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De St-Denys Garneau : lettres
Biron Michel
PU MONTREAL
54,00 €
Épuisé
EAN :9782760642263
Pour la première fois, en un seul volume, le public pourra lire l'intégralité des lettres de Garneau dans un ouvrage suivant les règles de l'art de l'édition savante et critique. Réunissant 460 lettres du poète, dont plus du tiers sont entièrement ou partiellement inédites, cette nouvelle édition fournit un appareil critique complet, qui tient compte de l'ensemble des travaux consacrés à Garneau. Une introduction permet de situer sa correspondance et d'en saisir l'intérêt à la fois historique et littéraire. Chaque lettre est établie et annotée de façon à assurer le maximum de lisibilité et afin que les chercheurs puissent s'y référer. De Saint-Denys Garneau (1912-1943) est l'auteur de Regards et jeux dans l'espace (1937), considéré comme l'un des plus importants recueils de la poésie québécoise.
Michel Biron propose une lecture innovante du roman québécois contemporain à partir de la notion de vertige, définie par Camille de Toledo comme la condition même du sujet d'aujourd'hui face à un monde dont le sol se dérobe constamment sous ses pieds. L'analyse attentive d'une dizaine d'oeuvres parmi les plus originales et les plus mémorables parues depuis 2000 montre à quel point le vertige a une résonance particulière au Québec, où le sentiment d'irréalité a une longue histoire. Contrairement aux héros des tragédies historiques, les personnages ici évoqués vivent dans un monde non conflictuel qui les plonge dans le tournis infini du temps, celui du grand loisir. Ce non-conflit représente un véritable défi narratif, éthique et esthétique, car comment raconter l'histoire d'un sujet qui ne cesse d'éprouver sa mélancolie et son évanescence ? Sous la loupe de l'essayiste, les personnages inventés par Nelly Arcan, Marie-Claire Blais, Maxime Raymond Bock, Michael Delisle, Nicolas Dickner, Dominique Fortier, Suzanne Jacob, Dany Laferrière, Key Lambert et Patrick Nicol semblent témoigner de nouvelles quêtes de sens auxquelles cherche à répondre la littérature québécoise depuis 2000.
Cet aide-mémoire regroupe l'information directement exploitable nécessaire aux acteurs industriels pour les aider à choisir les méthodes de transformation des plastiques les mieux adaptées. L'ouvrage décrit synthétiquement : ? les choix stratégiques concernant la conception, la sélection des grades, les éléments industriels et économiques des principaux procédés, les volumes de production et les coûts de transformation ; ? les procédés de première transformation : notamment moulage, extrusion, transfert, calandrage, infusion, drapage, procédés de prototypage ou de fabrication rapide, transformation en phase liquide ; ? les procédés de seconde transformation et de finition : thermoformage, usinage, assemblage, chaudronnage, confection, finition, réparation ; ? des éléments prospectifs sur les grands axes d'évolution des procédés de transformation des plastiques illustrés par dix exemples concrets. Cet ouvrage constitue un précieux outil d'aide à la décision pour les ingénieurs et techniciens, concepteurs, utilisateurs, designers, formateurs et étudiants ayant régulièrement à traiter des problèmes de production de pièces plastiques.
Bertrand Jean-Pierre ; Biron Michel ; Denis Benoît
Parmi les littératures dites francophones, la littérature belge occupe une place particulière. Proches géographiquement et culturellement de la France, citoyens d'un État "jeune", ses écrivains n'ont cessé de chercher à marquer leur différence avec Paris tout en subissant son attraction. C'est une histoire renouvelée de cette littérature (la première publiée en France) qui est proposée ici. Prenant comme point de départ la création de l'Etat belge sous le patronage des puissances européennes en 1830, l'ouvrage, plutôt que de traiter de grandes périodes ou de genres principaux, s'attache à une cinquantaine d'événements relevant tantôt de la vie littéraire au sens strict (publication d'une ?uvre ou d'une revue marquante, signature d'un manifeste...), tantôt du contexte plus largement culturel, politique ou social. Autant d'événements qui permettent de comprendre à la fois l'originalité, l'évolution et les contradictions d'une littérature nationale dont l'identité et la définition ne vont pas de soi. Chaque chapitre se présente sous la forme d'un petit essai et est suivi de rapprochements avec d'autres dates et d'autres pistes de lecture. Le lecteur pourra de cette façon naviguer à sa guise dans le volume. Il peut ainsi aller du 3 février 1856 (où Félicien Rops fait paraître le premier numéro d'Uylenspiegel) à 1995 (quand Une paix royale vaut à Pierre Mertens d'être traduit en justice), en passant par 1893 (date de la mise en scène de Pelléas et Mélisande par Lugné-Poe), 1929 (la naissance de Tintin), 1931 (le lancement de la série des Maigret) ou encore 1966 (les adieux de Brel à la scène)... Au fil de ces explorations, le lecteur rencontrera des noms qui lui sont familiers, tels Maeterlinck, Verhaeren, Simenon, Michaux ou encore Hergé. Cette histoire réunit un nombre important de chercheurs, tant de la Belgique (francophone et néerlandophone) que de l'étranger, qui témoignent de la richesse des études menées aujourd'hui sur la littérature belge
