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Un village sous l'Occupation
Biscarat Pierre-Jérôme
PASSES COMPOSES
21,00 €
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EAN :9791040405443
Belley, été 1940. La France a perdu, mais la guerre continue. Dans le village, les habitants doivent faire face aux privations et aux difficultés d'une vie à l'horizon rétréci : ravitaillement, marché noir, délation, déplacements limités, sort des prisonniers de guerre, STO, recensement et exclusion des populations juive et étrangère font désormais partie du quotidien. Mais bientôt l'administration de Vichy, avec ses relais à la sous-préfecture, laisse la place aux soldats italiens, qui occupent la région pendant quelques mois, avant que les Allemands n'entrent dans le village en septembre 1943. Pierre-Marcel le sous-préfet, Aimé le milicien, Gertrude et David les écrivains juifs, Romans et Plutarque les résistants, et à quelques kilomètres de là les enfants de la colonie d'Izieu, deviennent les acteurs d'une histoire meurtrie. A rebours d'une histoire par le haut et centrée sur Paris et les métropoles françaises, les volumes de cette collection racontent l'histoire de France à travers le quotidien d'un village et de ses habitants, sur plusieurs mois ou années. Plus qu'un portrait de la France rurale à différents âges, chaque volume redonne vie à ces civils qui, à leur échelle, ont été témoins et acteurs de l'histoire, quand l'exceptionnel s'est immiscé dans leur existence. En retraçant minutieusement le destin d'individus et leur attitude face aux événements est ainsi rendu sensible le récit d'une époque.
Les lieux ont-ils une mémoire ? Vincent Bady répond par l'affirmative et parcourt l'histoire tourmentée du camp de Rivesaltes. Ce camp militaire des Pyrénées Orientales a connu plusieurs types de prisonniers au cours d'une chronologie presque ironique si elle n'était pas si terrible. Dans un bal des spectres mis en musique par une journaliste prompte à toujours poser la question suivante et un préfet protecteur de l'image de l'Etat, l'auteur les convoque tous : républicains espagnols de la retirada, juifs avant leur déportation, prisonniers de guerre allemands, partisans de l'Algérie indépendante, harkis en transit, jusqu'aux sans-papiers en rétention administrative... A partir de documents d'archives, d'objets du quotidien de tous ces passants de l'Histoire, mais également d'éléments fictionnels, l'auteur invente une matière théâtrale poétique et politique potentiellement portée par deux acteurs ou par une multitude, en écho à tous ces fantômes anciens ou plus récents qui n'ont pas fini de hanter notre République.
Causse Rolande ; Rapaport Gilles ; Biscarat Pierre
Une famille juive, arrêtée en zone libre, est prise dans la tourmente des camps français. La mère et ses cinq enfants sont envoyés dans trois camps: Nexon, Gurs et Rivesaltes. Souffrance des internés, faim, froid, maladies, menaces de déportation, mais aussi débrouillardise des garçons, camaraderie et amitié entre les femmes juives et espagnoles. La mère, ses trois petites filles et ses deux garçons, ont été enfermés dix mois dans ces camps.
Résumé : Une approche inédite de l'antisémitisme : quelle place dans la vie politique française aujourd'hui ? Alors que la question de l'antisémitisme reste prégnante au sein de notre société et suscite débats, interrogations et inquiétudes, alors que le discours de certains partis et personnalités politiques reste encore parfois ambigu à l'égard des Juifs et même si la bibliographie sur l'histoire de ce discours est riche, il n'existe à ce jour aucun ouvrage proposant une synthèse sur la place de l'antisémitisme dans la vie politique française. Les auteurs offrent ici une réflexion transversale proposant un éclairage sur l'antisémitisme contemporain au sein des partis et courants politiques. Il y est considéré sous toutes ses formes : le " complot juif ", la négation de la Shoah, les tentatives de réécriture de l'histoire, l'" antisionisme ", etc. Cet ouvrage permettra de répondre à plusieurs questions essentielles : quelle est la place de l'antisémitisme dans la vie politique française depuis la fin des années 1960 ? L'antisémitisme touche-t-il tous les partis ou est-il circonscrit à quelques-uns ? La vie politique française est-elle davantage sensible aux sirènes de l'antisémitisme lorsque des évènements spécifiques concernent les Juifs et plus particulièrement l'Etat d'Israël ? L'antisémitisme est-il utilisé de manière opportuniste ou est-il structurel ?
Biographie de l'auteur Pierre-Jérôme Biscarat est responsable pédagogique de la Maison d'lzieu, mémorial des enfants juifs exterminés. Il est membre de la commission "Enseignement" de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, et siège au conseil scientifique du Mémorial de Caen. Il a notamment publié, avec Jean-François Forges, un Guide historique d'Auschwitz et des traces juives de Cracovie (Autrement) et Izieu, des enfants dans la Shoah (Fayard ?).
