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Bernanos face aux imposteurs
Birnbaum Jean
GARNIERPARIS
5,90 €
Épuisé
EAN :9782351841280
Soldat de la plume, Georges Bernanos fustige un monde livré aux imposteurs. Esprit libre, il s'en prend d'abord aux trahisons de sa propre famille politique. Révolté par l'opportunisme de ses compagnons monarchistes, il finira par rompre avec l'Action française de Charles Maurras. Indigné par l'attitude du clergé espagnol durant la "croisade" franquiste, ce fervent catholique signera la charge la plus impitoyable qui ait été écrite contre les compromissions de l'Eglise. Révolté par les crimes nazis, cet antisémite de culture rendra hommage à l'héroïsme des combattants du ghetto de Varsovie. Face aux imposteurs, Bernanos veut restaurer une parole authentique. Voilà pourquoi cette anthologie est structurée par cinq mots-clés auxquels il a voulu restituer leur vocation originelle : France, enfance, Eglise, peuple, honneur. "Nous referons des mots libres, pour les hommes libres", lance-t-il. C'est ici que ses romans rejoignent ses écrits de combat. Et que la littérature devient aventure spirituelle.
Le temps, avec l?espace, disait Emmanuel Kant, constitue la «forme a priori» de notre sensibilité : horizon à travers lequel nous faisons l?expérience du monde, il structure notre façon d'aller à la rencontre de ce qui est. Or, selon nombre d?observateurs, la modernité semble désormais compromettre les conditions de cette rencontre. Tout va de plus en plus vite : entre fast-food, speed dating et haut débit, notre époque se distingue par la toute-puissance de la vitesse. Ce qui est en jeu, ici, ce n?est plus seulement l?emballement de l?innovation technique, mais l?accélération du réel lui-même. Telle est l?une des désillusions du progrès : plus nous sommes équipés de machines, d?appareils censés nous faire gagner du temps, et plus nous avons le sentiment d?en manquer. On entendra ici des voix dissidentes : non, il n?est pas inéluctable que dans les relations sociales comme dans la vie intime, en politique comme en amour, notre quotidien soit marqué par l?urgence, que la tyrannie du court terme comprime l?espace, que le triomphe de l?immédiat rende impossible toute vie au présent. La meilleure réponse à la question «Où donc est passé le temps ?» est un éloge de notre liberté de dire «non».
Résumé : Dans nos démocraties contemporaines, le pouvoir passe souvent pour être introuvable. Les gouvernants se voient régulièrement soupçonnés de n'être que les pantins des "vrais" puissants, les marionnettes de forces situées en dehors de tout contrôle populaire. En même temps, chacun a plus ou moins conscience que le propre de la démocratie, c'est de faire en sorte que le pouvoir soit partout et nulle part, qu'on ne puisse mettre la main dessus, qu'il n'appartienne à personne, et surtout pas à ceux qui l'exercent - bref qu'il soit un "lieu vide" . Si le pouvoir est un lieu vide, il n'y a pas de conjonction possible entre le pouvoir, la loi et le savoir ; pas de monarque absolu, de Führer ni de Duce, moins encore de Secrétaire général omniscients. En sorte que la question du pouvoir donne lieu à un questionnement interminable, sur sa nature, sa source, son efficace. Parce qu'il n'est jamais là où l'on croit, le pouvoir déçoit forcément. Mais pour demeurer démocratique, il lui faut échapper à tous. Ce paradoxe concentre beaucoup des questions qui enflamment nos débats politiques les plus contemporains. Il nourrit les réflexions de cet ouvrage.
Résumé : Parce qu'on l'associe spontanément, aujourd'hui, à une série d'inquiétudes portant sur la culture, les traditions, les manières de vivre, et parce qu'elle peut nourrir une rhétorique d'exclusion, voire de violente intolérance, la notion d'identité est parfois réduite à ses enjeux les plus périlleux. Or elle dépasse de loin ces seuls débats. Avant même de toucher à la politique, la question de l'identité s'impose à tout individu conscient, sous la forme de ce mystère que Francis Wolff résumait ainsi : "Je suis toujours le même comme une chose et pourtant je suis, comme les événements, cause de certains événements, mes actes. Je change sans cesse et pourtant je suis toujours celui que j'ai toujours été. Mystère de l'identité : qui suis-je ? " Cette interrogation, qui engage la façon dont une vie peut faire continuité, concerne chacune et chacun. Evacuer "l'identité", en faire un mot maudit, un mot moisi, sous prétexte qu'il provoquerait une dérive "essentialiste", ce serait passer à côté de l'essentiel. Ce serait ignorer que, pour déconstruire l'identité, il faut d'abord en affirmer l'épaisseur humaine, et même, peut-être, en revendiquer la puissance émancipatrice.
