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APRES MERLEAU-PONTY ETUDES SUR LA FECONDITE D UNE PENSEE
BIMBENET
VRIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782711623556
Y a-t-il une vie après Merleau-Ponty ? Peut-on considérer l'oeuvre du phénoménologue français, non pas comme un objet d'exégèse, mais plutôt comme une matrice philosophique encore féconde aujourd'hui ? Faut-il prendre au sérieux la synthèse attendue de l'empirique et du transcendantal, la réconciliation programmée de la philosophie et de la science, bref le géométral de l'ambiguité ? C'est le pari que lance cet ouvrage : confrontant Merleau-Ponty à d'autres qui vinrent après lui, et chez qui sa pensée mène une vie seconde, il tente de montrer que le paysage conceptuel merleaupontien est encore le nôtre, et qu'il n'a rien perdu de son relief. Merleau-Ponty et Foucault, Merleau-Ponty et Bourdieu, Merleau-Ponty et les neurones miroirs... : autant de dialogues fictifs, engageant l'essentiel d'une pensée dans des prolongements inattendus, lui posant des questions qu'elle ne se posait pas forcément, la poussant sur des chemins nouveaux pour elle. Où l'on verra que l'étonnante torsion que Merleau-Ponty avait imprimée à la phénoménologie husserlienne, la subjectivité transcendantale réformée depuis les pouvoirs du corps propre, et par là délestée de ses tentations absolutisantes, représentent une véritable proposition philosophique: une proposition riche de virtualités inexplorées, et qui a tout son avenir devant elle.
Résumé : L'être humain est un vivant particulier. Il va de soi pour lui que le monde existe et que ce monde, parce qu'il est réel, juge nos paroles, nos actes et nos convictions. Le vivant humain est "réaliste" : il croit à un monde plus vieux que lui et qui lui survivra. Comment une telle croyance a-t-elle pu advenir ? Comment le réalisme s'est-il inventé dans l'histoire de la vie ? A cette question la philosophie a fourni, au long de son histoire, un ensemble de réponses très diverses. L'être humain croit que le monde existe parce qu'il est un être parlant, ou un vivant déficient, ou un animal politique, etc. Mais que valent ces réponses lorsqu'on les examine et qu'on les discute pour elles-mêmes ? Et comment se défendent-elles, lorsqu'on les soumet au crible d'une enquête empirique appuyée sur l'éthologie animale, la psychologie de l'enfant ou la psycholinguistique ? C'est ainsi que le réalisme, dès lors qu'il s'entend comme une attitude tard venue dans l'histoire de la vie, somme la philosophie de repenser à nouveaux frais ses partages fondateurs : le réalisme et l'idéalisme, le transcendantal et l'empirique, l'universel et le nécessaire...
Peut-on aujourd'hui, en dépit d'une mort indéfiniment annoncée, construire un discours rationnel sur l'homme? Peut-on faire de notre humanité, de notre rapport à la vie, de nos origines, le thème d'un authentique étonnement philosophique? A cette question, l'oeuvre de Merleau-Ponty répond par un déplacement décisif du regard. C'est moins de l'homme dont il s'agit, que de la nature qui fait l'homme: la question anthropologique le cède à une philosophie de la nature, seule capable de restituer à notre humanité ce qui lui revient en propre. D'où le paradoxe d'une humanité sans l'homme, rendue à l'efficace de ses pouvoirs naturels; d'où l'étrange figure d'un être par principe imminent, ramené aux conditions naturelles de son surgissement. Mais le phénomène humain est une seconde fois suspendu, en direction d'une problématisation de type ontologique vouée à redéfinir l'ensemble des catégories du discours philosophique. Cette réforme de notre entendement ne laisse indemne aucune des sciences humaines que Merleau-Ponty aborde - psychologie de la forme, psychologie de l'enfant, psychanalyse, sociologie, linguistique. Chacune de ces sciences, aiguisée par un travail épistémologique austère et enrôlée dans un véritable questionnement ontologique, éclaire bien des phénomènes qu'une anthropologie dogmatique aurait laissés dans l'ombre. C'est comme s'il fallait cesser de parler de l'homme pour en bien parler: deux fois décentré, le voici rendu à lui-même sous une forme désormais concrète. La mort de l'homme, débarrassée de ses ressentiments distributionnaliste et réductionniste, apparaît comme le revers négatif d'une réflexion anthropologique rigoureuse, consciente des bouleversements théoriques qu'elle engage. Biographie de l'auteur Étienne Bimbenet, ancien élève de l'École Normale Supérieure, est Maître de conférences en philosophie à l'Université Jean Moulin-Lyon III.
