Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Des nouvelles de Malte. Correspondance de M. l'Abbé Boyer (1738-1777)
Blondy Alain
P.I.E. P. LANG
40,85 €
Épuisé
EAN :9789052012292
Les lettres écrites par l'abbé Boyer, prêtre conventuel de l'Ordre de Malte à la vie hésitant entre scandale et malhonnêteté, sont davantage des "nouvelles à la main" qu'une chronique de l'Ordre de Malte au XVIIIe siècle. L'Ordre, à cette époque, n'était plus qu'un conservatoire prébendé pour des cadets de familles nobles et des fils de juristes. Toutefois, à la différence des autres ordres, il avait une aura sociale très importante et la croix octogone à ruban noir valait toutes les autres décorations car, tout comme aujourd'hui les grandes écoles, le plus difficile était de passer les sélections à l'entrée. Mais l'Ordre était aussi une principauté de Méditerranée, avec un rôle politique important, d'autant qu'à partir de la Guerre de Sept Ans, il fut totalement intégré à la diplomatie française, d'abord par le biais du Secret du Roi, puis, plus ouvertement, par la direction que Choiseul et Vergennes exercèrent sur lui. Petite Cour de province, république conventuelle élective, des nobles de tous âges et de toutes nationalités s'y entassaient, exaspérant leurs ambitions et exacerbant leurs passions, avec les Maltais pour spectateurs. Boyer, trublion patenté, se fit rapporteur de ragots pour gagner quelques écus d'un grand seigneur français, dignitaire de l'Ordre, le bailli de Breteuil, alors ambassadeur de la Religion de Malte à Rome et qui songeait à se porter candidat au magistère. Grâce à lui, on voit l'Ordre et la vie de Malte par le petit bout de la lorgnette. Il notait tout, d'un style bref, sans fioritures littéraires, mais il livrait une mine d'anecdotes qu'il convient de lire en ne succombant pas aux déformations que ses haines et ses inimitiés imposèrent à la vérité. Témoin important - il était Secrétaire du Pilier de la Langue d'Allemagne qui deviendra le dernier Grand Maître -, il connaissait tous les secrets et, en bon informateur, il ne manqua jamais d'en révéler un. Pour déplaisant que soit le procédé, l'abbé Boyer est pour tout historien et pour tout curieux de la vie de l'Ordre, l'équivalent de ces corbeilles à papier d'où l'on tire mille fois plus d'informations que d'un rapport officiel.
Au début du XVIe siècle, l'empire ottoman dominait la moitié des rivages méditerranéens. Après la bataille de Lépante de 1571, Européens et Ottomans instaurèrent un modus vivendi économique sans que cessât pour autant entre eux un affrontement subsidiaire principalement incarné d'un côté par les Régences barbaresques d'Alger, Tunis et Tripoli et de l'autre par l'ordre des Hospitaliers de St Jean, connu sous le nom d'Ordre de Malte. Course et contre-course, formes inférieures de la guerre comme de l'économie, marquèrent les deux premiers siècles de l'époque moderne. En revanche, le XVIIIe siècle fut celui de l'émergence des idées de liberté et, notamment, de la liberté d'entreprendre. L'économie prédatrice corsaire et son corollaire l'esclavage devinrent désormais une gêne insupportable. Dès lors les Etats qui s'y adonnaient furent contraints de s'adapter aux nouvelles exigences économiques ou encoururent le risque de disparaître à jamais. Malte se fit alors l'entrepôt central du commerce méditerranéen, intimement lié au commerce marseillais mais suscitant de ce fait les appétits anglais ou russes. Alger ne voulut rien changer du vieil idéal janissaire et la Régence fut donc condamnée par l'opinion internationale. Cet ouvrage est un recueil d'articles montrant le lent mais inexorable changement de la scène méditerranéenne qui portait en germe les grands changements politiques dont celle-ci fut l'objet au XIXe siècle.
