D'où vient l'engouement jamais démenti pour les cinémas d'Asie ? Quelles pistes de réflexion esthétiques, historiques ou théoriques posent-ils ? Quels en sont les problématiques et les enjeux principaux ? Tels sont les axes qui structurent cet ouvrage évoquant des cinématographies aussi riches que celles du Japon, de la Chine, de Taiwan ou encore de la Corée du Sud et du Nord, de la Malaisie ou des Philippines... Tout en questionnant la relation cinématographique entre l'Orient et l'Occident, et plus particulièrement les rapports des cinémas d'Asie entre eux, les spécialistes réunis dans cet ouvrage analysent les nombreuses interférences esthétiques qui se nouent par le cinéma. Qu'il s'agisse de repenser des notions cinématographiques telles que la perspective ou la profondeur de champ, de rejouer le conflit entre classicisme et modernité, ou de mettre en scène des mémoires et des événements historiques, les cinémas d'Asie continuent d'interroger notre regard. Enfin, au-delà des émotions et des réflexions esthétiques, ce sont aussi les mutations contemporaines qui sont disséquées avec force.
Il y a les routes Qui s'émoussent, Les tubercules, Au sol, plantés. La mer monte en hauteur, En largeur, Personne ne peut l'arrêter. Elle s'arrête là la route de la mer, Les oiseaux chantonnent Au bord de la mer. Les klaxons se déchaînent, Le vent souffle, comme jamais, Mais on ne l'a jamais vu !
Résumé : 1978, Halloween. A moins de trente ans, John Carpenter invente le croque-mitaine le plus glaçant de tous les temps. Ce carton planétaire le propulse dans la cour des grands. S'ensuit une pelletée de chefs-d'oeuvre, tous genre confondus : biopic musical du "King" Presley (Le roman d'Elvis), dystopie sur une Amérique fascisée (New York 1997), horreur paranoïaque en Antarctique (The Thing), comédie de kung-fu à San Francisco (Jack Burton), western de suceurs de sang (Vampires). Si le public l'a parfois boudé, son empreinte sur le cinéma est indélébile. Réalisateur, scénariste, compositeur : Carpenter sait tout faire, avec une radicalité et une indépendance d'esprit qui lui porteront préjudice autant qu'elles lui vaudront le respect, voire la dévotion. Retour sur la carrière du pirate à la tignasse blanche qui a pulvérisé les artifices du rêve américain.
Résumé : Dans le sillage du manga dont les ventes explosent, l'animation japonaise a le vent en poupe. La batterie d'épisodes de Dragon Ball, Naruto ou One Piece agrège des millions de fans, pour qui chaque nouvelle déclinaison - films, specials, spin-off - est attendue avec ferveur. Ces héros arpentent des univers foisonnants, où l'aventure échevelée se double de rites initiatiques. Toutefois, le rayonnement de la japanimation n'a pas jailli comme par magie. Il a fallu que s'installent des canons mal connus des spectateurs. Akira, l'oeuvre culte de Katsuhiro Ôtomo, n'a pas spontanément infusé l'imaginaire occidental. De même pour les chefs-d'oeuvre du studio Ghibli. Si Hayao Miyazaki s'est imposé comme le sensei de l'animation depuis Princesse Mononoké et Le Voyage de Chihiro, il a aussi ouvert la voie à de nouveaux talents. Preuve en est le carton de Your Name de Makoto Shinkai. Transgénérationnel, phénomène de société, l'anime radiographie la comédie humaine, du cauchemar apocalyptique aux fables peuplées d'esprits fantastiques, des dystopies futuristes aux bluettes sentimentales, des métamorphoses du Japon à la poésie d'une nature millénaire. Bienvenue dans des mondes imaginaires qui ont bouleversé le dessin animé et - osons le dire - le cinéma tout entier.