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Suites peintes de Martin
Blanchon Philippe
LETTRE VOLEE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782873174613
Ces Suites peintes de Philippe Blanchon se situent à la fine pointe de l'écriture poétique actuelle sans jamais verser dans quelque effet de mode. Elles démontrent une exceptionnelle puissance du verbe en même temps que sa maîtrise. La sensibilité de l'auteur ouvre sur des champs de création annexes à la création poétique proprement dite. L'écriture de ce livre se présente comme étant de la main d'un personnage, Martin. Son titre indique les deux axes majeurs et complémentaires du projet poétique de l'auteur : musical (poétique) et pictural. Si les autres ouvrages de l'auteur sont dominés parfois par l'attention fictionnelle, dans ce recueil, les poèmes tentent de rendre compte des équivalences entre peinture et poésie par une complicité de gestes, de respirations et de regards. Le terrain historique, jamais très loin, se conjugue au terrain géologique. La présence des champs, des mers, des visages, des figures tutélaires du peintre (et du poète) semble incarner cette part commune. On perçoit ici une influence de poètes russes (mais aussi américains) qui sont rentrés parfois, sinon souvent, en dialogue avec les peintres (tels Vélimir Khlebnikov, bien sûr, mais aussi William Carlos Williams, lesquels constituent des références majeures pour l'auteur). Ce livre est comme une quête commune du corps, yeux, mains et oreilles tendus.
Résumé : Que savons-nous de Gertrude Stein (1874-1946) ? Qu'elle fut poétesse, écrivain, dramaturge, féministe. Qu'elle passa la plus grande partie de sa vie en France et mourut à l'hôpital américain de Neuilly. Qu'elle reçut dans son appartement du 27 rue de Fleurus, à Paris, en compagnie d'Alice B. Toklas, tout le gotha de la littérature et de l'art contemporain, de Picasso à Hemingway, d'Ezra Pound à Fitzgerald, permettant entre autres l'éclosion du cubisme. On la dit excentrique, mystificatrice, tyrannique, on fit même d'elle une "Mère l'Oye de Montparnasse". Raymond Queneau aimait à répéter qu'essayer de la comprendre n'était pas chose aisée, ajoutant : "La traduire encore moins, la présenter bien moins encore." Philippe Blanchon la restitue à sa juste place : celle d'un écrivain unique impliqué avec énergie dans son siècle.
Qui ? Sandra et Martin. Où ? Entre Amérique et Russie. Quand ? 1920-30-40, avant, après. Quoi ? Oh là ! A qui ? Aux Sandra et Martin. A quoi ? Au son, comme les chevaux. Vers ? Vers. Pourquoi ? Hue ! Pour qui ? Dans. Est-ce que ? Oui.
Les décors furent capitaux et peu nombreux. Le port, le sable, les villes traversées par un fleuve, les saisons. Détours par d'autres quais avant d'être rendu à la mer, inexorablement. Les décors furent peu nombreux, furent autant de capitales pour chacun des poèmes. Nous sommes innombrables, c'est pourquoi il y a multitude de poèmes. Chacun, légitimement, tentera d'être l'affirmation de cette multiplicité et la négation de ce qui voudra le réduire, le présenter faussement. Le poème devra pourtant faire disparaître son poète pour ne pas être un mensonge. C'est pourquoi ce qui voulait dominer ici ce sont les signatures et leur effacement. Chansons d'aubes. Roman. Chant. Récitatif. Il y eut retour à la mer comme il y eut le balancier d'une forme à une autres et le retour à la prosodie toujours. la volonté d'apercevoir et de rendre concrètes, par le poème, ces merveilles qui nous affirment et nous effacent. 1998-2004 (extrait de la préface) Edition de 2005
Conférence donnée en juin 2023 à la librairie Zoème à Marseille, dans le cadre d'une résidence organisée par le cipM. Une première version a été publiée dans la revue Europe (n°1111-1112). cette nouvelle version a été largement reprise et complétée.
Goldberg André ; Rozenberg Dominique ; Naron Steph
Réédition actualisée par les historiens de la Fondation Auschwitz de ce livre paru initialement en 1995 et désormais accompagné d'un livret pédagogique conçu par la Fondation Auschwitz. Ce projet éditorial, porté par un photographe et une sociologue, est né d'un sentiment d'urgence face à la disparition des derniers témoins directs de ces évènements tragiques. Leur ambition consistait à tenter, avec humilité et simplicité, d'écouter ce que ces témoins avaient à dire aux générations montantes et futures et à rendre la dignité des traits de ces acteurs de notre mémoire collective. au sentiment d'urgence est venu s'ajouter l'inquiétude face à la montée en puissance de l'extrême-droite, au révisionnisme, aux épurations ethniques et à toutes les formes de racisme, de refus et de haine de l'autre qui semblent à nouveau dévorer la planète.
L'oeuvre virale analyse les enjeux sociaux, esthétiques et politiques de l'association inédite du monde de l'art contemporain et de l'internet. Depuis la seconde moitié des années 1990, les artistes du net guident les mutations technologiques en déjouant les conventions propres à la création collective ou à l'expérience médiatique. Leurs expérimentations mettent au jour des usages inattendus des technologies de réseau et engagent de nouveaux modes de communication. En mettant précisément l'accent sur l'ambivalence du réseau et de la scène artistique, l'auteur expose les modes de circulation virale des oeuvres, mêlant initiative de l'artiste, expertise technologique et expérience de plus en plus inventive de collectifs amateurs. Il s'agira également de montrer comment internet bouscule les processus de définition d'une activité ou d'une oeuvre comme " artistique " et les manières dont les créateurs et internautes y vivent, façonnent et affirment leur identité.
Cet essai interroge un aspect décisif de l'art des années 1960 et 1970, qui a acquis valeur de paradigme. De manière circonstanciée, Natacha Pugnet y analyse les visées et les incidences d'une désubjectivation paradoxale en ce qu'elle semble a priori contraire au processus créateur. Autant que les propos des artistes, leurs productions elles-mêmes témoignent pourtant de la recherche d'une impersonnalité stylistique ; elles procèdent d'un faire anonyme, marquent l'appropriation d'un déjà-là, se montrent indifférentes au chromatisme, multiplient les procédures répétitives, etc. Pour être souvent décriée, la thèse de la " mort de l'auteur " - que défendirent Barthes et Foucault - n'en montre pas moins un point de convergence essentiel avec la critique radicale, depuis l'intérieur, de toute position souveraine de l'artiste. Et si diverses pratiques actuelles héritent manifestement de cette attitude, c'est que l'effacement est désormais intériorisé. Il aura permis de repenser la figure de l'artiste, telle qu'elle se redessine à un moment charnière de l'histoire de l'art, entre la fin des avant-gardes et ce qu'on nomme la postmodernité.