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THEODORE AGALLIANOS
BLANCHET
PUB SORBONNE
40,00 €
Épuisé
EAN :9782859447328
Comme les Italiens sont tombés dans un état désespéré et incorrigible, même les saints ont éprouvé à leur égard de la répulsion, et Dieu les a délaissés ; niais ils ne vivent plus qu'une vie de porcs, selon leurs désirs !" Tel est le jugement que porte 'Théodore Agallianos, clerc du patriarcat de Constantinople, sur les Occidentaux en 1442. Onze ans avant la chute de Constantinople, alors que les Turcs menacent ce qu'il reste de l'Empire, les Byzantins s'affrontent à propos d'une éventuelle intervention des Latins en leur faveur : les uns sont prêts à toutes sortes de compromis afin d'obtenir du pape qu'il prêche la croisade, tandis que d'autres, à la suite d'Agallianos, n'ont que mépris et détestation pour l'Occident et son christianisme hétérodoxe. Pourtant les allusions au monde latin ne manquent pas dans le Dialogue, que l'auteur évoque la figure de François d'Assise, le concile de Florence ou les reliques de la Sainte-Chapelle. Ce texte, ouvertement xénophobe, offre paradoxalement un éclairage précieux sur les formes de l'influence latine à Byzance à la fin du Moyen Age et sur les enjeux d'une alliance entre Europe occidentale et orientale.
En 128 pages, cette collection, conçue en priorité pour les étudiants du premier cycle universitaire, propose des manuels de synthèse des connaissances et une gamme d'ouvrages de référence, de méthodologie, d'entraînement. La tendance, dans nos sociétés, à la disparition des structures organisationnelles intermédiaires au profit d'associations plus ou moins éphémères suscite un regain d'intérêt pour la psychologie des groupes. Cet ouvrage propose, après un bref rappel de l'histoire des théories, des pistes d'analyse pour comprendre plus particulièrement le fonctionnement des groupes restreints. Il étudie le groupe en tant qu'élément de la construction sociale, dans ses rôles d'intégration et de différenciation mais aussi dans les effets des relations qu'il tisse en son sein. Il offre un point de vue synthétique sur les nombreuses études qui ont questionné la validité et l'efficacité des décisions prises en groupe. Intégrant les travaux les plus récents, ce livre constitue une introduction au domaine dans ses aspects théoriques et pratiques.
On réalise aujourd'hui des entretiens de la même manière qu'il y a cinquante ans. Dispositif empirique caractérisé par une attitude et des interventions de l'interviewer qui s'ajustent pragmatiquement au discours de l'interviewé, l'entretien ne satisfait pas aux critères minimaux qui définissent un outil scientifique : aucune variable n'est véritablement contrôlée. Pour comprendre les mécanismes interlocutoires qui président à la construction du discours, mettre en relief les effets de distorsion de cette technique et, à terme, se donner les moyens de les contrôler, nous avons analysé des séquences d'interactions verbales, dégagé les concepts et les variables linguistiques pertinents et procédé à des expérimentations systématiques. Au terme de ce travail, chaque type de relance apparaît comme porteur d'actes de langage (de compréhension, évaluation, inquisition, etc.) auxquels l'interviewé répond par des stratégies discursives complexes : interviewer et interviewé construisent ensemble, souvent à leur insu, les univers référentiels de leur discours. Cet ouvrage décrit et analyse le processus de construction du " dire " dans l'entretien : il peut contribuer à renouveler la pratique d'un outil aujourd'hui largement utilisé dans de nombreux domaines des sciences humaines et sociales.
La Haute Autorité en Santé (2012) recommande d'intervenir le plus précocement possible auprès des enfants souffrant de troubles autistiques pour proposer des outils permettant de développer la communication et la socialisation dès le plus jeune âge. Les auteurs ont développé une méthode qui vient précisément répondre à cette recommandation en proposant une intervention fonctionnelle, généralisable et adaptée aux enfants avec TSA d'un niveau intellectuel d'au moins 6 ans. Cette méthode, le GACS (Groupe d'Apprentissage à la Communication et à la Socialisation) s'exerce en 90 séances. Elle a été validée par plusieurs études scientifiques. Enrichi de nombreuses fiches de travail et de supports visuels et audio sous forme de compléments en ligne à télécharger, cet ouvrage didactique sera un outil précieux d'accompagnement au service de tous les praticiens en charge des enfants avec autisme.
En 1990, l'Université Paris 8 - Vincennes à Saint-Denis a ouvert un programme d'enseignement à distance de la psychologie. La création en 1997, de l'Institut d'enseignement à distance de l'Université Paris 8 a contribué de manière significative au développement de ce programme. Parmi les outils pédagogiques utilisés dans l'enseignement à distance, une place importante est occupée par les manuels mis à la disposition des étudiants. En 2006, l'Institut d'enseignement à distance a lancé un nouveau cours de psychologie qui comprend quatre volumes destinés aux étudiants de licence ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent à la psychologie.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.
L'immigration algérienne des années 1950-1970 est souvent associée à un stéréotype, celui d'hommes seuls, débarqués par bateau à Marseille, logés dans des foyers Sonacotra ou des bidonvilles, à proximité de l'usine où ils travaillent. Ce cliché repose largement sur l'idée que le regroupement familial n'a été instauré qu'en 1976, après avoir mis fin à l'immigration de travail, et a conduit les partisans d'une politique migratoire restrictive à présenter l'immigration familiale comme l'origine des difficultés sociales qui affectent les banlieues populaires au début des années 1980. Pourtant, plus de 80000 familles algériennes vivaient déjà en France à cette époque. Au croisement de l'histoire coloniale, urbaine et des migrations, cet ouvrage retrace les trajectoires des premières familles algériennes installées en France, principalement à Nanterre et dans l'ouest de la région parisienne. Il mobilise à la fois des archives administratives, pour appréhender les politiques publiques mises en place à l'égard de ces familles, mais aussi des dossiers de regroupement familial, des entretiens ainsi que les archives privées de Monique Nerva ? une figure militante qui s'est installée dans le bidonville de la Folie à Nanterre dès 1959 ?, pour saisir l'expérience vécue par ces populations. Ces matériaux, en partie inédits, dessinent une autre image de l'immigration algérienne, où se côtoient les familles des bidonvilles, qui font pour certaines partie intégrante de la société de consommation, et les familles "invisibles", lesquelles, comme les ouvriers français, connaissent les logements trop petits, les taudis, mais aussi, parfois, les logements sociaux. Malgré tout, l'existence même des bidonvilles et de quelques segments du parc social concentrant des Algériens a servi de prétexte au développement d'une politique d'immigration spécifique, qui limite l'arrivée des familles algériennes après l'indépendance. A la fin des années 1970, les tentatives visant à exclure les Algériens du territoire échouent, mais le contexte de la crise économique, les discours hostiles et les pratiques discriminatoires à leur égard entraînent une rupture du processus d'intégration socio-économique amorcé au cours des années 1960.