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Ang Lee. Taïwan / Hollywood, une odyssée cinématographique
Bittinger Nathalie
HEMISPHERES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782377010912
Ang Lee est une comète. Né en 1954 sur une petite île de la mer de Chine, le réalisateur taïwanais a investi la forteresse Hollywood après une longue traversée du désert. Inclassable, un brin lunaire, il a toujours préféré les mondes insaisissables des films, comme la vie de l'autre côté de l'écran. A l'aise dans tous les genres, le cinéaste a multiplié les grands écarts, de sa première trilogie entre l'Orient et l'Occident aux adaptations de chefs-d'oeuvre de la littérature (Raison et Sentiments), jusqu'à l'explosion internationale avec Tigre et Dragon, date-clé dans l'histoire du film d'arts martiaux. Brokeback Mountain, à la fois western mélancolique et romance homosexuelle, lui vaut l'Oscar du meilleur réalisateur. Depuis sa bouleversante Odyssée de Pi en 2012, le cinéaste aux mille et une images s'est lancé à corps perdu dans les innovations technologiques (cinéma numérique, 3D, haute fréquence), suscitant l'admiration de James Cameron et de Steven Spielberg. Parce qu'il transgresse sans cesse les frontières, mélange perpétuellement les cultures et les esthétiques, Ang Lee n'est jamais là où on l'attend. Mais derrière cette plasticité se cache un fil conducteur : le combat de personnages en marge, désireux de briser les carcans et d'affirmer leur humanité.
D'où vient l'engouement jamais démenti pour les cinémas d'Asie ? Quelles pistes de réflexion esthétiques, historiques ou théoriques posent-ils ? Quels en sont les problématiques et les enjeux principaux ? Tels sont les axes qui structurent cet ouvrage évoquant des cinématographies aussi riches que celles du Japon, de la Chine, de Taiwan ou encore de la Corée du Sud et du Nord, de la Malaisie ou des Philippines... Tout en questionnant la relation cinématographique entre l'Orient et l'Occident, et plus particulièrement les rapports des cinémas d'Asie entre eux, les spécialistes réunis dans cet ouvrage analysent les nombreuses interférences esthétiques qui se nouent par le cinéma. Qu'il s'agisse de repenser des notions cinématographiques telles que la perspective ou la profondeur de champ, de rejouer le conflit entre classicisme et modernité, ou de mettre en scène des mémoires et des événements historiques, les cinémas d'Asie continuent d'interroger notre regard. Enfin, au-delà des émotions et des réflexions esthétiques, ce sont aussi les mutations contemporaines qui sont disséquées avec force.
Je ne suis pas un intellectuel". David Lynch a toujours marché à l'intuition, fidèle aux rêves qui peuplaient son univers. Depuis son enfance dans le nord-ouest américain jusqu'aux lumières de Los Angeles, le cinéaste est resté un artisan de l'image. De ses courts-métrages expérimentaux à ses oeuvres célébrées, de ses peintures à ses kits d'animaux disséqués, de ses cadavres exquis à ses morceaux de musique, Lynch a jeté en vrac toutes ses idées. Refusant d'en livrer la clé. Laissant à chacun la liberté de les parcourir, de plonger en elles, parfois jusqu'à l'obsession. S'il s'est éteint en 2025, sa petite voix continue à résonner. Donnons-lui la parole pour quelques leçons de vie et de cinéma.
De la conquête de l'Ouest au 11-Septembre en passant par l'assassinat de Kennedy ou la guerre du Viêtnam, le cinéma s'est emparé à bras-le-corps de l'histoire des États-Unis. Pour la magnifier ou la déconstruire. Entre ombre et lumière, glamour et violence, ses images révèlent les tensions d'un pays fondé sur des icônes et des mythes, qui s'est constamment donné en spectacle. John Ford, Martin Scorsese, Steven Spielberg ou Quentin Tarantino : autant de visions de l'Amérique qui ont sculpté notre imaginaire.
Résumé : L'immense succès rencontré par In the Mood for Love (2000) a assuré la renommée mondiale de Wong Kar-wai. Ce cinéaste de Hong Kong, à la fois si chinois et si universel, ne saurait être réduit à cette seule ?uvre " culte ". Le spectateur attiré par la belle et triste histoire d'amour de M. Chow et Mme Chan en appréciera davantage la richesse avec 2046, film qui inscrit les errances sentimentales de M. Chow dans un rapport problématique à la temporalité, celle-là même de l'histoire de Hong Kong passée et à venir. Ce petit livre donne les clés de compréhension du film et en fait ressortir tant l'importance thématique que la force narrative. Lisible par tous, lycéens, étudiants, il retiendra l'attention tous des admirateurs de Wong Kar-wai ceux qui suivent la montée en puissance des cinémas d'Asie.
