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Penser la notion de rencontre
Bischoff Jean-Louis
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782343120386
Déterminer conceptuellement la notion de rencontre : c'est l'objet de ce travail. Dans cette étude construite à partir d'un dialogue avec Max Scheler (Nature et formes de la sympathie), l'auteur veut montrer que la rencontre n'est pas une expérience que nous faisons, mais qu'elle s'offre plutôt comme une expérience qui nous fait, nous transforme, nous donne à advenir. Faire apparaître que la rencontre fournit une réponse à la question "qui suis-je" est donc l'un des buts que s'assigne Jean-Louis Bischoff. Ce faisant, il entend honorer le sens hébreu du mot rencontre (matsa) qui signifie tout à la fois, trouver, découvrir, recevoir. Faire surgir l'idée selon laquelle la rencontre (amicale, amoureuse, textuelle, spirituelle) peut permettre de combattre (le premier sens avéré du mot rencontre en français est "action de combattre") les illusions d'un moi rabougri et contre dynamisé par le tout à l'ego est en conséquence la tâche ultime que l'auteur se donne.
Entamer considérablement l'image d'un Pascal triste, janséniste, misanthrope, angoissé et politiquement conservateur ; faire surgir en lieu et place un philosophe humaniste et rebelle : c'est le double objectif de cette lecture des Pensées. Pour parvenir à ses fins, l'auteur restitue le mouvement général de l'Apologie en dialectisant les notions de misère et de grandeur. Dans un premier temps, il s'intéresse aux différents aspects de la misère de l'homme sans Dieu ; ensuite, approfondissant la stratégie pascalienne, l'auteur nous permet de comprendre que l'insistance pascalienne sur l'aspect nocturne du monde vise moins à désespérer l'homme qu'à le préparer à la véritable conversion. En troisième lieu, après avoir fait travailler le sens de l'expression conversion véritable, l'auteur examine la genèse et le déploiement de la grandeur de l'homme avec Dieu. Montrer que l'humanisme rebelle de Blaise Pascal peut faire écho en nous, est la tâche ultime que se donne Jean-Louis Bischoff.
Lisbeth Salander, l'héroïne de la saga Millenium, est une icône christique, mais non chrétienne. C'est ce que Jean-Louis Bischoff entend montrer dans la présente étude. D'où deux questions : comment établir le statut philosophique de la notion d'icône ? Qu'est-ce qui distingue la sphère christique de la sphère chrétienne ? Pour prendre en charge ces interrogations, l'auteur mobilise les lumières de philosophes comme Marion, Levinas, Ricœur, Greisch ou Bellet. Faire surgir les spécificités de la " spiritualité sauvage " (expression qu'il ne manque pas de scruter) de Salander est la tâche que s'assigne l'auteur dans son étude, qui entend également faire de l'homme un " être vers l'icône ".
Montrer que le rapport de la conversion au Souverain Bien chez Pascal nous invite à ausculter philosophiquement la notion d'émotion : c'est ce que Jean-Louis Bischoff entend montrer dans la présente étude. L'enjeu de son enquête est clair : il entend affoler et subvertir l'approche commune du mot "émotion". Pour mener à bien son projet, l'auteur mobilise les lumières de philosophes comme Marion, Levinas, Ricoeur, Greisch ou Romano.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.