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Conversation sur le mal
Blaquart Jean-Luc ; Henning Christophe
CERF
18,70 €
Épuisé
EAN :9782204082891
La question du mal nous hante. Difficile pourtant d'en parler. Rien n'est simple : on ne sait ni comment poser le problème, ni, encore moins, formuler des réponses. Si grand est le défi que bien souvent on renonce. Dans ce livre, Jean-Luc Blaquart et Christophe Henning prennent le risque d'affronter la difficulté. En prenant pour méthode la conversation, ils font un choix de pédagogues éclairés : au fil de leur échange, le lecteur reconnaîtra les expériences qu'il fait lui-même ou les questions qu'il se pose : Le mal est-il normal ? Qu'en est-il du malheur de l'innocent ? Est-ce pour rien qu'on souffre ? Le mal juste ou injuste ? , etc. Au fil des pages, c'est le cheminement essentiel de la philosophie et de la théologie face à la question du mal et de la souffrance qui est emprunté. Un chemin patient, souvent exigeant mais aussi libérant. Le lecteur ne regrettera pas de refaire ce chemin qui traverse des siècles de questionnement, pour mieux saisir les réactions de la société actuelle, pour donner toute sa place à la vie face à la souffrance, pour comprendre autant que possible les ressorts de ce mal injuste. Pour Jean-Luc Blaquart et Christophe Henning, il ne s'agit pas de tout dire mais plutôt que leur " échange laisse au lecteur le loisir de retrouver lui-même, dans la vie du monde ou dans son actualité personnelle, quelle forme peuvent prendre le mal et la souffrance. Pour mieux l'appréhender. Et pour découvrir davantage la manière dont l'humanité peut affronter le mal en questions ". -- The question of evil haunts us. Yet it is difficult to talk about. It is never simple : we don't know how to pose the problem, and even less how to formulate replies. The challenge is so great that often, we give up. In this book, Jean-Luc Blaquart and Christophe Henning take the risk of affronting the problem. By adopting conversation as their method, they have made an excellent pedagogical choice. During their exchange, readers will recognise their own experiences and the questions they have asked themselves : Is evil normal ? What about the unhappiness of the innocent ? Do we suffer to no avail ? Is evil just or unjust ? ... As we turn the pages, we follow the essential route of philosophy and theology when confronting the question of evil and suffering. It is a way that requires patience, often demanding but also liberating. The reader will not regret taking this path through centuries of questioning, to better understand the reactions of today's society and to give suffering its place ; to understand, as much as possible, what drives this unjust evil. For Jean-Luc Blaquart and Christophe Henning, it is not a question of saying everything but their 'exchange leaves readers free to find out for themselves, in the world or in their personal situations, what form evil and suffering can assume. To be better prepared. And to discover more about the way in which humanity can affront evil in questions'.
Dieu bouleversé " est l'écho à la fois d'un désordre et d'une émotion : un changement rapide de notre rapport au divin dans nos sociétés d'Occident, et un sentiment de Dieu vis-à-vis de nous. Par-delà le jeu de mots, quel rapport y a-t-il entre le bouleversement culturel de nos sociétés modernes et un bouleversement attribué à Dieu ? Entre la ruine d'un ordre traditionnel du sens et une émotion ressentie par Dieu ? Poser ces questions, c'est accepter d'entrer dans une réflexion plus ample sur le lien noué avec Dieu par notre civilisation. Ces pages développent une hypothèse. Dans la tradition chrétienne occidentale, le mot Dieu paraît avoir exprimé et réalisé une série de ruptures décisives et distinctes, mais qui ne sont pas étrangères les unes aux autres (ruptures entre rationalité grecque et mythe, entre foi biblique et idolâtrie, entre Nouveau Testament et foi du " juste ", entre christianisme et paganisme, modernité et cosmologie critique). Au-delà de l'accusation ou de la revendication d'athéisme, qui peuvent être de pure forme et toutes relatives au contexte, il s'agit de comprendre ce qui se joue dans ce qui opposa - et oppose encore - le savant au poète, le fidèle à l'idolâtre, le fils " perdu " au fils " juste ", le chrétien au païen, le moderne à l'ancien. Ces oppositions témoignent d'un changement culturel profond où différentes étapes ont pris appui sur ce qui les précédait et l'ont transformé. C'est cette évolution que la référence à Dieu a balisée. C'est elle que porte aujourd'hui notre représentation du divin.
