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Je n'ai plus osé ouvrir la bouche... Témoignages de glottophobie vécue et moyens de se défendre
Blanchet Philippe ; Clerc Conan Stéphanie
LAMBERT-LUCAS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782359352672
J'aimerais vous remercier pour votre intervention à France Culture que j'ai écoutée avec beaucoup d'attention, vous avez réussi à mettre le doigt sur un mal-être qui touche un grand nombre de personnes, toutes catégories sociales confondues [...]. En vous remerciant encore une fois pour votre contribution à l'étude (de la glottophobie) et en vous encourageant à continuer..." Discriminations : combattre la glottophobie, de Philippe Blanchet, paru en 2016, a reçu un accueil médiatique très favorable (Le Point, Le Monde, Libération, La Croix, Mediapart, France Culture, France Inter, France Bleu, RTL, TV5 Monde, L'Express, Elle...) et a valu à l'auteur un abondant courrier de témoignages dont on trouvera ici de larges extraits. Inscrite à la croisée des notions d'accent (ici alsacien, marseillais, toulousain, catalan, basque, marocain, tunisien, turc, espagnol, italien, québécois, populaire...) et de langues (étrangères ou régionales) d'une part, d'"identité nationale" et de "pureté de la langue" d'autre part, la glottophobie est une xénophobie fondée sur le mépris de la langue de l'autre. Le culte d'une langue, cette "passion française" en apparence innocente, et son revers, le rejet de celles et ceux qui parlent autrement, causent des dégâts de toutes sortes : politiques, sociaux, culturels, scolaires, psychologiques... Le présent recueil de témoignages, principalement collectés ces trois dernières armées par Stéphanie Clerc Conan et Philippe Blanchet, prend la suite de Discriminations : combattre la glottophobie pour donner la parole aux victimes et proposer des moyens de se défendre.
Cet ouvrage dresse un panorama de la situation des langues française et provençale en Provence, dans leurs relations avec les sentiments d'appartenance, avec les cultures et les populations diverses intégrées au " creuset provençal ", dans le contexte global de la société actuelle. Plutôt que de pointer l'idée de conflit entre français et langue régionale, l'auteur insiste sur les complémentarités avérées ou souhaitables.
Etudes créoles essaie, au milieu des archipels, d'être une petite île de rencontre et de dialogues. Revue interdisciplinaire qui s'intéresse aux cultures, aux langues et aux sociétés créoles, elle est placée sous la responsabilité du Comité international des études créoles. Elle a pour vocation de .favoriser la liaison entre les chercheurs, géographiquement dispersés, et de rendre plus accessible l'information touchant aux problèmes de développement et de politique culturelle et linguistique des pays créolophones. Elle souhaite servir de lieu d'interaction entre les créolistes et les milieux créolophones. Le Comité international des études créoles comprend vingt membres représentant la diversité géographique et disciplinaire des études créoles. Il a pour objectif d'être un lieu organique entre les chercheurs et les personnes concernés par. l'étude des milieux créoles, d'assurer la circulation de l'information entre créolistes, de susciter la création et le développement des centres d'études créoles et de promouvoir les travaux de recherche interdisciplinaire en études créoles.
Les discriminations fondées sur la langue sont largement ignorées alors qu'elles sont très répandues. On méprise, on rejette ou on prive de leurs droits à l'égalité des millions de personnes parce qu'elles ne parlent pas la langue des dominants à la façon des dominants, par exemple le français dans sa variété académique. Philippe Blanchet a donné un nom - glottophobie - à ces discriminations linguistiques et a attiré l'attention sur leurs conséquences aussi profondes que massives. Exemples à l'appui, il en montre ici les mécanismes pour mieux la révéler et la combattre. Cette deuxième édition mise à jour retrace les évolutions récentes des textes règlementaires depuis la parution de la première édition en janvier 2016.
Cet ouvrage propose aux étudiants-chercheurs, du master au doctorat, une initiation globale, détaillée et approfondie à une démarche de recherche en sociolinguistique, depuis la méthode d'observation des phénomènes sur terrain jusqu'à leur interprétation, grâce à des concepts opératoires essentiels, en passant par des outils d'analyses adaptés. Il propose également aux chercheurs confirmés une synthèse scientifique de l'ensemble d'un courant méthodologique et théorique, dont la caractéristique majeure est d'étudier les phénomènes linguistiques effectifs dans leurs contextes socioculturels et dans toute leur diversité. Se dessinent ainsi le champ et les modalités d'une ethno-sociolinguistique de la complexité des phénomènes langagiers, afin de rendre compte de ces processus sociaux hétérogènes et fluctuants. L'ensemble est inscrit dans une réflexion éthique claire et accessible sur les enjeux épistémologiques et sociétaux de la (socio) linguistique. Cet ouvrage, unique en son genre, est devenu une référence internationale depuis sa première édition en 2000. Il a rendu les plus grands services à beaucoup, non seulement aux chercheurs en sociolinguistique et sociodidactique de la pluralité linguistique, mais aussi aux linguistes " autres =, qui y trouvent un point de vue enrichissant, ainsi qu'à tous ceux qui, dans les sciences humaines et sociales, s'intéressent aux questions linguistiques. Après une réédition à l'identique en 2009, il bénéficie aujourd'hui d'une mise à jour et de compléments substantiels.
On savait que la littérature intéressait Benveniste, qu'il avait été lié au mouvement surréaliste (dont il signe le manifeste La Révolution d'abord et toujours ! en août 1925) ; on savait depuis Henri Meschonnic que par sa pensée de la "subjectivité dans le langage" et du "sémantique sans sémiotique", il rendait possible une poétique. Aussi est-ce sans étonnement qu'on a retrouvé dans ses archives 370 feuillets manuscrits classés dans un dossier sobrement intitulé "Baudelaire", datant pour l'essentiel de 1967.
Le statut de plus en plus complexe des didascalies dans le théâtre contemporain rend difficiles la définition et la délimitation de ces unités textuelles longtemps considérées comme secondaires par rapport aux dialogues. D'où l'intérêt de s'interroger en termes linguistiques sur leurs fonctions et sur leur fonctionnement selon qu'elles appartiennent à un état passé ou présent de la production dramatique. Après une mise au point sur la nature, les formes et les fonctions des didascalies, on s'interroge sur la voix qui s'exprime à travers elles. Est-ce celle de l'auteur de la pièce ou relève-t-elle d'un narrateur, le didascale, interne à la fiction ? On étudie ensuite différentes classes de didascalies : les didascalies spatio-temporelles dont la fonction majeure est de préciser le contexte et le cadre dans lesquels se déroulent les interactions entre les personnages ; les didascalies gestuelles qui permettent d'inférer les identités, les qualités, les états affectifs des personnages, éclairant ainsi le sens de leurs relations et de leurs interactions. La deuxième moitié de l'ouvrage s'attache à rendre compte du style didascalique de Bernard-Marie Koltès puis analyse les relations syntagmatiques entre les différentes classes de didascalies présentes dans En attendant Godot de Beckett. Traitant à la fois de poétique et de stylistique, l'ouvrage s'adresse tant aux linguistes qu'aux littéraires.