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Les gestes du chinois
Billeter Jean-François
ALLIA
9,00 €
Épuisé
EAN :9791030430936
Jean François Billeter démontre ce qui caractérise la langue chinoise, composée de mots monosyllabiques et invariables : ces mots sont reliés entre eux par des gestes intérieurs. Ils sont du même ordre que ceux qu'emploie le musicien pour lier les notes d'une partition musicale. Le sinologue apprend ainsi au lecteur à exécuter ces gestes, à les comprendre et à en éprouver la subtile beauté. Cet essai se fonde sur la conviction que ce n'est qu'en pratiquant le chinois, peu importe son niveau, qu'on pourra en avoir une connaissance minimale. Pas seulement à destination des spécialistes, l'ouvrage s'adresse à tout lecteur soucieux de mieux comprendre le phénomène extraordinaire du langage : universellement partagé, jamais parfaitement compris, et constamment en mouvement.
Dans ces cinq leçons prononcées au Collège de France sur l uvre de Tchouang-Tseu, figure tutélaire de la pensée taoïste, Jean François Billeter, en partant chaque fois du texte même, qu il traduit de façon scrupuleuse et sans a priori philosophique, parvient à faire émerger le sens d une pensée qui n a rien d abscons, déconcertante parfois mais toujours précise et profonde.
Rejetant l’idée communément admise selon laquelle la pensée de Thcouang-tseu serait impénétrable pour un esprit occidental moderne, car trop éloignée de nos concepts et de nos manières de penser, Jean-François Billetier nous propose ici une traduction et une discussion de certains passages de son œuvre, mettant en avant le caractère universel des thèmes qu’il aborde et l’intérêt impérissable de ses réflexions phénoménologiques.
Voici quelques mois, Jean François Billeter a perdu Wen, son épouse. Face à ce drame, l'auteur a décidé de faire oeuvre utile, de partager les sentiments qui l'ont traversé et les observations qu'il a pu faire dans cette période agitée. Dans ce récit entre confession et journal de bord, il décrit les "opérations salvatrices" qui se produisent en lui au fil du temps. Mais ces observations ne touchent ni la seule personne de l'auteur, ni celle de son épouse en particulier, mais quiconque se trouve confronté à une telle situation. De tels bouleversements sont riches en enseignements : ils nous apprennent "de quoi nous sommes faits". A la précision de l'observation s'ajoute la clarté du style, dans cet ouvrage qui répond à la nécessité de partager une expérience intime à caractère universel.
L'unique préoccupation du calligraphe chinois est de donner vie aux caractères, de les animer sans les forcer en rien. Il met sa sensibilité au service de l'écriture puis en vient, par un renversement subtil, à se servir de l'écriture pour exprimer sa sensibilité personnelle.
La Chine est de plus en plus présente dans le monde, mais elle en est en même temps comme absente. Nous n'entendons pas sa voix. Jean François Billeter
Résumé : Nous avons perdu notre foyer, c'est-à-dire la familiarité de notre vie quotidienne. Nous avons perdu notre travail, c'est-à-dire l'assurance d'être de quelque utilité en ce monde. Nous avons perdu notre langue, c'est-à-dire le naturel de nos réactions, la simplicité de nos gestes, l'expression spontanée de nos sentiments. Hannah Arendt.