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Les Petites Italies dans le monde
Blanc-Chaléard Marie-Claude ; Bechelloni Antonio ;
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753504431
Les Petites Italies dans le monde ", c'est l'histoire planétaire des migrants italiens vue par le plus petit commun dénominateur : le semis sur plusieurs continents de quartiers urbains devenus les territoires de communautés qui se sont longtemps pensées comme l'autre bout d'une chaîne liée à leur village ou région de la péninsule. Comment s'est faite la précipitation, de cette diversité d'origines à l'espace de quelques rues dans les villes et métropoles des pays d'installation ? Comment s'y est forgée une identité italienne de l'étranger et selon quels processus ces " ethnoterritoires " ont-ils produit des citadins invisibles, composante néanmoins singulière des peuples d'accueil ? D'un côté, le vécu des quartiers, de l'autre les variantes entre les sociétés d'immigration : les termes de la comparaison semblaient simples. Historiens de renom ou jeunes chercheurs, les auteurs, originaires de nombreux pays, réservent quelques surprises au fil du livre. Le voyage se fait à l'envers : à partir du Nouveau monde, où sont nées les Petites italies, on revient vers l'Europe où elles n'ont pas eu la même fortune, pour toucher aux limites inédites de la Russie et de l'Australie. L'évolution sociale s'efface souvent derrière les pratiques culturelles - cinéma, radio -, alors que le poids du politique dans la construction des identités se trouve confirmé. Et si la longue durée de deux siècles d'émigration est souvent prise en compte, c'est pour interroger le devenir même de l'expression " Petite Italie ". Cela conduit à décoder les images, les ?uvres littéraires et le discours des historiens eux-mêmes. De la version noire du XIXe siècle où Little Italie rimait avec quartier mal famé peuplé d'immigrés crasseux et bruyants, aux évocations plus chaleureuses qui ont fini par s'installer avant de laisser place aux reconstructions mythiques contemporaines, les " Petites Italies " ont toujours alimenté des représentations qui n'avaient que peu à voir avec le vécu et le devenir des quartiers communautaires. Elles constituent désormais des lieux de mémoire qui appartiennent autant à l'histoire des migrants italiens, qu'à celles des pays où ils ont fait souche.
L'identité et la renommée de la France ? aux yeux des Français comme à ceux des étrangers ? doivent beaucoup à Émile Zola ou à Marie Curie, à Picasso ou à Le Corbusier, à Samuel Beckett ou à Charles Aznavour : tous nés étrangers. Qui de plus français que le couturier et mécène Pierre Cardin ou que le premier vainqueur du Tour de France cycliste, Maurice Garin ? Sauf que l'un et l'autre sont nés citoyens italiens. Quoi de plus " identitaire " qu'Astérix ? Sauf que Goscinny et Uderzo sont des enfants d'immigrés... Et, à côté de ces illustres, combien d'anonymes sans lesquels la politique, l'économie et la culture françaises n'auraient pas l'ampleur et la tonalité qu'on leur connaît ?Pour la première fois, un ouvrage témoigne de tout ce que ces destins particuliers ont apporté à la destinée collective de notre pays. Près de mille deux cents notices sont ici consacrées à des personnalités ? d'Abbas à Andrzej Zulawski ?, à des groupes ? des Films de l'Albatros aux architectes du siège de l'Unesco ? et à des communautés ? des Africains aux Yougoslaves ?, qui font de ce Dictionnaire un monument sans équivalent élevé en hommage à tous ceux qui, du mineur de fond au Prix Nobel de physique, ont contribué, depuis la proclamation solennelle de la Nation, en juin 1789, à " faire la France " et écrit des pages essentielles de son histoire.
Résumé : Comment l'anthropologie peut-elle faire bouger les choses ? L'oeuvre de Colette Pétonnet (1929-2012) est tout entière une réponse à cette question. L'enjeu de cet ouvrage est d'en rendre compte, en réinterrogeant la singularité de sa démarche et en donnant à voir son actualité dans la recherche contemporaine. Ancrée dans la tradition ethnologique française, mais élaborée sur le terrain alors atypique des banlieues françaises, son oeuvre fut en son temps pionnière et resta longtemps solitaire, même si elle fonda avec Jacques Gutwirth, le Laboratoire d'anthropologie urbaine du CNRS en 1983. Sans s'inscrire dans une perspective militante, ni même engagée, Colette Pétonnet, qui s'était intensément acclimatée à la réalité des villes marocaines, a proposé une autre vision de l'urbain et de l'humain, un décentrement du regard qui poursuivit sa révolution critique autour du monde, plaidant pour un déplacement efficace des conceptions et des sensibilités. Son approche est exemplaire d'une ethnologie du proche, faisant voir lucidement ce que la ville occulte, ignore ou préfère rejeter ; une anthropologie qui entend secouer et changer les perceptions. On peut en saisir l'héritage dans cet ouvrage, dont nombre de contributions témoignent de la façon dont, à son exemple, les chercheur. e. s, ont su s'approprier les leçons d'une vraie prise de risque, appliquée à des territoires proches ou lointains. En confrontant le contexte passé des premiers travaux sur l'habitat précaire et ces regards neufs sur la diversité de l'urbain dans le monde d'aujourd'hui, des spécialistes de différentes disciplines proposent un hommage inédit à l'oeuvre de Colette Pétonnet
Depuis le début de sa carrière, Pierre Milza est un passeur de frontières dans toutes les acceptions du mot, géographique et linguistique, académique et thématique. Il a ainsi construit une oeuvre historique originale, féconde, en perpétuelle évolution, dans des domaines aussi divers que l'histoire de l'Italie, l'histoire de l'immigration et des relations internationales, l'histoire politique et culturelle, en particulier celle des fascismes et des extrêmes droites. En tant qu'enseignant et auteur de manuels du secondaire et du supérieur, il a aussi marqué des générations de lycéens et d'étudiants, particulièrement à Sciences Po. En rassemblant des textes inédits, dont les auteur(e)s ont pour la plupart mené leur doctorat sous sa direction, ce volume se propose de donner un aperçu du rayonnement de Pierre Milza sur l'historiographie contemporaine et de rendre hommage au caractère foisonnant, inventif et multiforme de ses travaux.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.