordinairement limpide dans sa profondeur même, et d'une extrême justesse spirituelle. En le lisant on ne peut que dire : c'est cela, c'est bien cela. On y entend la voix de la Tradition. Mais cette Tradition est vivante, créatrice, juvenescens, disait Irénée de Lyon, capable d'inventer " des mots nouveaux ", affirmaient les Pères Cappadociens. On trouvera dans ce livre les thèmes fondamentaux de la théologie dogmatique - le mystère, la Trinité, la création, le Dieu fait homme, l'Esprit Saint, la prière (y compris la " prière de Jésus "), l'eschatologie - mais toujours exposés pour changer notre vie maintenant, dans les conditions qui sont aujourd'hui les nôtres. Le Dieu dont nous parle Kallistos Ware n'est pas la clé de voûte de l'ordre social, mais le Dieu crucifié par folie d'amour. Il faut méditer ses pages sur le Dieu souffrant et sur l'agonie du Christ, agonie dont " théologie morale " russe du début de ce siècle a si prophétiquement parlé. Au moment où tant de chrétiens doutent de leur identité et de leur vocation, ce livre vient à son heure pour rappeler que le christianisme n'est pas une morale plus ou moins humanitaire, mais une ascèse, une mystique, une vie crucifiée et ressuscitée, un élan qui ne bute pas sur le néant mais se déploie en " voyage dans l'infini ".