Rejetant l’idée communément admise selon laquelle la pensée de Thcouang-tseu serait impénétrable pour un esprit occidental moderne, car trop éloignée de nos concepts et de nos manières de penser, Jean-François Billetier nous propose ici une traduction et une discussion de certains passages de son œuvre, mettant en avant le caractère universel des thèmes qu’il aborde et l’intérêt impérissable de ses réflexions phénoménologiques.
Je m'inscris donc en faux contre une sorte d'accord tacite que les sinologues paraissent avoir établi entre eux. Le texte serait si difficile, son état si problématique, la pensée qui s'y exprime si éloignée de la nôtre que ce serait de la naïveté ou de l'outrecuidance de prétendre le comprendre exactement. Mon intention est de briser ce préjugé. Je ne le ferai pas en essayant d'imposer une lecture particulière, mais en exposant comment je m'y suis pris pour tenter de comprendre le Tchouang-tseu, en présentant quelques résultats que je tiens pour acquis, mais en faisant aussi état de mes doutes et des questions que je me pose. Je souhaite donner une idée des découvertes que l'on fait quand on entreprend d'étudier ce texte de façon à la fois scrupuleuse et imaginative.
La Chine est de plus en plus présente dans le monde, mais elle en est en même temps comme absente. Nous n'entendons pas sa voix. Jean François Billeter
Si les Européens veulent avoir un avenir, ils doivent se proclamer citoyens d'une république européenne. Ils se donneraient par là le moyen de prendre en main leur destin commun." Jean François Billeter.
Voici quelques mois, Jean François Billeter a perdu Wen, son épouse. Face à ce drame, l'auteur a décidé de faire oeuvre utile, de partager les sentiments qui l'ont traversé et les observations qu'il a pu faire dans cette période agitée. Dans ce récit entre confession et journal de bord, il décrit les "opérations salvatrices" qui se produisent en lui au fil du temps. Mais ces observations ne touchent ni la seule personne de l'auteur, ni celle de son épouse en particulier, mais quiconque se trouve confronté à une telle situation. De tels bouleversements sont riches en enseignements : ils nous apprennent "de quoi nous sommes faits". A la précision de l'observation s'ajoute la clarté du style, dans cet ouvrage qui répond à la nécessité de partager une expérience intime à caractère universel.
La Chine est de plus en plus présente dans le monde, mais elle en est en même temps comme absente. Nous n'entendons pas sa voix. Jean François Billeter
Publiées de façon posthume en 1845, ces Pensées sur le caractère des hommes et leur conduite dans la société présentent, sous forme d'aphorismes, d'anecdotes significatives ou de sentences lapidaires, l'essentiel des conclusions léopardiennes sur la morale.
Si les Européens veulent avoir un avenir, ils doivent se proclamer citoyens d'une république européenne. Ils se donneraient par là le moyen de prendre en main leur destin commun." Jean François Billeter.
Le Tao signifie le Chemin, le sens que prend notre voyage, de son commencement à sa fin. C'est notre quête de vérité, notre capacité à vivre en harmonie avec les êtres vivants qui nous entourent.Or, qui mieux que le chat pour incarner le Tao ? Les chats savent ce qui est essentiel et ignorent toute règle qui entraverait leur liberté. Ils ne possèdent rien, se contentent de ce que la nature leur offre et ne vivent que pour l'instant présent.Kwong Kuen Shan aime à s'entourer d'eux, et à les dessiner dans des aquarelles aux lignes douces et épurées, agrémentées de sceaux chinois et associées à des maximes issues de la philosophie du Tao. Une invitation à la méditation en compagnie de nos amis les chats.Tous les grands textes de KWONG KUEN SHAN sont chez Pocket
Résumé : Moins connu que Confucius, Tchouang-tseu est pourtant l'autre grand penseur chinois. Il est le maître du taoïsme, qui a donné naissance à la sagesse, la culture, la poésie et aux arts martiaux que la Chine a développés, puis exportés dans le monde entier. Son enseignement est un hymne vivifiant à sortir des cadres imposés, des règles sociales qui nous oppressent, et à trouver une profonde liberté. Accédez à cette liberté grâce à des exercices très simples et trouvez l'harmonie avec vos émotions, les autres et le monde.
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Résumé : Ce court texte condense une vie de recherches du grand sinologue français. Il répond à l'éternelle question de savoir si la Chine représente un "ailleurs" inaccessible à notre compréhension d'Occidentaux (c'est ce que Foucault appelait une "hétéro-topie") ou s'il y a une manière de la comprendre qui la ramène à notre humanité commune. Vandermeersch attaque le problème de trois côtés : d'abord par ses théories sur le langage, qui, en Chine, dériverait des pratiques divinatoires, entraînant une séparation complète entre le langage écrit et le langage parlé, à la différence du langage occidental, indo-européen, qui fonde la logique aristotélicienne. C'est ce que l'auteur a développé dans Les deux raisons de la pensée chinoise en 2013 ("Bibliothèque des sciences humaines"). L'auteur passe ensuite à l'organisation sociale, son apport le plus personnel, fondée sur un ritualisme qui a été renversé par des formes chinoises de modes de production très différentes de celles qu'a connues l'Occident. Il complète son approche par l'analyse de ce qui, en Chine, s'est substitué à la religion, l'absence d'une coupure entre le monde humain et la transcendance divine. Au contraire, la Chine a trouvé un accord complémentaire avec le cosmos, que le confucianisme a théorisé et confirmé.