Le présent outil de recherche bibliographique n'a aucunement la prétention d'être une bibliographie, ni exhaustive ni raisonnée, de la question. En effet, il entend n'être qu'un instrument, à la disposition du chercheur moderniste qui s'intéresse à l'histoire des échanges commerciaux et des relations économiques, politiques et humaines entre les divers horizons du pourtour de la Méditerranée : pays chrétiens, monde ottoman, Régences barbaresques ou Echelles levantines, mais aussi pays de la Baltique, de la Mer du Nord, de l'Atlantique ou de la Mer Rouge qui venaient y commercer. Cet outil de recherche bibliographique se présente en deux parties : - la première est un index alphabétique, par nom d'auteur, des ouvrages et articles de revues internationales parus sur l'ensemble de la question ; - la seconde est un index par clefs de recherche qui renvoient aux auteurs des ouvrages et articles.
Résumé : Marie-Caroline d'Autriche (1752-1814), reine de Naples et de Sicile, est de toutes les souveraines du XVIIIe siècle celle qui a le moins trouvé grâce aux yeux de ses contemporains puis des historiens - tout à fait injustement. D'abord portée aux nues par les esprits éclairés, elle est en effet rejetée par ces derniers lorsqu'elle s'oppose avec véhémence à la Révolution française qui lui enlève Marie-Antoinette, sa soeur préférée. Pourtant, fille de la grande impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, mariée juste avant ses 16 ans à Ferdinand IV, roi inculte et brutal, Marie-Caroline est une femme de tête qui refuse de se cantonner à un simple rôle de représentation. Elle entend bientôt détacher Naples de l'influence des Bourbons pour placer son royaume dans l'orbite de l'Autriche et de l'Angleterre. Mais cette diplomatie d'Ancien Régime se heurte aux événements de la Révolution et à l'ascension de Bonaparte : la première la chasse quelques mois de son royaume en 1799 ; le second la détrône en 1806. Animée par une haine inextinguible des révolutionnaires, elle se bat jusqu'à son dernier souffle, en 1814, pour reconquérir le pouvoir.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.
Gola Sabina ; Pierrard Michel ; Tops Evie ; Van Ra
Résumé : Les méthodologies d'apprentissage des langues étrangères ont fortement varié durant les siècles, et notamment au vingtième. De la grammaire traduction à la méthode actionnelle, en passant par les méthodes structuro-globales, behavioristes, naturelles, communicatives, voire éclectiques, les raisons des modifications sont à chercher tant du côté de l'évolution et des avancées scientifiques, notamment dans le domaine des sciences humaines, que des modifications des besoins et de la prise en compte de la valeur des échanges linguistiques, sans oublier les changements idéologiques qui les sous-tendent. Les évolutions technologiques ont également apporté leur lot de potentialités nouvelles. Tous ces changements ont également eu un impact sur la relation entre apprenants et enseignants, à côté de laquelle se sont par ailleurs développés d'autres modes d'apprentissage qui sont venus compléter la panoplie des méthodes, notamment en contexte multilingue. L'apprenant, devenu acteur de son apprentissage, trouve des ressources ailleurs qu'auprès de l'enseignant de langue, que ce soit par le biais d'enseignements de matières spécifiques donnés en langue étrangère (enseignement EMILE-CLIL), de nouvelles technologies (blended learning ou Moocs, plateformes en ligne ou applications) ou en ayant recours à des pairs, le cas échéant, hors de la classe (tables de conversation ou tandems linguistiques). Le présent volume se propose d'étudier scientifiquement quelques-uns de ces dispositifs d'accompagnement : leur conception, leurs conditions d'apparition et les résultats observés.
Cet ouvrage destiné aux lecteurs s'intéressant au plurilinguisme et à l'enseignement de langues additionnelles examine les approches pédagogiques qui intègrent l'enseignement de contenus disciplinaires. Il présente un compte rendu de l'enseignement d'une matière par l'intégration d'une langue étrangère, il explique les raisons des transformations qui ont influencé la perception, la pratique et l'apprentissage des langues et ont conduit à l'émergence des positions épistémologiques actuelles sur l'enseignement des langues additionnelles. L'ouvrage aborde ces changements de paradigmes théoriques, didactiques et pratiques et établit des liens entre la recherche, la théorie et la pédagogie.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.