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Bibliographie du monde méditerranéen. Relations et échanges (1453-1835)
Blondy Alain
SUP
30,00 €
Épuisé
EAN :9782840502722
Le présent outil de recherche bibliographique n'a aucunement la prétention d'être une bibliographie, ni exhaustive ni raisonnée, de la question. En effet, il entend n'être qu'un instrument, à la disposition du chercheur moderniste qui s'intéresse à l'histoire des échanges commerciaux et des relations économiques, politiques et humaines entre les divers horizons du pourtour de la Méditerranée : pays chrétiens, monde ottoman, Régences barbaresques ou Echelles levantines, mais aussi pays de la Baltique, de la Mer du Nord, de l'Atlantique ou de la Mer Rouge qui venaient y commercer. Cet outil de recherche bibliographique se présente en deux parties : - la première est un index alphabétique, par nom d'auteur, des ouvrages et articles de revues internationales parus sur l'ensemble de la question ; - la seconde est un index par clefs de recherche qui renvoient aux auteurs des ouvrages et articles.
Les lettres écrites par l'abbé Boyer, prêtre conventuel de l'Ordre de Malte à la vie hésitant entre scandale et malhonnêteté, sont davantage des "nouvelles à la main" qu'une chronique de l'Ordre de Malte au XVIIIe siècle. L'Ordre, à cette époque, n'était plus qu'un conservatoire prébendé pour des cadets de familles nobles et des fils de juristes. Toutefois, à la différence des autres ordres, il avait une aura sociale très importante et la croix octogone à ruban noir valait toutes les autres décorations car, tout comme aujourd'hui les grandes écoles, le plus difficile était de passer les sélections à l'entrée. Mais l'Ordre était aussi une principauté de Méditerranée, avec un rôle politique important, d'autant qu'à partir de la Guerre de Sept Ans, il fut totalement intégré à la diplomatie française, d'abord par le biais du Secret du Roi, puis, plus ouvertement, par la direction que Choiseul et Vergennes exercèrent sur lui. Petite Cour de province, république conventuelle élective, des nobles de tous âges et de toutes nationalités s'y entassaient, exaspérant leurs ambitions et exacerbant leurs passions, avec les Maltais pour spectateurs. Boyer, trublion patenté, se fit rapporteur de ragots pour gagner quelques écus d'un grand seigneur français, dignitaire de l'Ordre, le bailli de Breteuil, alors ambassadeur de la Religion de Malte à Rome et qui songeait à se porter candidat au magistère. Grâce à lui, on voit l'Ordre et la vie de Malte par le petit bout de la lorgnette. Il notait tout, d'un style bref, sans fioritures littéraires, mais il livrait une mine d'anecdotes qu'il convient de lire en ne succombant pas aux déformations que ses haines et ses inimitiés imposèrent à la vérité. Témoin important - il était Secrétaire du Pilier de la Langue d'Allemagne qui deviendra le dernier Grand Maître -, il connaissait tous les secrets et, en bon informateur, il ne manqua jamais d'en révéler un. Pour déplaisant que soit le procédé, l'abbé Boyer est pour tout historien et pour tout curieux de la vie de l'Ordre, l'équivalent de ces corbeilles à papier d'où l'on tire mille fois plus d'informations que d'un rapport officiel.
Résumé : Dans une grande synthèse dont il a le secret, Alain Blondy retrace avec maestria l'histoire du monde méditerranéen de la préhistoire à nos jours. Ce creuset de la civilisation vit tour à tour s'élaborer la pensée antique qui constitua la philosophie, le droit et le politique, puis le monothéisme qui donna naissance aux trois religions révélées : le judaïsme, le christianisme et l'islam. Longtemps poumon économique de l'Occident, il prit un rôle plus secondaire à partir de la découverte des océans, avant de se retrouver au coeur de l'humanité par l'expansion des nationalités, le triomphe de la révolution industrielle et le choc des Empires. En appréhendant l'espace méditerranéen dans un "temps long", en équilibrant les points de vue occidentaux et orientaux, Alain Blondy met en évidence l'érosion des puissances, les enjeux des frontières et les récentes tensions politiques et religieuses, mais aussi les lignes de faille qui l'ont fracturé en entités culturelles, ethniques et sociales antagonistes. Une enquête limpide et ambitieuse permettant de comprendre le rôle et l'importance d'une "mère" méditerranéenne au centre des événements historiques qui modèlent et bouleversent le Proche-Orient, l'Europe et l'Afrique du Nord.
Résumé : Marie-Caroline d'Autriche (1752-1814), reine de Naples et de Sicile, est de toutes les souveraines du XVIIIe siècle celle qui a le moins trouvé grâce aux yeux de ses contemporains puis des historiens - tout à fait injustement. D'abord portée aux nues par les esprits éclairés, elle est en effet rejetée par ces derniers lorsqu'elle s'oppose avec véhémence à la Révolution française qui lui enlève Marie-Antoinette, sa soeur préférée. Pourtant, fille de la grande impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, mariée juste avant ses 16 ans à Ferdinand IV, roi inculte et brutal, Marie-Caroline est une femme de tête qui refuse de se cantonner à un simple rôle de représentation. Elle entend bientôt détacher Naples de l'influence des Bourbons pour placer son royaume dans l'orbite de l'Autriche et de l'Angleterre. Mais cette diplomatie d'Ancien Régime se heurte aux événements de la Révolution et à l'ascension de Bonaparte : la première la chasse quelques mois de son royaume en 1799 ; le second la détrône en 1806. Animée par une haine inextinguible des révolutionnaires, elle se bat jusqu'à son dernier souffle, en 1814, pour reconquérir le pouvoir.
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "