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Une tapisserie pour Tolkien. Illustrations pour Le seigneur des anneaux
Blok Cor ; Collier Pieter ; Ferré Vincent
BOURGOIS
24,35 €
Épuisé
EAN :9782267022247
Découvrant Le Seigneur des Anneaux peu après sa publication, il y a cinquante ans, Cor Blok esttombé sous le charme de l?imaginaire de Tolkien et du souffle épique de son roman. L?ampleur del?invention et la puissance visuelle du Seigneur des Anneaux ont inspiré le jeune artiste hollandais,qui a peint plus d?une centaine d?illustrations. À la suite de l?exposition d?une partie de ces oeuvresà La Haye, en 1961, Rayner Unwin, l?éditeur de J. R. R. Tolkien, a envoyé à celui-ci cinq tableauxde Cor Blok. L?intérêt de Tolkien a été si vif qu?il a souhaité rencontrer l?artiste, correspondre aveclui et lui a même acheté des peintures. Ce cycle de tableaux n?est pas sans rappeler la tapisseriede Bayeux: comme elle, ils racontent une épopée complexe sous une forme apparemmentsimple; mais cette simplicité cache une forme puissante et fascinante, qui se révèle au fil desoeuvres.Les reproductions en couleur sont ici présentées, la plupart pour la toute première fois, ensuivant l?ordre du récit, afin de permettre au lecteur de les découvrir comme le souhaitait l?artiste;en regard sont proposés des extraits du Seigneur des Anneaux. Dans une introduction détaillée,Cor Blok explique la naissance de ces tableaux, qu?il replace dans le contexte plus général de sonoeuvre. Originales, surprenantes, convaincantes et tout simplement inoubliables: on comprend ceque J. R. R. Tolkien a pu admirer dans les oeuvres de Cor Blok. Rarement un artiste a su saisirl?essence du travail d?un écrivain de manière aussi personnelle; le style audacieux et expressif qu?ila créé tient une place à part dans le domaine de l?illustration.
Résumé : Dans une grande hallucination, Alexandre Blok rédige Douze entre le 8 et le 28 janvier 1918. La publication de ce texte provoque une vraie tempête. Peu d'écrivains ont osé faire aussi vite de la Révolution le thème central d'une oeuvre littéraire. Dans les rues de Petrograd, les murs sont placardés d'affiches où figure un vers du poème : "Marquez le pas révolutionnaire ! " Relayés par la critique soviétique, les bolcheviques font de Douze leur étendard. Cependant, le poème s'attache à l'âme de la Révolution plus qu'à la révolution politique elle-même. C'est une oeuvre inaugurale au sens où il invente le langage nouveau de la modernité poétique en Russie. Par ses recherches rythmiques, Douze est lié à toute l'oeuvre antérieure de Blok, dont il est l'aboutissement et le dépassement. Son rythme novateur crée le vers tonique libre en russe : la distinction entre la cadence du vers et celle de la langue parlée s'efface. Les poèmes, au nombre de douze, n'en forment qu'un, liés entre eux par la continuité narrative de l'avancée des douze soldats dans la tempête de neige.
Résumé : Photographe hollandais, né en 1895, Leendert Blok a très tôt expérimenté la photographie couleur et l'utilisation du format panoramique. Dans les années 1920, il travaille en étroite collaboration avec des producteurs de fleurs à qui il fournit des tirages couleurs et des autochromes pour leurs catalogues de présentation des diverses espèces produites. Dans son approche documentaire, Blok saisit les fleurs telles des objets de désir et restitue leur part de mystère grâce à la technique de l'autochrome. Pour lui, la photographie est d'abord un regard. Il s'approche au plus près de la matière et le végétal semble alors s'épanouir sous son objectif. Tons sourds et douceur mordorée révèlent un monde végétal intemporel, où corolles, pétales et boutons sont sublimés par le clair-obscur. Les fleurs se détachent sur un fond sombre et uni offrant un clin d'oeil aux célèbres vanités du Siècle d'Or néerlandais. Tulipes, dahlias, narcisses, iris, jacinthes, pivoines se révèlent dans toute leur diversité. Réminiscences des planches de botanistes d'autrefois, les photographies de Leendert Blok nous plongent dans l'immanence du végétal, où chaque fleur devient sculpture.
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski
À l?occasion d?une conférence sur l?ironie, qu?il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d?apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d?Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l?écriture, tandis qu?il habitait dans une chambre louée par Marguerite Duras à partir de 1974. Maniant en maître l?ironie et la digression, Vila-Matas offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).