Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Dialectique de la misère et de la grandeur chez Blaise Pascal
Bischoff Jean-Louis
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782747504119
Entamer considérablement l'image d'un Pascal triste, janséniste, misanthrope, angoissé et politiquement conservateur ; faire surgir en lieu et place un philosophe humaniste et rebelle : c'est le double objectif de cette lecture des Pensées. Pour parvenir à ses fins, l'auteur restitue le mouvement général de l'Apologie en dialectisant les notions de misère et de grandeur. Dans un premier temps, il s'intéresse aux différents aspects de la misère de l'homme sans Dieu ; ensuite, approfondissant la stratégie pascalienne, l'auteur nous permet de comprendre que l'insistance pascalienne sur l'aspect nocturne du monde vise moins à désespérer l'homme qu'à le préparer à la véritable conversion. En troisième lieu, après avoir fait travailler le sens de l'expression conversion véritable, l'auteur examine la genèse et le déploiement de la grandeur de l'homme avec Dieu. Montrer que l'humanisme rebelle de Blaise Pascal peut faire écho en nous, est la tâche ultime que se donne Jean-Louis Bischoff.
Comment et pourquoi tenter de cerner les contours de la notion d'humanisme ? Quelles sont les conditions de possibilité d'un humanisme chrétien ? Pourquoi et comment rapatrier Pascal dans ladite sphère de l'humanisme chrétien ? Voilà les questions que l'auteur entend faire travailler dans son ouvrage. Dans cette perspective, il mobilise l'intégralité du corpus pascalien. Rapportant les grands textes du philosophe de Port-Royal aux humanismes et aux anti-humanismes de la Renaissance et du Grand Siècle, l'auteur veut, dans son enquête, faire apparaître les spécificités de l'humanisme pascalien. Dans la perspective qui est la sienne, l'auteur convoque également les travaux de philosophes contemporains (Lévinas, Ricoeur, Mounier, Greisch...) pour mieux pénétrer l'intelligence du projet pascalien. Montrer que l'humanisme de Pascal peut faire écho aujourd'hui en nous est la tâche ultime que s'assigne Jean-Louis Bischoff.
Déterminer conceptuellement la notion de rencontre : c'est l'objet de ce travail. Dans cette étude construite à partir d'un dialogue avec Max Scheler (Nature et formes de la sympathie), l'auteur veut montrer que la rencontre n'est pas une expérience que nous faisons, mais qu'elle s'offre plutôt comme une expérience qui nous fait, nous transforme, nous donne à advenir. Faire apparaître que la rencontre fournit une réponse à la question "qui suis-je" est donc l'un des buts que s'assigne Jean-Louis Bischoff. Ce faisant, il entend honorer le sens hébreu du mot rencontre (matsa) qui signifie tout à la fois, trouver, découvrir, recevoir. Faire surgir l'idée selon laquelle la rencontre (amicale, amoureuse, textuelle, spirituelle) peut permettre de combattre (le premier sens avéré du mot rencontre en français est "action de combattre") les illusions d'un moi rabougri et contre dynamisé par le tout à l'ego est en conséquence la tâche ultime que l'auteur se donne.
Lisbeth Salander, l'héroïne de la saga Millenium, est une icône christique, mais non chrétienne. C'est ce que Jean-Louis Bischoff entend montrer dans la présente étude. D'où deux questions : comment établir le statut philosophique de la notion d'icône ? Qu'est-ce qui distingue la sphère christique de la sphère chrétienne ? Pour prendre en charge ces interrogations, l'auteur mobilise les lumières de philosophes comme Marion, Levinas, Ricœur, Greisch ou Bellet. Faire surgir les spécificités de la " spiritualité sauvage " (expression qu'il ne manque pas de scruter) de Salander est la tâche que s'assigne l'auteur dans son étude, qui entend également faire de l'homme un " être vers l'icône ".
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.