Résumé : Au début, on pouvait croire à une mode passagère. Et puis la vogue est devenue lame de fond : aujourd'hui, l'amour de la philosophie constitue une passion partagée. Comme si notre société renouait avec une promesse des Lumières, que Diderot résumait ainsi : "Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire ! " Voilà pourquoi on lira ici une réflexion critique : en effet, l'espérance de la "philo pour tous" menace sans cesse de nourrir le marketing démagogique du "développement personnel" . Une réflexion politique attentive au genre, aussi, car bien que la pensée n'ait pas de sexe, le masculin l'emporte dans l'image commune que l'on se fait du "philosophe". Une réflexion pédagogique et paradoxale : si philosopher, c'est "penser par soi-même", ce geste autonome peut-il s'en remettre à une parole enseignante ? Une réflexion historique et culturelle, enfin, car il faut se demander ce qu'il en est de la philosophie ailleurs qu'en Occident. La pratique de la philosophie nous amène à nous défaire de nos certitudes et à nous bricoler une éthique en actes, qui nous permet de tenir bon, de nous tenir bien : apprendre à philosopher, c'est apprendre à être libre. Voilà une urgence collective et un impératif pour tous.
Ils ont fustigé la République, brocardé la modernité, bataillé pour la défense du trône et de l'autel. Polémistes par amour du verbe, rebelles par haine du présent, insoumis par fidélité à la tradition royaliste, les chantres de la contre-révolution ne se sont pas relevés du fourvoiement d'une partie des leurs sous le régime de Vichy. De Rivarol à Roger Nimier, de Joseph de Maistre à Pierre Boutang, de Louis de Bonald à Michel Mohrt en passant par Chateaubriand, Balzac, Barbet d'Aurevilly, Charles Maurras, Georges Bernanos, voici réunis les grands textes d'une sensibilité irréductible aux classifications simplificatrices. Entre littérature et politique, anarchisme de droite et réaction, dandysme hussard et traditionalisme, ces anticonformistes ont voulu incarner le versant chevaleresque de l'esprit rebelle français.
Communistes, chrétiens, tiers-mondistes, grandes plumes et anonymes, intellectuels, hauts fonctionnaires, éditeurs, avocats, victimes, soldats, ils ont dénoncé la torture qui, pendant la guerre d'Algérie, devient un rouage du vaste système répressif déployé par l'armée. Beaucoup étaient habités par le souvenir de la Résistance: pour eux, l'armée française ne pouvait torturer car la torture, c'était la Gestapo. Pour d'autres, c'était là le vrai visage de la colonisation. Voici réunis dans cette anthologie l'écrivain catholique François Mauriac, le psychiatre et philosophe de l'anticolonialisme Frantz Fanon, l'historien Pierre Vidal-Naquet, le général Pâris de Bollardlère, l'avocat tiers-mondiste Jacques Vergès, et bien sûr Henri Alleg, l'auteur de La Question, ou encore Jean-Paul Sartre, qui ont été, avec d'autres, les acteurs de cette " guerre de l'écrit", une guerre contre le silence étouffant, contre la censure, contre le mensonge.
Inconditionnel de la République, rebelle par amour de la Justice, passion de l'égalité, rejet des conservatismes et de la réaction bourgeoise, Léon Blum a marqué de son empreinte l'histoire du socialisme français. Anticonformiste, il défend les avant-gardes littéraires, fustige l'institution du mariage et milite pour le droit de vote des femmes. Devenu homme d'Etat avec la victoire du Front populaire, il reste critique envers la République quand elle trahit ses engagements, mais combat ses ennemis quand elle est en danger. L'artisan de la semaine de 40 heures et des congés payés affronte avec courage les juges du régime de Vichy lors de son procès en 1942, qu'il transforme en vibrant plaidoyer pour les institutions démocratiques. Voici réunis les grands textes de cet insoumis qui, sa vie durant, n'a jamais cessé de défendre sa vision d'un socialisme humaniste, dans le sillage de Jaurès.
Infirmer les dogmes de l'Eglise, dénoncer les abus de la monarchie, railler l'arrogance des nantis, la bêtise des censeurs, la prétention des courtisans : Voltaire l'insoumis préfigure " l'esprit " de la Révolution française ; il annonce à travers ses écrits le cataclysme de 1789. Voici réunis les grands textes de combat de la raison contre l'obscurantisme, des Lumières contre le fanatisme, de l'opinion publique contre l'autorité judiciaire : Voltaire incarne toutes ces luttes, ferment d'une pensée contestataire qui entre en résonance avec notre temps. Essais, fictions, théâtre, pamphlets, correspondance : cette anthologie fait revivre la grande voix du philosophe de Ferney, pour la justice et contre l'arbitraire.