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Les ordres du Chef. Culte de l'autorité et ambitions technocratiques : le CNRS sous Vichy
Blay Michel
ARMAND COLIN
20,20 €
Épuisé
EAN :9782200277284
Le 10 juillet 1940 à Vichy un vote des parlementaires met fin à une large majorité à la Troisième République. Le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), imaginé par Jean Perrin et Jean Zay, finalement créé en octobre 1939, se trouve immédiatement confronté à la nouvelle politique de l'Etat français. Ses deux premiers directeurs Henri Laugier (section des sciences pures) et Henri Longchambon (section des sciences appliquées) sont démis de leurs fonctions. Ils sont remplacés par Charles Jacob. Ce dernier restera seul à la tête du CNRS jusqu'à la nomination de Frédéric Joliot-Curie, le 20 août 1944, à la Libération. Charles Jacob prend en main le CNRS et impulse une nouvelle organisation profondément antidémocratique. Une organisation marquée à la fois par l'empreinte idéologique propre aux années 1930 de l'image du Chef et par celle en gestation du technocrate. C'est cette politique organisatrice du CNRS sous-tendue par la figure en mutation du Chef en technocrate qui est présentée et documentée dans ce livre. Avec Charles Jacob, le CNRS a survécu à la tourmente, mais en 1944/1945, la démocratie de la recherche était à reconstruire. Comme elle l'est toujours, aujourd'hui encore, car il ne peut y avoir de recherche sans liberté ni démocratie. Une leçon à méditer pour tous les apprentis technocrates.
La modernité, mot d'ordre de notre présent, s'associe-t-elle, comme on l'entend partout, à une liberté inédite dans l'histoire humaine ? Une liberté qui ne connaîtrait plus d'obstacles depuis la chute du mur de Berlin ? C'est cette évidence que questionne cet essai. Revisitant au long du XXe siècle les étapes clés de la construction d'un homme et d'un monde nouveaux en rupture avec tout passé, il renvoie dos à dos toutes les pensées totalitaires, fasciste, stalinienne... ou libérale. Car, qu'est-ce, en effet, que cette liberté qui nous est promise désormais par une société libérale tentée par l'illusion de la fin de l'Histoire ? Aujourd'hui, devant nous, avec nous, se consolide au nom de la liberté et de la modernité un carcan idéologique où chacun, mis dès l'enfance en concurrence avec chacun, est inévitablement voué à une existence esseulée et clôturée. Depuis l'épouvante fondatrice - la Grande Guerre -, se joue, sous couvert d'apothéose de la liberté, une assez sinistre émancipation à rebours qui est aussi éclipse de la raison, et du souci de vérité. Cet essai est donc une critique aiguë et originale de la pensée libérale la plus contemporaine. . . Michel BLAY, Directeur de recherche au CNRS, a publié L'Homme sans repos ( 2002) et La Science trahie (2002) chez Armand Colin.
Philosophe, mathématicien, physicien, alchimiste, astronome et théologien anglais, Isaac Newton est l'un des plus grands génies de tous les temps. Ses Principia, Principes mathématiques de la philosophie naturelle, bouleversèrent aussi bien la science moderne que notre rapport au monde. En rompant définitivement avec la physique aristotélicienne et en soumettant à la loi de la gravitation universelle l'ensemble des phénomènes terrestres et célestes, Newton parvint, dans cet ouvrage sans précédent, à unifier la physique. Michel Blay éclaire l'oeuvre de Newton, considérée comme le point d'aboutissement des travaux du XVIIe siècle et le point de départ de la mécanique rationnelle moderne.
Résumé : "La philosophie est écrite dans cet immense livre qui se tient toujours ouvert devant nos yeux, je veux dire l'Univers [... ]. Il est écrit en langue mathématique". La thèse de Galilée opéra une véritable révolution. Alexandre Koyré en a tiré une étude classique sur le basculement de l'Occident, à la Renaissance, d'une conception aristotélicienne d'un espace fini et ordonné selon la perfection graduée des êtres, dans un univers indéfini, ne comportant plus aucune hiérarchie naturelle et uni seulement par l'identité des lois qui le régissent dans toutes ses parties et ses composants ultimes. Ce passage du monde clos à l'univers infini s'opère grâce à la géométrisation de la cosmologie. Michel Blay ouvre le dossier de la mathématisation du monde, de Galilée à Lagrange, de Newton à Laplace, dossier du fondement de notre modernité scientifique : construire une science mathématique de la nature ne vise plus à pénétrer, via la géométrie, la nature et la perfection des choses, mais, bien plutôt, à élaborer un système cohérent d'axiomes, de principes et de concepts reconstruisant les phénomènes de la nature à l'intérieur du seul domaine de l'intelligibilité mathématique. C'est alors que du monde clos naît l'univers mathématique qui est le nôtre, un univers dans lequel Dieu, de Créateur, devient pour d'aucuns une hypothèse qui cesse d'être nécessaire, un univers où l'enchantement de l'harmonie des sphères le cède à la beauté des raisonnements et des postulats.