La récente découverte de nombreuses lettres inédites de Garneau est à l'origine du présent essai. Elle invite à une relecture de l'ensemble de sa correspondance, qui ne peut plus simplement être considérée comme un à-côté de l'oeuvre tant elle relie et dynamise tous les morceaux de celle-ci. Peu d'écrivains se sont investis avec autant d'intensité que De Saint-Denys Garneau dans l'écriture épistolaire. Durant sa courte vie (1912-1943), il a écrit des lettres d'amitié et d'amour remplies d'intelligence, d'humour et de pathos, qui révèlent les différentes facettes de son être. Derrière l'écrivain réputé austère et reclus se profile un personnage inattendu, qui aborde de façon très libre et incarnée la question centrale de tous ses écrits : comment être ? Dans l'espace privé de la lettre, sans les contraintes et la retenue imposées par la publication, Garneau trouve un lieu idéal pour s'écrire et construire ce qu'on propose d'appeler sa fiction de soi. Michel Biron est professeur au Département des littératures de langue française, de traduction et de création de l'Université McGill. Il a publié notamment De Saint-Denys Garneau. Biographie (Boréal, 2015) et a été l'éditeur des Lettres de Garneau (Presses de l'Université de Montréal, coll. "bnm" , 2020).
En se penchant sur l'histoire des enfants handicapés physiques du Québec, ce livre éclaire un passé méconnu et rend compte des représentations sociales de ces enfants et de l'évolution des divers services qu'on leur a offerts pendant près d'un siècle, entre 1920 et 1990. L'autrice aborde les thèmes de l'assistance, de l'éducation et de la santé en s'appuyant sur un vaste corpus d'archives qui met au jour l'histoire de certaines associations philanthropiques jusqu'ici demeurées dans l'ombre. Des entrevues enrichissent la narration et brossent un portrait inédit de ces enfants dont le statut a été déterminé par une double tension : entre exclusion et intégration, d'une part, et entre médecine et éducation sociale, d'autre part. Ces dynamiques contradictoires révèlent, de façon nuancée et sensible, trois figures de l'enfance handicapée : la victime angélique, l'enfant-citoyen réadapté et le monstre. Comment se construit une norme ? Comment s'expriment les phénomènes de rejet, de ségrégation et d'exclusion dans une société? De quelle façon les mouvements de défense des droits de "l'enfance irrégulière" se sont-ils organisés au Québec ? Autant de questions fondamentales qui intéresseront les étudiants, les professionnels et le grand public ouvert aux questions éthiques et sociales touchant l'enfance et le handicap.
En littérature comme en politique, quelles sont les conditions d'émergence des discours singuliers ? Sans prétendre épuiser une aussi difficile question, cet essai l'aborde par le biais du récit, posant par hypothèse qu'un récit diffus et structurant parcourt l'ensemble du discours culturel et le contraint. Ce récit commun, Micheline Cambron tente de le retracer, entre 1967 et 1976, avec des textes aussi différents, à première vue, que les chansons de Beau Dommage, les articles de Lysiane Gagnon sur l'enseignement du français, les monologues d'Yvon Deschamps, la pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, les poèmes de Gaston Miron et L'hiver de force de Réjean Ducharme. Cet essai, qui s'interroge sur le type d'histoire que nous nous racontions en ces années-là, reconstruit avec bonheur tout l'intelligible d'une époque au Québec. S'il s'adresse d'abord au lecteur de littérature québécoise, il se révélera également précieux pour tous ceux qui aiment réfléchir sur la dimension sociale du langage et de la littérature.
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."
Les deux livres réunis ici démontrent clairement toute la contemporanéité des écrits de celle qui a contribué à l'implantation du discours féministe au Québec. On n'a qu'à ouvrir le livre au hasard des pages pour constater la pertinence et l'actualité des propos de l'essayiste en un temps où la parole féministe a bien besoin de ses racines. Le prouve aussi cet extrait de la main de l'auteure : "Je suis violente et j'ai horreur de la violence. Horreur des violences qui m'ont été faites et qui sont tapies en moi, couchées là, endormies et prêtes à se relever, à courir comme de grandes folles, irrépressibles, mauvaises comme des eaux déchaînées. Ces violences, je n'ai pu les tuer, on ne tue pas la violence, on ne l'évacue pas, on l'occulte, on la range, mais elle est là, indocile, indomptable."