Plus personne ou presque ne doute aujourd hui de notre origine animale. Elle est ce qu on appelle un acquis scientifique. C est une chose pourtant de savoir que nous provenons de l animal; c en est une autre de se réapproprier ce savoir pour en faire l objet d une véritable expérience de pensée. Il se trouve en effet que nous ne savons dire cette origine qu en des mots ou trop humains l'homme comme être humain ou trop naturels l homme comme animal humain. D un côté l humanisme donne tout à l homme: la Pensée ou la Raison, la Socialité ou la Technique, autrement dit des qualités absolues, qui font d emblée de l homme un être hors nature ou métaphysique. D un autre côté nous savons, par toute la science qui est aujourd hui la nôtre, que nous sommes une espèce advenue et même tard venue dans l histoire de la nature. Entre l humanisme qui est spontanément le nôtre en tout langage, et le naturalisme avéré par la science, nous visons mal notre humanité parce qu elle s annonce à mi-chemin de deux perspectives adverses, et dont chacune, en réalité, paraît vraie jusqu au bout. Le rapport de l homme à l animal a rarement fait l objet d un examen philosophique rigoureux. La philosophie peut-elle se prévaloir, en cette affaire, d une méthode axiologiquement neutre? Aura-t-elle quelque chose à nous dire d aussi convaincant qu une conviction morale, et qui sache ne pas se laisser intimider par elle?
Bimbenet-Privat Michèle ; Doux Florian ; Gougeon C
Dans ces trois volumes de catalogue raisonné sont étudiées les oeuvres en argent, en or, en plaqué et doublé d'argent exécutées de 1500 à 1800 en France et en Europe : au total 891 oeuvres réparties chronologiquement en 477 notices. La collection d'orfèvrerie du Louvre s'impose ainsi par son ampleur exceptionnelle. Sa lente constitution, opérée générations après générations, fait d'elle sans aucun doute la plus belle collection au monde. L'orfèvrerie du XVIIe siècle y est la mieux représentée, avec de nombreuses pièces de vaisselle des grands services de table royaux et princiers de l'Ancien Régime, mais le catalogue comprend également des objets de toilette, des accessoires mobiliers (flambeaux, miroirs, coffrets) et de l'orfèvrerie religieuse, en particulier celle issue du trésor de l'ordre du Saint-Esprit constitué à la fin du xvie siècle. Ses chefs-d'oeuvre, comme le coffre d'or des pierreries de Louis XIV, proviennent des collections personnelles du roi de France, mais aussi de celles des grands princes de la famille royale, comme le duc de Penthièvre et des souverains européens qui, comme Joseph Ier de Portugal, George III d'Angleterre ou Catherine II de Russie, furent les clients des plus célèbres orfèvres parisiens. A ces pièces exceptionnelles, dons ou legs des plus grands collectionneurs depuis le XIXesiècle, s'ajoutent celles de la collection Puiforcat entrée au Louvre en 1955, qui forme aujourd'hui, par le nombre de ses couverts et couteaux, une collection d'étude unique au monde. Aboutissement de trente ans de recherches, le catalogue en renouvelle totalement la connaissance en livrant au public de nombreuses découvertes inédites sur les techniques, le style, les provenances, l'héraldique, l'iconographie... Toutes les notices, abondamment illustrées, sont référencées par des sources d'archives, une bibliographie, les images et l'identification des poinçons relevés sur les objets ; elles décrivent et analysent les formes et les ornements et développent leurs aspects historiques et stylistiques. En annexe, un index, une table héraldique et 262 biographies d'orfèvres facilitent l'usage de cet ouvrage conçu pour devenir une référence pérenne.