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Le sens musical
Blacking John ; Blondel Eric ; Blondel Marika
MINUIT
21,00 €
Épuisé
EAN :9782707303172
Dans nos sociétés occidentales, la musique est réservée à une élite, seule jugée capable d'en faire et de la comprendre, même si le système mercantile, qui l'utilise abondamment, reconnaît implicitement la réceptivité de tout homme à ses messages. En même temps, notre ethnocentrisme ne voit, en dehors de la musique "d'art" de l'Occident, que facilité "populaire" ou rudiments. Qu'est-ce que l'amour de la musique, qu'est-ce que le sens de la musique? Par une analyse ethno-musicologique de musiques africaines et européennes, John Blacking montre que le sens musical est universel, mais qu'il est plus ou moins cultivé selon les classes et les types de société dont la musique exprime les structures et les conflits. Il permet en dernière analyse de partager et de transmettre certaines expériences d'individus et de groupes, en vue d'un développement harmonieux du corps, de l'esprit et des rapports sociaux.
Juin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Werhmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.
Classeurs classés par leurs classements, les sujets sociaux se distinguent par les distinctions qu'ils opèrent - entre le savoureux et l'insipide, le beau et le laid, le chic et le chiqué, le distingué et le vulgaire - et où s'exprime ou se trahit leur position dans les classements objectifs. L'analyse des relations entre les systèmes de classement (le goût) et les conditions d'existence (la classe sociale) qu'ils retraduisent sous une forme transfigurée dans des choix objectivement systématiques ("la classe") conduit ainsi à une critique sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociales et des styles de vie. On pourrait, à titre d'hygiène critique, commencer la lecture par le chapitre final, intitulé Eléments pour une critique "vulgaire" des critiques "pures", qui porte au jour les catégories sociales de perception et d'appréciation que Kant met en oeuvre dans son analyse du jugement de goût. Mais l'essentiel est dans la recherche qui, au prix d'un énorme travail d'enquête empirique et de critique théorique, conduit à une reformulation de toutes les interrogations traditionnelles sur le beau, l'art, le goût, la culture. L'art est un des lieux par excellence de la dénégation du monde social. La rupture, que suppose et accomplit le travail scientifique, avec tout ce que le discours a pour fonction ordinaire de célébrer, supposait que l'on ait recours, dans l'exposition des résultats, à un langage nouveau, juxtaposant la construction théorique et les faits qu'elle porte au jour, mêlant le graphique et la photographie, l'analyse conceptuelle et l'interview, le modèle et le document. Contre le discours ni vrai ni faux, ni véritable ni falsifiable, ni théorique ni empirique qui, comme Racine ne parlait pas de vaches mais de génisses, ne peut parler du Smig ou des maillots de corps de la classe ouvrière mais seulement du "mode de production" et du "prolétariat" ou des "rôles" et des "attitudes" de la "lower middle class", il ne suffit pas de démontrer ; il faut montrer, des objets et même des personnes, faire toucher du doigt - ce qui ne veut pas dire montrer du doigt, mettre à l'index - et tâcher ainsi de forcer le retour du refoulé en niant la dénégation sous toutes ses formes, dont la moindre n'est pas le radicalisme hyperbolique de certain discours révolutionnaire.
Reprenant l'idée centrale de son premier ouvrage, Le discours musical, où il montrait que la musique des XVIIème et XVIIIème siècles est une véritable langue que le musicien et l'auditeur d'aujourd'hui se doivent de rapprendre s'ils veulent comprendre ce que nous "dit" cette musique, Nikolaus Harnoncourt l'approfondit ici en abordant les trois compositeurs qui depuis trente ans sont au centre de sa carrière - Monteverdi, Bach et Mozart - et dont il nous donne des interprétations incontestablement novatrices, qui bouleversent toutes nos conceptions musicales héritées du romantisme. Lorsqu'on sait que la musique des siècles passés nous parle, il s'établit entre elle et le musicien du XXème siècle, à l'image de certaines oeuvres (la Passion selon saint Matthieu, les Vêpres de la Vierge) ou de certaines formes (le concerto), un véritable dialogue, qui, loin de tout souci de reconstitution archéologique, est bien une façon nouvelle, active, pourrait-on dire, de penser, de jouer et d'entendre aujourd'hui la musique d'hier.
Lire la musique est un guide analytique complet pour découvrir la notation musicale et les principes de base de la théorie qui gouverne les sept notes et leurs infinies combinations. A partir des informations les plus élémentaires et avec un langage adapté aux débutants également, cet ouvrage offre des notions précises et concises sur le rythme, la tonalité, les gammes, les clés, les intervalles, les pauses et les accords, ainsi que sur tous les signes et les symboles utilisés sur la portée. En outre, l'auteur accompagne ses explications d'exemples musicaux, nombre desquels sont téléchargeables aussi sous forme de pistes audio sur le lien indiqué à l'intérieur du guide : un vaste répertoire de styles et d'instruments différents (du piano au saxophone en passant per la guitare éléctrique et les percussions) étudié pour garantir - à travers l'écoute - une assimilation efficace de tous les concepts exposés. Que vous soyez des néophytes poussés par la curiosité, que vous ayez envie d'apprendre à jouer d'un instrument, de composer vos mélodies ou simplement de perfectionner vos connaissances musicales, ce guide vous conduira, pas à pas, vers la maîtrise du langage fascinant de la musique.
Quand la musique était rare, sa convocation était bouleversante comme sa séduction vertigineuse. Quand la convocation est incessante, la musique repousse. Le silence est devenu le vertige moderne. Son extase. J'interroge les liens qu'entretient la musique avec la souffrance sonore."
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine