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L'invention du réalisme
Bimbenet Etienne
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204104005
L'être humain est un vivant particulier. Il va de soi pour lui que le monde existe et que ce monde, parce qu'il est réel, juge nos paroles, nos actes et nos convictions. Le vivant humain est "réaliste" : il croit à un monde plus vieux que lui et qui lui survivra. Comment une telle croyance a-t-elle pu advenir ? Comment le réalisme s'est-il inventé dans l'histoire de la vie ? A cette question la philosophie a fourni, au long de son histoire, un ensemble de réponses très diverses. L'être humain croit que le monde existe parce qu'il est un être parlant, ou un vivant déficient, ou un animal politique, etc. Mais que valent ces réponses lorsqu'on les examine et qu'on les discute pour elles-mêmes ? Et comment se défendent-elles, lorsqu'on les soumet au crible d'une enquête empirique appuyée sur l'éthologie animale, la psychologie de l'enfant ou la psycholinguistique ? C'est ainsi que le réalisme, dès lors qu'il s'entend comme une attitude tard venue dans l'histoire de la vie, somme la philosophie de repenser à nouveaux frais ses partages fondateurs : le réalisme et l'idéalisme, le transcendantal et l'empirique, l'universel et le nécessaire...
Bimbenet-Privat Michèle ; Doux Florian ; Gougeon C
Dans ces trois volumes de catalogue raisonné sont étudiées les oeuvres en argent, en or, en plaqué et doublé d'argent exécutées de 1500 à 1800 en France et en Europe : au total 891 oeuvres réparties chronologiquement en 477 notices. La collection d'orfèvrerie du Louvre s'impose ainsi par son ampleur exceptionnelle. Sa lente constitution, opérée générations après générations, fait d'elle sans aucun doute la plus belle collection au monde. L'orfèvrerie du XVIIe siècle y est la mieux représentée, avec de nombreuses pièces de vaisselle des grands services de table royaux et princiers de l'Ancien Régime, mais le catalogue comprend également des objets de toilette, des accessoires mobiliers (flambeaux, miroirs, coffrets) et de l'orfèvrerie religieuse, en particulier celle issue du trésor de l'ordre du Saint-Esprit constitué à la fin du xvie siècle. Ses chefs-d'oeuvre, comme le coffre d'or des pierreries de Louis XIV, proviennent des collections personnelles du roi de France, mais aussi de celles des grands princes de la famille royale, comme le duc de Penthièvre et des souverains européens qui, comme Joseph Ier de Portugal, George III d'Angleterre ou Catherine II de Russie, furent les clients des plus célèbres orfèvres parisiens. A ces pièces exceptionnelles, dons ou legs des plus grands collectionneurs depuis le XIXesiècle, s'ajoutent celles de la collection Puiforcat entrée au Louvre en 1955, qui forme aujourd'hui, par le nombre de ses couverts et couteaux, une collection d'étude unique au monde. Aboutissement de trente ans de recherches, le catalogue en renouvelle totalement la connaissance en livrant au public de nombreuses découvertes inédites sur les techniques, le style, les provenances, l'héraldique, l'iconographie... Toutes les notices, abondamment illustrées, sont référencées par des sources d'archives, une bibliographie, les images et l'identification des poinçons relevés sur les objets ; elles décrivent et analysent les formes et les ornements et développent leurs aspects historiques et stylistiques. En annexe, un index, une table héraldique et 262 biographies d'orfèvres facilitent l'usage de cet ouvrage conçu pour devenir une référence pérenne.
Résumé : Quelque chose a changé dans notre rapport aux animaux. La " cause animale " est à l'ordre du jour, et le vivant humain est désormais plus essentiellement animal qu'humain. Cela s'appelle un zoocentrisme : au centre de notre humanité, l'animalité. En apparence, nous avons tout à gagner à cette nouvelle image de l'homme. Elle nous vient de la biologie de l'évolution, qui nous a situés, quelque part dans l'ordre des primates, en bonne compagnie avec nos cousins les grands singes. Elle est aussi un appel à réformer et à moraliser nos relations avec les animaux que nous exploitons : on respecte d'autant mieux qui nous ressemble. Enfin l'animalité humaine fait de nous des esprits forts, qui ont su en finir avec les dualismes et les grands partages métaphysiques d'antan. Bref : c'est à tous égards une pensée progressiste, car ouverte à la science, généreuse envers les animaux, et philosophiquement éclairée. Il se pourrait pourtant que ces raisons d'en finir avec la différence homme-animal ne soient qu'un ensemble de pensées bancales qui, entre oubli des sciences humaines, réduction de la vie humaine à sa seule vulnérabilité et déni de ce que nous vivons en première personne, composent finalement le portrait idéologique d'un progressisme stérile. Pouvons-nous échapper au " complexe des trois singes ", ces trois façons de méconnaître ce que nous vivons et faisons comme vivants humains ? Et pouvons-nous imaginer un progressisme de vérité conscient de tout ce que nous devons aux animaux sans pour autant renier ce que nous sommes ? Etienne Bimbenet est professeur de philosophie contemporaine à l'université Bordeaux Montaigne. Il est notamment l'auteur de L'Animal que je ne suis plus (Gallimard, 2011), et de L'Invention du réalisme (Cerf, 2015).
