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Revue d'histoire de l'enfance "irrégulière" N° 20, automne 2018 : Sexualités juvéniles. Textes en fr
Blanchard Véronique ; Revenin Régis
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753575714
Fêter le vingtième anniversaire de la Revue d'histoire de l'enfance "irrégulière" en consacrant un dossier thématique entièrement aux sexualités juvéniles au 20e siècle était osé mais nécessaire ! Ce numéro est né de la volonté de faire vivre un champ de recherche : l'histoire des sexua- lités-encore peu investi, particulièrement dans l'espace francophone. La sexualité fascine par son caractère intime, la prégnance du plaisir, du partage, du don de soi, mais aussi parce qu'elle rime parfois avec violence et domination. Elle est incontournable, indissociable du processus de construction identitaire des individus, élément central notamment au cours de l'enfance et de l'adolescence. C'est donc au croisement des champs de recherche de la jeunesse et de la sexualité, dans une perspective de genre mais aussi de classe et de race, que se situent les articles de ce dossier qui, en dehors de L'Hexagone, nous transportent également en Argentine, au Bénin, au Maroc ou bien encore en Suisse. Des questions essentielles traversent ces contributions toutes centrées sur le 20e siècle : quel équilibre trouver entre La volonté légitime d'autonomie et de découverte sexuelle des jeunes (filles et garçons) et la nécessaire protection que la société doit leur accorder pour sauvegarder leur moralité et leur santé physique et mentale ? Comment entendre la parole des adolescents sur leur propre sexualité, sur leurs désirs ? Quelle éducation leur apporter ? Toute sexualité juvénile n'est-elle pas dans le fond "irrégulière" au regard des attentes des adultes ? Ces questionnements, qui ne datent pas d'aujourd'hui, sont à nouveau au coeur des débats politiques et sociétaux actuels, notamment autour du consentement. Contributions de : - Véronique BLANCHARD - Giovanni CERRO - Maxime FOERSTER - Romain JAOUEN - Jessica REUTHER - Régis REVENIN - Guillaume ROUBAUD-QUASHIE - Patricio SIMONETTO - Pauline TOURNIER Varia - Contribution de : - Christopher R. CORLEY
C'est grâce à des archives bouleversantes et totalement inédites que sont révélées ici les trajectoires de douze adolescents, six filles et six garçons, aux prises avec la justice au sortir de la guerre. Véronique Blanchard et Mathias Gardet. excellents connaisseurs des archives de la justice des mineurs, ont eu accès aux centaines de dossiers de deux centres d'observation, l'un à Savigny-sur-Orge (pour garçons) et l'autre à Chevilly-Larue (pour filles). Ces centres, qui dépendent du ministère de la Justice, détiennent des J.V.. "jeunes à vérifier" issus très majoritairement des classes populaires, placés sur ordonnance du juge pour enfants. Ces dossiers contiennent les écrits et les dessins des adolescents, soumis à de nombreux tests et exercices variés. La parole de l'administration y est consignée également : police, médecins, psychologues, éducateurs, assistantes sociales... Le face-à-face entre les mots des jeunes et ceux des experts est d'une violence inouïe. Il en dit long sur les préjugés de classe, le sexisme et le racisme qui prévalent alors, conduisant à des décisions de justice aberrantes, lourdes de conséquences pour une jeunesse certes surveillée mais ni écoutée, ni entendue.
Résumé : Nées dans les années 1930-1940, Rose, Luce ou Adèle, jeunes adolescentes à la Libération, trentenaires lors des soulèvements de Mai 1968, sont aujourd'hui grands-mères. Issues des milieux populaires, elles ont grandi dans les faubourgs parisiens et les petites villes de province. Et toutes ont été considérées, dans la société de l'après-guerre, comme des " délinquantes " : des traces de leur vie sont consignées dans les archives judiciaires... Qu'est-ce qui a conduit ces jeunes filles à être étiquetées comme telles ? Quels ont été leur vie, leurs rêves, leurs amitiés, leurs amours ? Et qu'ont-elles transgressé ? N'ont-elles pas été plus libres de travailler et d'avoir des aventures que leurs soeurs de l'entre-deux-guerres ? Il semble qu'avoir seize ans pendant les Trente Glorieuses implique, pour une jeune fille, d'obéir à un code de conduite précis : sortir, mais surtout avec des copines, flirter, mais du bout des lèvres, ne pas boire, et jamais dans des cafés. Car il faut avant tout s'attacher à trouver un mari, fonder un foyer... Et tous - familles, voisins, police - veillent au respect de ces règles. Une fugue, la fréquentation d'une amie " dévergondée ", un fiancé peu apprécié... Autant d'éléments qui conduisent la jeune fille " fautive ", " vagabonde ", " voleuse " ou " vicieuse ", sur les bancs de la justice - surtout lorsqu'elle incarne en plus une classe " dangereuse ".
François Aurore ; Blanchard Véronique ; Taraud Chr
Écrire l'histoire de la prostitution des mineur(e)s consiste à rendre compte tout autant du foisonnement des réponses institutionnelle, religieuse, médicale et philanthropique aux sexualités d'une jeunesse incontrôlée, considérées comme " déviantes ", que de l'expérience prostitutionnelle en soi. L'enquête médico-sociale sur la prostitution des mineur(e)s menée en 1932 par le Dr Suzanne Serin, et le projet de prévention qu'elle inspire, illustrent le double pouvoir des experts au XXème siècle : définition et traitement des " déviances sociales ". À chacun de ces champs correspond, pour celui qui souhaite en faire l'étude, une méthode - discursive ou empirique - éclairant la diversité des " paradigmes interprétatifs " de la prostitution comme objet d'histoire. Les recherches francophones sur la prostitution, qu'il s'agisse d'histoire sociale et culturelle ou d'histoire du genre et des femmes, voguent sur cette double approche, mais rares sont les travaux qui s'intéressent exclusivement à la prostitution des mineur(e)s, souvent clandestine et occasionnelle, donc difficilement saisissable. Les contributions rassemblées ici par Christine Machiels et Éric Pierre viennent partiellement combler un vide historiographique.
Qui est Bibiche ? Une petite fille qui pourrait venir des romans de la comtesse de Ségur et qui possède le même charme intemporel. Plusieurs albums racontent sa vie de tous les jours avec ses amis et son cousin François illustrée par de délicieuses aquarelles et écrite dans une langue qui charme tout autant les oreilles ! Enfin réimprimé, le recueil à l'italienne réunissant trois petits albums de Bibiche avec : Bibiche des tout-petits, Bibiche et François, Bibiche et François à la ferme. Le charme intemporel de cette petite fille dans sa vie et ses découvertes de tous les jours. Un régal pour les yeux des petits et des grands. A partir de 4 ans.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.