Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Grammaire des arts du dessin
Blanc Charles ; Barbillon Claire
ENSBA
12,00 €
Épuisé
EAN :9782840564935
Rares sont les livres qui ont connu une postérité comparable à celle de la Grammaire des arts du dessin. D'abord publiée en fascicules, elle connaît, dès sa parution sous forme livresque, en 1867, un succès considérable. En 1872, le ministre de l'Instruction publique la fait envoyer à l'ensemble des lycées de France. C'est d'ailleurs au collège, dès l'âge de 16 ans, que Seurat découvre la Grammaire, qu'il utilisera amplement, en particulier les chapitres sur la couleur. L'ouvrage est lu et commenté par des artistes aussi divers que Moreau, Van Gogh et Signac. Plus qu'un simple manuel pour artistes, cette somme répond à l'ambition de son auteur de sortir la France de ses carences en matière de culture artistique. De fait, il s'agit, en embrassant l'ensemble des beaux-arts ? dessin, architecture, sculpture et peinture ? de répondre de façon exhaustive à toutes les questions d'ordre esthétique que peut se poser un spectateur face à une oeuvre.
On ne connaît aucun écrit de Confucius, ses aphorismes ayant été recueillis sous la forme d'" Entretiens " par ses disciples. Néanmoins, depuis deux millénaires et demi les enseignements du philosophe ont non seulement imprégné la civilisation chinoise et les cultures d'Extrême-Orient, mais ont aussi inspiré philosophes et penseurs en Occident. Cet ouvrage de Herbert Fingarette, dont l'impact à sa publication en 1972 a été immédiat et majeur dans le monde anglophone, était attendu de longue date par le public francophone. Il permet d'accéder à l'enseignement de Confucius de façon simple et directe, puisque les idées du célèbre philosophe y sont essentiellement abordées par le biais de ses paroles rapportées par ses disciples, les dépouillant de toute interprétation anachronique ou encombrante. La présentation et les commentaires de Charles Le Blanc viennent enrichir le texte en situant Herbert Fingarette dans le contexte général des études confucéennes et orientales, soulignant ainsi son actualité et sa profonde originalité.
Résumé : Soren Kierkegaard (1813-1855), philosophe et théologien danois, est considéré comme le père de l'existentialisme. Dans ce livre, qui ne se veut qu'introduction à son ?uvre on rappelle en premier lieu le contexte historique, social et philosophique, dans lequel sa pensée s'est formée. On propose ensuite un itinéraire philosophique à travers les stades de l'existence et un parcours thématique où sont abordés les concepts fondamentaux de Kierkegaard : l'angoisse l'ironie, la liberté, la responsabilité, le choix, l'authenticité, le désespoir, la finitude, l'Histoire, la communication indirecte. On insiste sur l'apport de Kierkegaard au débat philosophique en explicitant son appel au " devenir chrétien ", projet existentiel qui donne sens à sa critique de Hegel : le Sujet est singulier, indéterminé, libre ; il n'est pas pièce au moment d'un Système, il produit son horizon, il a à être. On esquisse, enfin, les prolongements contemporains de cette ?uvre unique, à mi-chemin entre la littérature et la philosophie, entre la logique et l'intuition mystique, qui a eu tant d'influence sur Gabriel Marcel, Jean-Paul Sartre, Karl Bath, Martin Heidegger, Léon Chestov, Emmanuel Lévinas, et Vladimir Jankélévitch, notamment.
Résumé : Qu'est-ce que la traduction ? A cette question fondamentale, Charles Le Blanc répond : son histoire. Et pour nous "raconter" la traduction telle qu'elle s'est incarnée au fil des âges, il fait ici appel à cinq contes et récits bien connus. Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde, La Reine des neiges d'Andersen, L'Apprenti sorcier de Goethe, La Barbe-bleue de Perrault et Hansel et Grethel de Grimm lui servent à décrire cinq grandes caractéristiques de la traduction mais aussi cinq étapes de l'art de traduire, de l'Antiquité au romantisme. Comme le portrait de Dorian Gray, les traductions vieillissent alors que l'original conserve une éternelle jeunesse. Comme dans les morceaux du miroir magique brisé du conte d'Andersen, c'est le regard du lecteur-traducteur sur le texte qui en reconstruit le sens. Comme dans la ballade de Goethe, la multiplication des traductions rappelle celle des balais déchaînée par l'apprenti sorcier qu'est le traducteur : celui-ci doit pourtant reconnaître que l'auteur reste le seul maître. Comme dans le conte de Perrault, une oeuvre littéraire est un château dont l'auteur, tel Barbe-bleue, tend le trousseau de clés au lecteur ; ce que le texte deviendra une fois traduit dépend en grande partie de la clé que le traducteur utilisera. Enfin, tout traducteur part à la recherche du sens de l'oeuvre, et comme Hansel et Grethel chez les frères Grimm, il espère bien revenir à la maison paternelle, c'est-à-dire à l'original. Mais s'il arrive qu'il s'égare, il peut aussi parvenir à des richesses insoupçonnées, comme les deux enfants découvrant la maison de pain d'épice. Dans cette Histoire naturelle de la traduction, pour la première fois, c'est la figure du lecteur qui passe au premier plan. En tant que lecture, la traduction, comme la pensée, est d'abord un parcours. Elle est une maïeutique du sens et une pratique ancrée dans l'Histoire : c'est ce que démontre cet essai magistral.