Comme l'a écrit Bertrand Tavernier, les films de Quentin Tarantino sont "extrêmement bien pensés et réalisés ". Quelles sont les clés de ce que Tarantino appelle lui-même son "esthétique globale"? C'est le propos de ce livre. Cette esthétique est indissociable d'un rapport constant avec le regard du public : celui-ci n'est jamais réduit par Tarantino à une consommation passive, mais constitue un vecteur de la création du film. Autre principe : Tarantino non seulement filme les images montrées, mais il leur surajoute une ou des indication(s) de ce qu'elles montrent et de ce qu'il y a à voir. Il ne cesse en fait de révéler au public que les images regardées sont du cinéma. Du coup, il crée un cinéma plus vrai que toute forme de mise en scène qui s'effacerait afin de faire croire à la réalité du récit porté à l'écran. Quentin Tarantino multiplie les références cinématographiques, musicales, textuelles. Ce faisant, il fait accéder le spectateur à ce qu'il appelle le "monde-du-cinéma ". Comme si chaque image renvoyait à d'autres images. Autrement dit, nous ne voyons jamais la réalité, mais toujours une image de celle-ci. Le "miracle tarantinien" est que cette réflexion - que l'on attendrait davantage d'un cinéma expérimental - a lieu à travers des oeuvres "grand public". La raison en est que Quentin Tarantino est un fabuleux conteur d'histoires, en mots et en images. Ses récits de vengeance et d'amour reprennent les archétypes de ce type d'aventures, mais selon des procédés dramaturgiques et techniques qui ne cessent de mobiliser une autre dimension majeure de son esthétique : la surprise.
Explicitant la philosophie et les critères de son approche, Zafrani écrit lui-même à ce sujet : "Nous nous sommes proposés, tout au long de nos études et de nos recherches, de réaliser à la fois une analyse raisonnée des situations et une synthèse équilibrée des phénomènes afin de servir la science et la conscience historique, la mémoire collective et un patrimoine culturel qui nous est cher, à mille égards. Cela, nous l'avons fait avec le projet d'une quête des lieux de dialogue, de rencontres des hommes et des idées, d'espaces de convergences entre cultures et civilisations qui sont autant d'espaces de fidélités, de liberté et d'universalisme." Haïm Zafrani, auteur notamment de Deux mille ans de vie juive au Maroc, Juifs du Maroc. Vie sociale, économique et religieuse. Etudes de taqanot et responsa, et de Juifs d'Andalousie et du Maghreb, a consacré toute son existence à ses recherches et à l'enseignement, en étant toujours soucieux de transmettre son savoir. Son engagement, en la matière, qui était une forme de militantisme, ne peut qu'inciter à la réflexion tous ceux qui se soucient aujourd'hui d'histoire, de culture, de patrimoine, de diversité, de paix et de fraternité en ces premières décennies du XXIe siècle. Une urgence d'autant plus vitale pour l'humanité que l'enracinement culturel est devenu un enjeu capital dans le monde ultra-connecté. L'on ne peut que saluer et se réjouir de l'initiative prise par Mustapha Saha de consacrer un ouvrage à ce "penseur de la diversité", et de présenter, avec sa belle plume et le sens de la formule qui le distingue, l'homme dont il était familier depuis fort longtemps, et une oeuvre féconde dont il a une connaissance intime et qu'il rappelle avec une remarquable précision. Mohammed Kenbib.
Ahmed Boumendjel (1908-1982) est l'une de ces grandes figures algériennes demeurées méconnues. Instituteur, puis avocat - il assure la défense de Messali Hadj en 1939 -, il entre au conseil municipal d'Alger où il sera le seul à condamner les lois anti-juives de Vichy. Après le débarquement allié en Afrique du Nord, il devient un des chefs de file du nationalisme fédéraliste. Partisan d'un Front algérien dès 1947, artisan d'une alliance durable entre l'UDMA) et les Oulama, on le retrouve à Manhattan avec les principaux acteurs de la diplomatie de guerre du FLN. Il est reçu en plénipotentiaire à la conférence franco-algérienne de Melun de juin 1960, avant de participer activement aux négociations publiques d'Evian I et de Lugrin. L'étude de ce riche parcours fait remonter aux origines du nationalisme algérien moderne et en revisite le processus. Et par-delà le seul parcours d'Ahmed Boumendjel, elle corrige plus d'une idée reçue de l'historiographie de l'Algérie.
Voici le fruit d'une vaste réflexion autour d'une problématique très actuelle : la place des religions et des spiritualités en milieu carcéral. Le propos est résolument interdisciplinaire — droit, sociologie, théologie, histoire... — et sur le temps long, du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, ce qui a permis de saisir les évolutions en lien avec les contextes sociétaux au sens large. La question se confronte d'emblée à deux réalités : le droit et la liberté individuelle. Comment une législation envisage-t-elle l'exercice d'une spiritualité ou des spiritualités en milieu carcéral, comment l'encadre-t-elle, avec plus ou moins d'aisance ? Se pose également la question de l'évolution en la matière, dans le sens d'un plus ou moins grand encadrement normatif en raison de l'évolution du contexte global. D'où l'opportunité de s'interroger sur la compatibilité de cette norme avec les droits élémentaires des personnes incarcérées. Ce livre décline trois dimensions : les acteurs (les aumôniers) ; le cadre légal, avec une présentation des situations en France, Belgique, Etats-Unis, Maroc... ; vivre le religieux, que ce soit la "rencontre" avec la foi, la conversion, le rejet...