La diversité des couleurs, ce fait si présent dans la vie de tous, n'a pas manqué de susciter de nombreuses théories. Qualitatives d'abord, dès l'Antiquité ; quantitatives ensuite, avec la philosophie naturelle moderne. Ce livre raconte comment s'est opéré ce basculement : à partir du XVIIe siècle est apparue une conception nouvelle de la lumière et des couleurs, grâce à laquelle on a pu enfin mathématiser et expliquer tant de phénomènes, l'arc-en-ciel n'étant pas le moindre.
Résumé : Ce parcours de l'Antiquité à nos jours réussit le tour de force d'offrir un panorama assez complet de l'histoire de la philosophie depuis Platon. L'originalité de Jacqueline Russ est de considérer les idées à partir de leur contexte historique d'énonciation. Si elle établit un certain nombre de filiations perceptibles dans le temps, elle n'en délaisse jamais le contexte spécifique et essaie de retrouver la fraîcheur, la surprise de l'apparition des concepts dans leur nouveauté. Elle s'appuie tout au long de son parcours sur le binôme constitué par un individu, un penseur particulier et la situation historique dans laquelle il conçoit sa philosophie. Dans le jeu de va-et-vient entre passé et présent, Jacqueline Russ s'interroge aussi pour savoir en quoi cette longue histoire des idées depuis l'Antiquité peut être pour notre présent un riche gisement de sens. Le fil d'Ariane choisi par l'auteur est ici l'évolution de la "raison occidentale".
Résumé : Cet ouvrage de synthèse sur les Mérovingiens propose aux étudiants un panorama du monde franc du Ve au VIIIe siècle. L'auteur s'est inspiré de sa pratique de cours sur ce sujet et a eu à coeur de replacer chaque analyse d'ensemble dans son contexte chronologique précis, afin que les grandes explications "sociétales" s'incarnent dans la réalité du temps et que les évènements deviennent intelligibles. Pour décrire une période riche et souvent mal connue, ce manuel s'appuie sur les sources, la cartographie et propose un tableau clair et concis de la spécificité mérovingienne. Il présente les grandes figures (Clovis, Dagobert, Charles Martel, Pépin le Bref...), les structures du pouvoir, l'organisation de la société, laïque et religieuse, la constitution du Regnum Francorum...
Résumé : Cet ouvrage met en perspective les épisodes caractéristiques de la mise au travail depuis la révolution industrielle jusqu'aux formes contemporaines de flexibilité. Par la voie des techniques et des organisations, les objectifs de fluidité d'abord associés à l'automatisation industrielle ont pu se généraliser tandis que la logique marchande s'est étendue en même temps. Cette quatrième édition prend acte de la multiplicité et de l'hybridation des formes de production, de la diversification de genre et de la singularité des relations qui se nouent autour du travail. Elle remet l'accent sur la pertinence du salariat pour éprouver les ressorts de l'activité et les métamorphoses des temporalités. La nouvelle conclusion révèle des prolongements inattendus des débats classiques entre sociologues du travail.
Résumé : Les institutions romaines présentent un paradoxe : elles appartiennent à un passé très ancien et qui nous paraît bien étranger, alors que rares sont les Etats et les organisations sociales, aujourd'hui encore, où n'existent pas des organes ou des fonctions, voire des pratiques, qui en sont directement issus. C'est la raison pour laquelle, sans doute, elles nous semblent si familières alors même qu'elles sont mal connues et souvent redoutées des étudiants. Ce manuel se propose de remédier à cette lacune en offrant une analyse claire, au fait des découvertes les plus récentes et inscrite dans la longue durée, afin de montrer en quoi l'histoire des institutions romaines se confond avec celle de Rome et de son Empire, et de comprendre la raison de leur remarquable postérité.