Depuis 1895, le cinéma reflète l'évolution de la société et témoigne de son temps. Outil privilégié du divertissement de masse, il est devenu une arme privilégiée de la propagande, consciente ou inconsciente, qui manipule l'opinion. Jérôme Bimbenet nous propose ici une synthèse chronologique et cognitive sur la naissance, le développement et l'enracinement de la propagande auxquels le cinéma a largement contribué au XXe siècle. Il y traite de la représentation du pouvoir et de l'interaction entre film et histoire. En effet, la technique et le vocabulaire iconique mis en ?uvre aujourd'hui sur le grand écran ou à la télévision s'inspirent bien souvent du langage propagandiste des totalitarismes de l'entre-deux-guerres, qui ont formalisé et structuré le cinéma de propagande. Ce qui nécessitait, comme c'est le cas d'une façon éclairante dans ce manuel, que soit précisément décrite la première période de l'histoire du cinéma (de Griffith à Eisenstein) sans laquelle on ne saurait comprendre les enjeux actuels d'une réflexion sur le rôle de l'image.
Peut-on aujourd'hui, en dépit d'une mort indéfiniment annoncée, construire un discours rationnel sur l'homme? Peut-on faire de notre humanité, de notre rapport à la vie, de nos origines, le thème d'un authentique étonnement philosophique? A cette question, l'oeuvre de Merleau-Ponty répond par un déplacement décisif du regard. C'est moins de l'homme dont il s'agit, que de la nature qui fait l'homme: la question anthropologique le cède à une philosophie de la nature, seule capable de restituer à notre humanité ce qui lui revient en propre. D'où le paradoxe d'une humanité sans l'homme, rendue à l'efficace de ses pouvoirs naturels; d'où l'étrange figure d'un être par principe imminent, ramené aux conditions naturelles de son surgissement. Mais le phénomène humain est une seconde fois suspendu, en direction d'une problématisation de type ontologique vouée à redéfinir l'ensemble des catégories du discours philosophique. Cette réforme de notre entendement ne laisse indemne aucune des sciences humaines que Merleau-Ponty aborde - psychologie de la forme, psychologie de l'enfant, psychanalyse, sociologie, linguistique. Chacune de ces sciences, aiguisée par un travail épistémologique austère et enrôlée dans un véritable questionnement ontologique, éclaire bien des phénomènes qu'une anthropologie dogmatique aurait laissés dans l'ombre. C'est comme s'il fallait cesser de parler de l'homme pour en bien parler: deux fois décentré, le voici rendu à lui-même sous une forme désormais concrète. La mort de l'homme, débarrassée de ses ressentiments distributionnaliste et réductionniste, apparaît comme le revers négatif d'une réflexion anthropologique rigoureuse, consciente des bouleversements théoriques qu'elle engage. Biographie de l'auteur Étienne Bimbenet, ancien élève de l'École Normale Supérieure, est Maître de conférences en philosophie à l'Université Jean Moulin-Lyon III.
Résumé : Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).
O'Donoghue Brendan ; McGlain Paula ; Rojinsky Math
Une excellente introduction à la philosophie pour tous ceux que cette discipline attire mais qui n'osent pas s'y plonger. Un ouvrage accessible, illustré et poétique qui initie en douceur aux grands questionnements et aux grandes doctrines philosophiques. Aventurez-vous dans l'étrange contrée qu'est la philosophie, en lisant d'étonnants contes et récits folkloriques et en découvrant les idées pionnières des grands penseurs. Laissez-vous guider vers la sagesse et laissez-nous changer la manière dont vous voyez autrui, le monde qui nous entoure ou encore la façon dont nous vivons sur Terre. A travers d'innombrables récits, contes et questionnements, Aventurez-vous en philosophie va développer votre curiosité, votre capacité à questionner le monde, votre aptitude à vous questionner et à penser par vous-même. Une invitation à la philosophie, dans l'esprit du Monde de Sophie.
Une brève histoire de la philosophie : De sa naissance en Grèce antique aux mouvements de pensée postmodernes, en passant par le courant de l'humanisme ou celui des Lumières. Les grands débats de la philosophie, avec 50 grandes questions : Les classiques : l'homme est-il un loup pour l'homme ? En quoi le langage est-il spécifiquement humain ? L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Les actuelles : l'embryon est-il une personne ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Peut-on dire qu'une civilisation est supérieure à une autre ? Faut-il protéger ou respecter la nature ? La morale a-t-elle sa place dans l'économie ? Un dictionnaire des auteurs et des concepts : Plus de 700 entrées consacrées aux philosophes, de Hannah Arendt à Ludwig Wittgenstein, et aux notions philosophiques majeures, d'absolu à vivant.
Résumé : Les Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. ?Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l'esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique post-coloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L'Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d'un mouvement qu'il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.