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Contre François Jullien
Billeter Jean-François
ALLIA
6,20 €
Épuisé
EAN :9782844852168
Les ouvrages de François Jullien, qui rencontrent aujourd'hui un large écho, véhiculent une image de la Chine à la fois fausse et dangereuse. Selon François Jullien, la Chine est un monde complètement différent du nôtre. De même, il existerait une "pensée chinoise", éternelle et immuable, qui serait l'exact opposé de la "pensée occidentale". Après avoir montré comment cette conception est née en Europe au 18ème siècle, notamment sous l'influence des Jésuites, Jean-François Billeter explique comment ce mythe de la "pensée des lettrés est une conception idéologique délibérément forgée par le pouvoir politique chinois deux siècles avant notre ère afin de préserver la stabilité de l'empire. Aujourd'hui encore, les autorités chinoises entretiennent l'idée de cette "culture chinoise" afin de se dérober à tout examen critique. Pour Jean-François Billeter, il faut partir de la démarche radicalement inverse. C'est en posant l'unité de l'expérience occidentale et orientale que l'on pourra vraiment saisir véritablement ce qui unit et ce qui distingue ces deux cultures. En supposant leur altérité absolue, on s'interdit de comprendre l'une et l'autre. La position de Jean-François Billeter n'a rien d'une pétition de principe. C'est au contraire en s'appuyant sur les textes, sur les problèmes concrets de traduction qu'il affirme son propos. Il montre ainsi comment François Jullien n'a pu écrire tout un ouvrage sur le concept de "fadeur" que parce qu'il a toujours traduit par le même mot ce qu'il aurait fallu rendre selon les cas par "délicat", "fin", "léger", "subtil", "dilué", "faible", etc. Par leur manque de rigueur, leurs généralisations hâtives, leur idée de la "philosophie" comme un monde en soi coupé des contingences du réel, les livres de François Jullien confortent le public dans l'idée que la Chine nous est dans le fond inaccessible et que tout changement politique y est impossible. Polémique au sens noble du terme, Contre François Jullien n'a rien d'un pamphlet ad hominem ni d'une querelle de spécialistes. Il offre enfin au lecteur la possibilité d'instaurer un véritable dialogue avec la Chine, à l'opposée de la contemplation stupéfaite.
Le projet philosophique donnera au projet politique son orientation. Il s'agit de nous interroger sur ce que nous voulons, pour nous-mêmes et pour les autres, et de fonder cela sur une véritable connaissance.
En 1963, l'auteur se rend en Chine, d'abord par jeu puis pour suivre des études. Il ignore tout de ce que le pays vient de traverser. Et heureusement, dit-il. Sans cela, il n'aurait pas persévéré dans cette voie. Ses entrevues avec Wen, jeune femme médecin dont il s'éprend, doivent demeurer furtives. Entretenir une relation avec un étranger ne va pas sans danger. Une seule possibilité s'offre à eux : le mariage. Or, pour cela, Wen doit obtenir l'autorisation de la direction de son hôpital, soit du responsable du Parti. Au-delà des obstacles auxquels se heurtent les deux amants, ce récit saisissant et authentique est aussi un roman d'apprentissage. L'auteur devine peu à peu une réalité sociale et politique censée rester cachée, tandis que sa compagne découvre le passé de sa propre famille.
Rejetant l’idée communément admise selon laquelle la pensée de Thcouang-tseu serait impénétrable pour un esprit occidental moderne, car trop éloignée de nos concepts et de nos manières de penser, Jean-François Billetier nous propose ici une traduction et une discussion de certains passages de son œuvre, mettant en avant le caractère universel des thèmes qu’il aborde et l’intérêt impérissable de ses réflexions phénoménologiques.
Je suis un tenant de ce que j'appellerai le "principe de difficulté": mieux vaut être averti de la difficulté d'une tâche et la trouver facile que de la juger facile et d'échouer faute d'en avoir compris les difficultés. Peut-être le cas du chinois a-t-il quelque chose d'exemplaire de ce point de vue parce qu'il exige une conscience plus aiguë des problèmes à résoudre, et présente-t-il de ce fait un certain intérêt pour les non-sinologues.
Publiées de façon posthume en 1845, ces Pensées sur le caractère des hommes et leur conduite dans la société présentent, sous forme d'aphorismes, d'anecdotes significatives ou de sentences lapidaires, l'essentiel des conclusions léopardiennes sur la morale.
Si les Européens veulent avoir un avenir, ils doivent se proclamer citoyens d'une république européenne. Ils se donneraient par là le moyen de prendre en main leur destin commun." Jean François Billeter.