Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Trophées
Blanchet Marc
VERDIER
15,22 €
Épuisé
EAN :9782844901651
Ne cachons pas l'image. Nul besoin de nous envelopper des anneaux de Saturne. S'il est un mal à défier, à éloigner de soi, c'est ce goût douteux de la résurrection. Un dégoût devant le monde. Le rêve fatal d'un nouvel avènement. De quoi ressembler aux savants qui nous suppriment. Petite science devant une autre, qui demeure cachée et dont je ne puis dire plus. En moi elle fait son apprentissage. Dans l'espace qui me reste à lui offrir, elle fait sa grotte, éclaire les parois des murs, découvre des objets rituels, des peintures qui n'ont pas encore de sens pour elle. Elle déploie ses lois, d'étranges devoirs qui échappent à mon entendement, que je reconnais, comme on reconnaît la beauté au fronton des demeures. Elle a pénétré un monde obscur, et me fait pénétrer à son tour dans une forêt épaisse, dont les feuillages couvrent mes yeux et ne me donnent comme solution que de me laisser guider par un ?il autre, qui n'est pas la vue. Moi, le gnome, la carcasse, le déchet informe j'avance lentement, au rythme de la science qui glisse en moi, et qui ouvrant la bouche ouvre un monde. Ne cachons pas l'image. Si la légende peut être inventée, le mythe demande à être reconnu. Nous lui appartenons, même dans nos plus beaux renoncements.
Tours et le Grand Tours, cartes en main! De quartier en quartier, pour tous les goûts et tous les budgets: un choix de 60 sites incontournables, une sélection de 150 adresses de restaurants, brasseries, cafés, bars, clubs, théâtres, salles de concert, boutiques, marchés, hôtels... Et toutes les clés pratiques, les bons plans et conseils pour profiter au mieux de Tours et du Grand Tours.
Résumé : " Je crois que Jean-Gille Badaire parle dans ses toiles. Qu'il nous raconte le secret d'une création. En mettant en scène l'enfance et ses craintes, la vie et ses douleurs. Dans l'espace d'une noirceur qui ne veut pas être le fruit du néant. Que de mort en crime, de sexe en abîme, il nous attire vers la vie. Et que vivre, c'est encore et toujours voir. Comme l'alchimiste, même ignorant, se doit de le faire, le peintre sauve notre regard de la cécité en ressuscitant un art de la déflagration. " -M.B.
S'il ne s'en tenait qu'au titre, le lecteur se tromperait sans doute d'entrée. Il ne s'agit ni d'une évocation consensuelle ni d'un chant évoquant le pays d'origine. Cette suite poétique cherche moins à mettre de l'ordre qu'à saisir le désordre de la vie telle qu'elle peut se vivre à notre époque. En arrière-plan de cette analyse des jeux et des enjeux du monde, la dimension autobiographique dissimule une ironie lucide et sans complaisance. Plus encore, ce qui devrait retenir au plus haut point le lecteur est l'exigence de devoir s'arrêter longuement sur chaque poème, aussi bref soit-il, enfin d'en explorer les diverses coutures, car l'art de Marc Blanchet est bien de révéler un monde que l'on ne peut décliner en quelques formules : "Temps nouveaux, écrit-il. La faim n'a plus de quoi mordre. / Quelle leçon pour la moindre révolte ! / Bouche close / Abandonnez-vous à cette vérité : / la colère ne nourrit plus son homme". Marc Blanchet est né en 1968 à Bourges. Ecrivain, essayiste, photographe et dramaturge, il est également chroniqueur, rédacteur, intervenant littéraire et musical de même qu'enseignant. Il vit actuellement à Tours et a publié plus d'une vingtaine d'ouvrages. La Lettre volée a publié de lui des "proses fantastiques" : L'Education des monstres (2009), Méditations et autres brièvetés (2013) ainsi que Valses et enterrements (2018) mais aussi un essai : Souffle de Beckett (2018).
Ecrit en 1969, Souffle est une pièce de 35 secondes présentée comme un intermède. D'une brièveté absolue, dans l'oeuvre de Beckett comme dans l'histoire du théâtre, elle fait ici l'objet d'une étude littéraire en trois parties : une analyse du texte semblable au déchiffrement d'une partition, suivie de deux temps de réflexion ("exaspération du personnage beckettien" et "du berceau au tombeau"). En intitulant son livre Souffle de Beckett, Marc Blanchet, à travers une pièce singulière, interroge la cohérence du théâtre, des récits et des proses de l'auteur irlandais et témoigne de leur inaltérable vitalité.
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.Notes Biographiques : Née en 1974 en banlieue parisienne, Anne Pauly vit et travaille à Paris. Avant que j'oublie est son premier roman.
Qu'est-ce qu'un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? C'est quelqu'un sans doute dont le trop violent appétit d'élévation sociale s'est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions sociales, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler : telle est l'aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya. Ce peut être aussi un homme qui a cru assouvir par la maîtrise des arts la toute-puissance du désir, à ce divertissement noir a voué son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, ou sa propre conscience, lui dise que l'art est là justement où n'est pas la toute-puissance : j'ai appelé cet homme par commodité Watteau. C'est encore quelqu'un qui tôt ou tard doit faire son deuil des maîtres, de l'art et de son histoire, et apprendre que tout artiste pour sa part est de nouveau seul, face à un commanditaire écrasant et peu définissable, dans ces régions arides où l'art confine à la métaphysique, sa pratique à la prière : et j'ai voulu qu'un obscur disciple de Piero della Francesca soit confronté à cela.
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.