Phénomène protéiforme, les Empires français et britannique furent d'abord "informels", puis la course à l'empire à la fin du me siècle établit des gouvernements directs. Après la poussée décolonisatrice des années ig6o, les leviers de la puissance restèrent souvent aux mains des anciens empires ; on se mit alors à parler de néo-colonialisme. Mais les empires n'étaient pas seulement présents dans les Amériques, en Afrique ou en Asie. Ils se déployaient également dans les métropoles. Pour la plupart des Français et des Britanniques, la perte "là-bas" de possessions impériales paraissait coïncider avec l'arrivée "ici", menaçante pour leurs emplois et leur "mode de vie", d'immigrants issus des anciennes colonies. En réaction, de nouvelles hiérarchies furent imposées et de nouvelles définitions des identités nationales furent élaborées, faisant surgir une fracture coloniale aux lourdes conséquences au sein des sociétés britannique et française. En retraçant l'histoire de deux empires depuis le XIXe siècle, Robert Gildea explique les mythes liés à leur création, puis leurs mutations. L'auteur, à travers une réflexion courageuse, originale et essentielle, montre ainsi que la perte de l'empire a fini par engendrer de nouveaux fantasmes d'empire, lesquels ont à leur tour aggravé les antagonismes coloniaux et influencé les choix politiques des sociétés contemporaines.
Si les trois fils de Philippe le Bel, qui régnèrent de 1314 à 1328, sont connus grâce aux livres de Maurice Druon et à la série qui en a été tirée - Les Rois maudits -, que savons-nous réellement de la vie et de l'action des derniers Capétiens ? La fiction a certes retenu les frasques de leurs épouses dans la tour de Nesle ou la supposée malédiction lancée depuis son bûcher par Jacques de Molay, mais la place de leurs règnes mérite en réalité d'être réévaluée. Pour comprendre la politique de Louis X (1314-1316), Philippe V (1316-1322) et Charles IV (1322-1328), et la dynamique qui entraîne la fin d'une dynastie qui régna sur la France pendant plus de trois siècles, l'auteure s'empare des pièces à la disposition de l'historien. Elle montre alors qu'en parachevant l'oeuvre de leur père, les trois frères ont, chacun avec leur personnalité, posé les fondements de la France des Valois et comptent eux aussi parmi les artisans de la construction de la monarchie française.
Personne ne comprend au bon moment ", écrit Goethe dans Le Divan. Serait-il ainsi trop compliqué de comprendre la grandeur d'un empire, la République, l'octroi de la citoyenneté, la figure de l'étranger, l'Algérie, le Moyen-Orient, les Arabes, les musulmans, les cités contemporaines, la Marche des Beurs, l'Attentat, l'assimilation ? Comment est-on passé, depuis 1989, du " beur " au " musulman " puis à " l'islamiste " ? Telles sont les questions posées par Saber Mansouri dans cet essai aussi original qu'accessible, et non dénué d'humour. Alors refaire la France, ce n'est pas la culpabiliser. C'est initier sa renaissance sans lui demander une réparation financière des crimes commis pendant la colonisation, sans fantasmer un " grand remplacement " pour gagner le pouvoir, mais en exigeant d'elle l'estime de ses propres citoyens, ceux qui prient et ceux qui ne croient plus. C'est gouverner sans raconter d'histoires en somme, avec l'unique philosophie vertueuse : l'estime des siens, de tous les siens.
Si Richard Wagner est célébré pour le génie de sa musique, il est également l'auteur de textes en prose profondément antisémites, rassemblés dans ses Oeuvres complètes. Or ces essais eurent un puissant impact, tout comme l'esthétique de ses opéras, sur Adolf Hitler. Né six ans après la mort du compositeur, il avait pris, depuis l'adolescence, l'auteur de L'Anneau du Nibelung pour modèle. Pour mieux cerner la place du compositeur dans l'idéologie nazie et la pensée du Führer, et dans le sillage des analyses selon lesquelles l'histoire allemande a pris "un chemin particulier" entre 1850 et 1950 au sein de la modernité occidentale, Fanny Chassain-Pichon croise les parcours des deux hommes. Elle montre comment chaque période de la vie de Wagner a pu être, à l'âge équivalent, une inspiration pour Hitler, et ce jusque dans la mise en scène de sa propre mort. On comprend ainsi comment la passion esthétique d'Hitler, née à la source wagnérienne, eut une influence considérable sur l'idéologie du IIIe Reich.