Tome II: le Huainan zi est dû à Liu An, prince de Huainan et petit-fils du fondateur de la dynastie Han. Somme philosophique autant que politique, il se présente comme un ensemble de traités sapientiaux ayant pour fond le tableau vivant de la société des Han. Tout en donnant une idée aussi complète que juste d'une époque et d'une culture qui marquèrent profondément l'empire de Chine, il vise à servir les hommes dans leur aspiration à s'élever vers la sagesse. Il s'agit en fait de présenter sous un angle nouveau des connaissances déjà anciennes, de montrer que tout savoir se place sous le signe du tao et que l'interrogation sur le tao est préalable à toute autre. Édition publiée sous la direction de Charles Le Blanc et de Rémi Mathieu, trad. du chinois par Bai Gang, Anne Cheng, Charles Le Blanc, Jean Levi, Jean Marchand, Rémi Mathieu, Nathalie Pham-Miclot et Chantal Zheng.
Cahn Walter ; Junod Philippe ; Kubler George ; Sau
Résumé : Henri Focillon (1881-1943) a laissé un souvenir prestigieux. Il éblouissait par un savoir qui lui permettait d'écrire avec autorité aussi bien sur l'an mil ou sur l'art gothique que sur Piranèse, Hokusaï ou la peinture européenne du XIXe siècle. Il n'eut pas le temps d'enseigner de longues années à la Sorbonne, au Collège de France et à l'université de Yale, et pourtant il a laissé des disciples nombreux et fidèles qui, de Charles Sterling à André Chastel, ont dominé l'histoire de l'art française après la guerre. Écrits dans une langue brillante, sensible et sûre, ses livres peuvent passer pour des modèles de style. Mais cette réputation de grand professeur et cette clarté de l'écriture ne font-elles pas oublier trop souvent l'originalité de la pensée? La réflexion, chez Focillon, égale la science. À la deuxième lecture, on s'aperçoit que ses ouvrages sont soutenus par une vision très personnelle de l'histoire, et que son érudition s'appuie sur une conception de l'art qui a rang parmi les plus remarquables de la première moitié du siècle. Le moment est sans doute venu de retrouver, derrière l'élégance de l'historien, le philosophe de l'histoire.
Résumé : Le Tractatus de herbis est un magnifique herbier peint de la fin du XIVe siècle, exécuté à Padoue. Il s'apparente à un recueil d'images richement illustré qui présente des plantes, des pierres et des animaux, classés par ordre alphabétique et ayant très certainement une vocation médicinale. On en connaît trois versions au monde dont l'une, enrichie, aux Beaux-Arts de Paris. L'herbier présente des plantes médicinales, potagères, des fleurs, des arbres... L'artiste qui l'a exécuté l'a personnalisé avec des personnages et des animaux imaginaires qui interviennent dans de petites saynètes, ce qui constitue sa rareté et son originalité. La reproduction en fac-similé de l'ouvrage original est accompagnée d'un texte d'Alexandre Leducq, conservateur des manuscrits aux Beaux-Arts de Paris, de Bruno Laurioux, professeur d'Histoire du Moyen Age et d'histoire de l'alimentation, de Iolanda Ventura, spécialiste des savoirs scientifiques du Moyen Age et de Remy Cordonnier.
Depuis leur parution, au XVIIIe siècle, les traités anatomiques de Jacques-Fabien Gautier d'Agoty (1711-1785) fascinent historiens et amateurs d'art tout autant que praticiens de la médecine. Les Beaux-Arts de Paris rééditent pour la première fois les célèbres planches et textes de ses principaux "cours" et "dissertations" dans un format accessible à tous. Page après page, l'ouvrage invite le lecteur à plonger dans un univers étrange et fantastique ; celui des multiples figures disséquées qui exposent au regard leurs veines, nerfs et muscles. L'Ange de l'Anatomie est depuis une référence pour les artistes ; les surréalistes ont célébré la Myologie qui représentait pour eux "beauté convulsive" et "splendeur viscérale". Mais une autre figure, tout aussi insolite, émerge à la lecture : celle de Gautier d'Agoty, graveur en manière noire, qui se passionna pour la reproduction des oeuvres d'art et l'anatomie. Cet entrepreneur qui se voulait être à la fois artiste et scientifique, a développé l'impression en quadrichromie pour ses tableaux "en couleur & de grandeur naturelle", nous léguant des estampes d'une indéniable beauté. Les traités - la Myologie complète, l'Anatomie de la tête, l'Anatomie générale des viscères, l'Hermaphrodite et l'Exposition anatomique de la structure du corps humain - sont reproduits dans leur intégralité. Les 68 planches anatomiques, présentées en pleine page couleur, sont accompagnées de leurs tables explicatives retranscrites dans une version modernisée.
Résumé : Le dépassement de la problématique de l'art ? Yves Klein a opéré en quelques années seulement une rupture radicale avec ce qu'il appelait l'" optique apprise ", et préfiguré la plupart des courants de l'art contemporain. Il a également beaucoup écrit à propos, et en marge, de son ?uvre plastique. Ce volume, où sont réunis pour la première fois les textes publiés de son vivant ou après sa mort, permettra de mesurer que l'écriture, loin de constituer un territoire marginal, a occupé une grande partie de son temps et qu'il s'y livre sous des jours très divers dans la tradition des avant-gardes, à travers manifestes et discours, ou notes, monologues et brevets. Il se montre à la fois enthousiaste, audacieux et drôle mais surtout constant dans sa démonstration.