Baziou Jean-Yves ; Blaquart Jean-Luc ; Bobineau Ol
Religion et politique... un couple à l'histoire mouvementée, aux concessions rarement respectées, aux relations souvent orageuses, parfois incompréhensibles pour l'observateur. D'où l'objet de ce livre: proposer des grilles de lecture à la fois des textes sacrés, des théories mais aussi des pratiques concrètes des acteurs. Indispensable, pour qui veut entrer dans l'intelligence des "liaisons dangereuses" entre Dieu et César.
Lorsque Peterson prend position contre le nazisme en 1933, son itinéraire spirituel et intellectuel l'avait déjà préparé à s'opposer à la politisation de la foi chrétienne: attaché à une conception visible de l'Eglise, il quitte le protestantisme pour devenir catholique en 1930. De plus, sa conception de la théologie le conduit à récuser toute compromission avec le « nationalisme chrétien », qu'il soit luthérien ou catholique. L'on comprendra ainsi que, s'appuyant sur les doctrines de la Trinité et de l'eschatologie, une théologie politique ne peut être légitimée. Mais pour originaux qu'ils soient, les arguments de Peterson, notamment ceux développés dans Le Monothéisme : un problème poli-tique, sont peu connus du public français. Par ailleurs, s'ils ont suscité un intérêt réel chez de nombreux théologiens, ils ont aussi été l'objet de controverses, en particulier avec le juriste et politiste Carl Schmitt. Sur le plan scientifique, la reconnaissance de son oeuvre n'en a pas moins suscité des discussions sous l'angle de l'argumentation historique. Bénéficiant de la distance nécessaire acquise par l'actualisation de la recherche dans les sciences religieuses, l'histoire du christianisme et la philosophie politique, les présentes contributions pluridisciplinaires visent à mettre en valeur tant les enjeux fondamentaux que les limites de l'approche par Peterson du rapport du christianisme avec la sphère politique.
Où l'humain commence-t-il, et où finit-il ? La réponse devient de plus en plus floue. Auparavant, la chose était claire : l'homme était le seul être parlant, doué de raison. Aujourd'hui ce privilège est relativisé : on insiste sur la ressemblance et les continuités entre l'homme et certains animaux. Paradoxe : ce flou sur les frontières de l'homme vient de l'exercice de cette faculté qui le rendait unique à ses propres yeux - la pensée - et d'un de ses fleurons : la science. Celle-ci nous apprend ainsi que sur terre ont existé d'autres espèces - humaines, non humaines ? - douées de raison, que des animaux encore encagés dans nos zoos sont très proches de nous génétiquement, que leurs capacités de connaissance sont beaucoup plus grandes que nous ne le pensions. Quant à l'histoire, elle nous montre que l'intelligence de l'homme a conçu, organisé et mis en oeuvre des exterminations qui le rabaissent à ses propres yeux. Notre passion égalitaire aurait-elle cédé à l'emballement, en s'étendant aux animaux ? Des interrogations éthiques et juridiques inédites naissent : quels droits pour les animaux ? Quels devoirs envers l'embryon ou la personne qui demande l'euthanasie ? Peut-on autoriser le clonage, ou la fabrication de chimères ou d'hybrides homme-machine ? Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là ? Faut-il s'en réjouir ou s'en désoler ? Nous avons pensé que ces questions méritaient réflexion.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.