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Le complexe des trois singes. Essai sur l'animalité humaine
Bimbenet Etienne
SEUIL
24,00 €
Épuisé
EAN :9782021174748
Quelque chose a changé dans notre rapport aux animaux. La " cause animale " est à l'ordre du jour, et le vivant humain est désormais plus essentiellement animal qu'humain. Cela s'appelle un zoocentrisme : au centre de notre humanité, l'animalité. En apparence, nous avons tout à gagner à cette nouvelle image de l'homme. Elle nous vient de la biologie de l'évolution, qui nous a situés, quelque part dans l'ordre des primates, en bonne compagnie avec nos cousins les grands singes. Elle est aussi un appel à réformer et à moraliser nos relations avec les animaux que nous exploitons : on respecte d'autant mieux qui nous ressemble. Enfin l'animalité humaine fait de nous des esprits forts, qui ont su en finir avec les dualismes et les grands partages métaphysiques d'antan. Bref : c'est à tous égards une pensée progressiste, car ouverte à la science, généreuse envers les animaux, et philosophiquement éclairée. Il se pourrait pourtant que ces raisons d'en finir avec la différence homme-animal ne soient qu'un ensemble de pensées bancales qui, entre oubli des sciences humaines, réduction de la vie humaine à sa seule vulnérabilité et déni de ce que nous vivons en première personne, composent finalement le portrait idéologique d'un progressisme stérile. Pouvons-nous échapper au " complexe des trois singes ", ces trois façons de méconnaître ce que nous vivons et faisons comme vivants humains ? Et pouvons-nous imaginer un progressisme de vérité conscient de tout ce que nous devons aux animaux sans pour autant renier ce que nous sommes ? Etienne Bimbenet est professeur de philosophie contemporaine à l'université Bordeaux Montaigne. Il est notamment l'auteur de L'Animal que je ne suis plus (Gallimard, 2011), et de L'Invention du réalisme (Cerf, 2015).
Plus personne ou presque ne doute aujourd hui de notre origine animale. Elle est ce qu on appelle un acquis scientifique. C est une chose pourtant de savoir que nous provenons de l animal; c en est une autre de se réapproprier ce savoir pour en faire l objet d une véritable expérience de pensée. Il se trouve en effet que nous ne savons dire cette origine qu en des mots ou trop humains l'homme comme être humain ou trop naturels l homme comme animal humain. D un côté l humanisme donne tout à l homme: la Pensée ou la Raison, la Socialité ou la Technique, autrement dit des qualités absolues, qui font d emblée de l homme un être hors nature ou métaphysique. D un autre côté nous savons, par toute la science qui est aujourd hui la nôtre, que nous sommes une espèce advenue et même tard venue dans l histoire de la nature. Entre l humanisme qui est spontanément le nôtre en tout langage, et le naturalisme avéré par la science, nous visons mal notre humanité parce qu elle s annonce à mi-chemin de deux perspectives adverses, et dont chacune, en réalité, paraît vraie jusqu au bout. Le rapport de l homme à l animal a rarement fait l objet d un examen philosophique rigoureux. La philosophie peut-elle se prévaloir, en cette affaire, d une méthode axiologiquement neutre? Aura-t-elle quelque chose à nous dire d aussi convaincant qu une conviction morale, et qui sache ne pas se laisser intimider par elle?
Peut-on aujourd'hui, en dépit d'une mort indéfiniment annoncée, construire un discours rationnel sur l'homme? Peut-on faire de notre humanité, de notre rapport à la vie, de nos origines, le thème d'un authentique étonnement philosophique? A cette question, l'oeuvre de Merleau-Ponty répond par un déplacement décisif du regard. C'est moins de l'homme dont il s'agit, que de la nature qui fait l'homme: la question anthropologique le cède à une philosophie de la nature, seule capable de restituer à notre humanité ce qui lui revient en propre. D'où le paradoxe d'une humanité sans l'homme, rendue à l'efficace de ses pouvoirs naturels; d'où l'étrange figure d'un être par principe imminent, ramené aux conditions naturelles de son surgissement. Mais le phénomène humain est une seconde fois suspendu, en direction d'une problématisation de type ontologique vouée à redéfinir l'ensemble des catégories du discours philosophique. Cette réforme de notre entendement ne laisse indemne aucune des sciences humaines que Merleau-Ponty aborde - psychologie de la forme, psychologie de l'enfant, psychanalyse, sociologie, linguistique. Chacune de ces sciences, aiguisée par un travail épistémologique austère et enrôlée dans un véritable questionnement ontologique, éclaire bien des phénomènes qu'une anthropologie dogmatique aurait laissés dans l'ombre. C'est comme s'il fallait cesser de parler de l'homme pour en bien parler: deux fois décentré, le voici rendu à lui-même sous une forme désormais concrète. La mort de l'homme, débarrassée de ses ressentiments distributionnaliste et réductionniste, apparaît comme le revers négatif d'une réflexion anthropologique rigoureuse, consciente des bouleversements théoriques qu'elle engage. Biographie de l'auteur Étienne Bimbenet, ancien élève de l'École Normale Supérieure, est Maître de conférences en philosophie à l'Université Jean Moulin-Lyon III.
Y a-t-il une vie après Merleau-Ponty ? Peut-on considérer l'oeuvre du phénoménologue français, non pas comme un objet d'exégèse, mais plutôt comme une matrice philosophique encore féconde aujourd'hui ? Faut-il prendre au sérieux la synthèse attendue de l'empirique et du transcendantal, la réconciliation programmée de la philosophie et de la science, bref le géométral de l'ambiguité ? C'est le pari que lance cet ouvrage : confrontant Merleau-Ponty à d'autres qui vinrent après lui, et chez qui sa pensée mène une vie seconde, il tente de montrer que le paysage conceptuel merleaupontien est encore le nôtre, et qu'il n'a rien perdu de son relief. Merleau-Ponty et Foucault, Merleau-Ponty et Bourdieu, Merleau-Ponty et les neurones miroirs... : autant de dialogues fictifs, engageant l'essentiel d'une pensée dans des prolongements inattendus, lui posant des questions qu'elle ne se posait pas forcément, la poussant sur des chemins nouveaux pour elle. Où l'on verra que l'étonnante torsion que Merleau-Ponty avait imprimée à la phénoménologie husserlienne, la subjectivité transcendantale réformée depuis les pouvoirs du corps propre, et par là délestée de ses tentations absolutisantes, représentent une véritable proposition philosophique: une proposition riche de virtualités inexplorées, et qui a tout son avenir devant elle.
Résumé : Causeries "Le monde de la perception, c'est-à-dire celui qui nous est révélé par nos sens et par l'usage de la vie, semble à première vue le mieux connu de nous, puisqu'il n'est pas besoin d'instruments ni de calculs pour y accéder, et qu'il nous suffit, en apparence, d'ouvrir les yeux et de nous laisser vivre pour y pénétrer. Pourtant ce n'est là qu'une fausse apparence. Je voudrais montrer dans ces causeries qu'il est dans une large mesure ignoré de nous tant que nous demeurons dans l'attitude pratique ou utilitaire, qu'il a fallu beaucoup de temps, d'efforts et de culture pour le mettre à nu, et que c'est un des mérites de l'art et de la pensée modernes de nous faire redécouvrir ce monde où nous vivons mais que nous sommes toujours tentés d'oublier". Maurice Merleau-Ponty (1908-1961) Philosophe, professeur au Collège de France, il est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands représentants de la phénoménologie. Il est l'auteur d'une oeuvre qui a fait date, avec notamment Phénoménologie de la perception (1945) et L'Oil et l'Esprit (1960).
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick