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Rivesaltes fictions / Question suivante
Bady Vincent ; Biscarat Pierre-Jérôme
THEATRALES
11,00 €
Épuisé
EAN :9782842606718
Les lieux ont-ils une mémoire ? Vincent Bady répond par l'affirmative et parcourt l'histoire tourmentée du camp de Rivesaltes. Ce camp militaire des Pyrénées Orientales a connu plusieurs types de prisonniers au cours d'une chronologie presque ironique si elle n'était pas si terrible. Dans un bal des spectres mis en musique par une journaliste prompte à toujours poser la question suivante et un préfet protecteur de l'image de l'Etat, l'auteur les convoque tous : républicains espagnols de la retirada, juifs avant leur déportation, prisonniers de guerre allemands, partisans de l'Algérie indépendante, harkis en transit, jusqu'aux sans-papiers en rétention administrative... A partir de documents d'archives, d'objets du quotidien de tous ces passants de l'Histoire, mais également d'éléments fictionnels, l'auteur invente une matière théâtrale poétique et politique potentiellement portée par deux acteurs ou par une multitude, en écho à tous ces fantômes anciens ou plus récents qui n'ont pas fini de hanter notre République.
Résumé : Le texte de l'Evangile dans la traduction liturgique de la Bible. Un commentaire patristique de l'Evangile de chaque dimanche et de chaque solennité. Les Pères de l'Eglise, grecs et latins, orientaux et occidentaux, constitutifs de la Tradition : de l'Antiquité au Moyen Age. Un index des lectures bibliques. Références bibliques et bibliographiques précisées en fin de volume. Les Pères de l'Eglise sont ici revisités et font entendre leur modernité et leur pertinence pour aujourd'hui. L'intelligence spirituelle des Pères, leur éloquence et la force de leur prédication, vise ici non plus seulement un public monastique ou religieux, comme c'est le cas de la plupart des lectionnaires, mais tous les laïcs, quelle que soit leur situation.
Irénée est unique parmi les écrivains chrétiens des premiers siècles. Deuxième évêque de Lyon après le martyre des chrétiens de la ville en 177, ce Grec venu d'Asie mineure, auteur de la Démonstration de la prédication apostolique et du traité Contre les hérésies est considéré comme le "premier théologien systématique". Héritier des Eglises asiates et source majeure sur les courants gnostiques, sa pensée pionnière est sans équivalent et son oeuvre déploie un langage, accessible et proche des Ecritures, qui parle encore au lecteur moderne. Chez Irénée, la question de l'unité : unité des Eglises, unité de Dieu, unité de l'homme et du cosmos, unité des Ecritures, unité de l'histoire, se pose avec une acuité particulière, notamment par rapport aux gnostiques. Fidèle à sa conception de l'homme marquée par la croissance et la liberté, il propose moins l'unité comme un résultat que comme une méthode et un état d'esprit : cet Oriental devenu évêque en Occident pense moins l'unité en tant qu'objet qu'en tant que dynamique.
Panarion, livre I (hérésies 1 à 25) Voici la fameuse " boîte à remèdes ", ou Panarion, qui a valu à son auteur d'être tenu pour le grand hérésiologue de son temps : vers le milieu des années 370, Epiphane, évêque de Salamine, y consigne l'étude de quatre-vingts hérésies, conservant par là-même des textes et des informations uniques sur les dossiers les plus sensibles. Une somme capitale pour la connaissance du christianisme des premiers siècles, des courants divers qui l'ont traversé, des polémiques et des débats doctrinaux qui ont opposé la " Grande Eglise " à ceux qu'elle marginalisait ou excluait au moyen du grief d'hérésie. Après une introduction générale et un résumé des quatre-vingts hérésies, ce volume contient le premier tome du livre I, avec ses préfaces, qui compose un tableau des " hérésies " non chrétiennes (Hérésies 1 à 20 : barbarisme, scythisme, hellénisme, judaïsme, stoïciens, platoniciens, pythagoriciens, épicuriens, Samaritains, esséniens...), et la première partie du tome II, avec les Hérésies 21 à 25 (simoniens, Ménandre, Satornil, Basilide, nicolaïtes) précédées de l'exposé Sur l'Incarnation. Un document fondamental sur le rapport du christianisme avec les païens, les juifs, les philosophes grecs et les gnostiques, qu'il permet de mieux connaître.
La chapelle de Ronchamp construite en 1955, classée en 1967, est un bel exemple des premières protections de l'architecture contemporaine réalisées sous l'impulsion d'André Malraux. L'oeuvre de Le Corbusier est aujourd'hui consacrée au titre du patrimoine mondial de l'Unesco. Elle illustre certaines des mutations de la loi de 1913, en particulier son évolution et sa capacité à intégrer, dans la pléiade des monuments historiques, de nouvelles formes architecturales et patrimoniales. Cet ouvrage s'intéresse à cette importante loi "sur le métier", durant une période longue, courant du décret d'application de 1924 à l'époque contemporaine. Comme dans le précédent ouvrage publié en 2013 sur la genèse de cette loi sur les monuments historiques, ce volume passe par un dialogue entre le droit, l'histoire et les sciences de la conservation. En quoi cette histoire singulière d'une loi fondatrice nous aide-t-elle à comprendre le droit contemporain ? En plus de cent ans, près de soixante lois en ont modifié le contenu dans des termes variables. Mais le texte se révèle d'une grande robustesse. La stabilité de ce droit est sans aucun doute liée à la plasticité des notions, en particulier celle d'intérêt d'art ou d'histoire, dont l'interprétation permettra de faire entrer dans le champ patrimonial de nouveaux objets. Après la codification en 2004, cette législation continue d'être emblématique dans le champ du droit du patrimoine.
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.