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Les Jeux défigurés. Berlin 1936
Blaizeau Jean-Michel ; Goddet Jacques
INDES SAVANTES
36,00 €
Épuisé
EAN :9782846543149
Août 1936. Les nazis ont ravalé les façades, fait disparaître - temporairement - toute trace d'antisémitisme et préparé avec faste et apparat " leur " olympiade. Une olympiade que les dignitaires du CIO ont livrée, en toute allégeance, à la propagande du nouveau Reich. La trêve et son illusion de paix rassurent pour un temps les pouvoirs politiques des démocraties et les acteurs présents à Berlin, bien qu'à tout moment, les parades militaires et les oriflammes ne cessent de faire peser une tension aussi oppressante que prémonitoire. Pourtant, l'inexorable escalade vers l'explosion mondiale ne peut faire oublier que pendant deux semaines, les 3959 athlètes de 49 nations s'affrontent dans le respect des règles de l'Olympe. Si la charte olympique sera transgressée à maintes occasions, la lutte fraternelle de ces " chevaliers de la religion athlétique " chère au baron Pierre de Coubertin donnera lieu à des performances sportives exceptionnelles et au premier camouflet infligé à l'idéologie raciale nazie, par un athlète noir, Jesse Owens.
David Jeanne-Marie ; Blaizeau Robert ; Trémolières
Unique ! Une collection dédiée aux chefs-d'oeuvre des musées de la Métropole Rouen Normandie. Avec ce nouvel opus de la collection Unique ! les musées de la Métropole Rouen Normandie mettent en lumière bien plus qu'un chef-d'oeuvre de l'impressionnisme. Tout un pan de l'histoire de l'art se révèle grâce à l'étude du Portail de la cathédrale de Rouen, temps gris, oeuvre issue d'une série de trente toiles qui a révolutionné l'histoire de la peinture. Cet ouvrage propose d'en découvrir toutes les facettes. Il explore les relations que Monet entretient avec Rouen, nous plonge dans les affres et les joies de la création, et donne l'occasion unique de découvrir, à travers les images scientifiques réalisées lors de la restauration du tableau, ce que l'oeil nu ne peut voir. Il permet enfin de souligner l'audace et la générosité de son donateur, François Depeaux, qui souhaitait offrir à sa ville la cathédrale "la plus rouennaise" de toute la série.
Mars 1874. Emile, dix ans, issu d'une famille pauvre, est condamné à huit ans d'emprisonnement pour avoir volé de la nourriture. Le juge lui promet un avenir meilleur et une éducation rigoureuse dans une colonie pénitentiaire pour enfants. A son arrivée, l'enfant comprend vite qu'il n'en sera rien. Les journées se condensent sur douze heures de travaux dans les champs, des rixes opposent quotidiennement les colons, les punitions corporelles infligées par les employés sont douloureuses, les maladies fauchent les plus faibles, l'instruction élémentaire n'est de mise que pour plaire aux hautes administrations de l'Etat. Pour Emile, c'est le début d'une lente désillusion qui ne s'achèvera qu'à l'heure de sa sortie du Bagne.
Résumé : Baroudeur inlassable des chemins d'Europe et du monde, Rimbaud devint cavalier dans la deuxième partie de sa vie, alors qu'il arpentait en tous sens l'Abyssinie. Qu'est-ce que cela change de l'imaginer sur sa monture, solitaire et assurément taciturne, entre la mer Rouge et Harar ? Si le point de vue équestre confirme ce que l'on sait de son caractère, de ses élans nomades, de la construction de son mystère, il renforce l'idée que l'on se fait de cette vocation rimbaldienne de l'exil dramatique, qu'il soit effectif ou intérieur, les tumultueux galops précipitant sa vie trop courte vers un insidieux pourrissement. Rimbaud va en effet, par ses chevauchées incessantes, s'abimer puis mourir, loin de la poésie et de ses orages désirés. Ce drame à venir, il le pressent parfois dans certaines de ses Illuminations, où toujours la fuite se confond avec au mieux l'incertitude, au pire l'anéantissement, à l'occasion de brèves allusions au monde équestre - cheval qui détale, carrosse fantasmatique ou juments bleues et noires qui s'éloignent au grand trot. Malgré ses promesses de crépuscule, Rimbaud à cheval s'emploie à poursuivre ses anabases, à la recherche de l'autre, à la recherche de soi, dans des cavalcades insensées à la mesure de son impatience.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.