Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
50 ans de cultures noires au Sénégal (1960-2010)
Tamba Moustapha ; Blin Myriam-Odile ; Elimane Kane
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782296999046
Cette étude est triplement circonscrite : dans l'espace, un état des lieux portant sur la culture et les arts Sénégal ; dans le temps, 1960-2010, soit cinquante ans, une durée propice à des bilans et évaluations ; et aux acteurs dans leur diversité, institutions publiques, centralisées et décentralisées, entrepreneurs, administrateurs culturels et producteurs. Les auteurs ont utilisé le même schéma d'investigation pour rendre compte de l'état de la culture sous les présidents L. S. Senghor, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, avec le souci manifeste d'une approche comparative portant sur le budget alloué à la culture, les textes législatifs et réglementaires, les innovations en matière d'infrastructure et de stratégies de développement du secteur. Ils ont fort judicieusement combiné, revue de la littérature sur la question, analyses d'archives et interviews d'acteurs, notamment dans la troisième partie focalisée sur le regard des acteurs autres qu'institutionnels. L'enquête globale est conduite de manière sobre dans son expression et précise quant aux données à mettre en exergue (recours à des tableaux, des organigrammes, des chiffres et le compte-rendu d'opinions fortes exprimées par des acteurs à fort capital symbolique). La question centrale de cette étude, explicite ou en filigrane, demeure celle de l'existence ou non d'une politique culturelle."
L'histoire du mouvement syndical sénégalais dans l'enseignement en général est ancienne (depuis 1937), mais relativement récente dans le secteur de l'enseignement supérieur (depuis la décennie 70). Né le 27 avril 1985, à l'Université de Dakar, le Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES) est le fruit de la vision de quelques enseignants du Syndicat Unique et Démocratique des Enseignants du Sénégal (SUDES) qui ont estimé, d'une part, que leurs préoccupations n'étaient pas prises en compte dans les plateformes revendicatives , d'autre part, que le SUDES était traversé par des querelles internes et de leadership. Son irruption dans l'espace universitaire est donc venue changer le peu d'intérêt que les dirigeants sénégalais eurent, de l'indépendance survenue en 1960 jusqu'au milieu de la décennie 80, pour la question de l'enseignement supérieur. Le SAES est présent aujourd'hui dans les cinq universités du Sénégal où il totalise 60,5 % des enseignants-chercheurs. Cette monographie basée sur des données historiques et sociologiques permet d'avoir d'amples informations sur l'un des syndicats les mieux structurés de l'enseignement supérieur en Afrique.
Louis-Vincent Thomas (1922-1994) a activement contribué à la création des premières institutions de recherches africaines en sciences sociales en Afrique, notamment en Afrique de l'Ouest. Ses travaux de recherche ont aidé à la connaissance des sociétés africaines, du point de vue de leurs réalités et des démarches scientifiques nécessaires à leur appréhension. C'est en Casamance que le fondateur de l'Institut Français de Thanatologie, est frappé par la place qu'occupent, dans l'univers africain, les rites funéraires et le culte des ancêtres, mais aussi le vitalisme dans la pensée. C'est à cet homme multidimensionnel, partisan de la connaissance totale, que la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH) et le Département de sociologie de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont voulu rendre hommage à travers cet ouvrage.
Si la compréhension du sens des mots dans un énoncé va de soi dans sa propre langue, il est plus difficile d'expliquer pourquoi des formes linguistiques identiques peuvent avoir des sens différents ou, inversement, des formes différentes peuvent renvoyer à des significations équivalentes. Depuis la première sémantique de Michel Bréal jusqu'aux recherches les plus récentes, cet ouvrage présente une discipline qui s'est donnée pour objet l'étude scientifique des significations. Il montre que le sémanticien, comme l'enfant, doit saisir en interaction ce que l'analyse linguistique sépare en domaines distincts: phonologie, morpho-syntaxe, lexique, sémantique, pragmatique. Biographie de l'auteur Irène Tamba est directeur d'études à l'EHESS. Elle est codirectrice, aux Presses Universitaires de France, de la collection "Linguistique nouvelle".
Le quartier Point E a été créé en 1943 par les militaires français sous le maire Joseph Goux (1943-1945), préoccupé par l'exiguïté de Dakar. En plus des familles des militaires, Point E a accueilli d'autres familles européennes, mais aussi une minorité de familles sénégalaises. Après l'indépendance du Sénégal, beaucoup de familles françaises devient majoritaire. La décennie 1980-1990 est l'ère des ajustements structurels sur l'économie sénégalaise sous le diktat de la Banque Mondiale et du FMI. A l'image de tous les quartiers de Dakar, Point E se paupérisa. Sous le président Abdoulaye Wade, Point E subit un déclassement et on assista ainsi à des constructions verticales, c'est-à-dire en hauteur, ce qui changea le visage du quartier. Aujourd'hui, Point E accueille plusieurs structures de l'Etat, des organismes, des institutions, des ambassades, mais surtout des écoles et instituts de formation privés. De même, l'installation des PME renforce l'économie du Point E. Des immeubles poussent comme des champignons, au point que le quartier s'est transformé en "cité d'affaires" .
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.