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Au pays des pères et des traîtres
Biller Maxim
FLAMMARION
21,70 €
Épuisé
EAN :9782080672674
Du côté de chez Biler, on rit souvent mais jamais de bon c?ur car le passé - avec son cortège de deuils, d'exils et de traîtrises - cogne et grince. Pourtant Woody Allen n'est jamais loin et l'ironie, certes masochiste, portée avec panache, agit comme antidote. Comment, par exemple, résister à la scène du patient chez son psychanalyste racontant l'histoire d'un chien juif fainéant qui devient un bon berger allemand ? Ainsi, en onze nouvelles, se compose le roman d'une famille juive - les parents de Pollok pourraient être ceux d'Assja, qui pourrait être la jumelle de Lula, et ainsi de suite -, écrit par la génération qui n'a pas connu l'Holocauste, mais qui en ressent toujours l'onde de choc, revenant éternellement sur la question : juif et allemand aujourd'hui ? Autant de contes qui empruntent aux Marx Brothers pour s'achever sur une pirouette.
Je suis votre esprit voyeur, votre dybbouk, un zombie ashkénaze! Le savon parlant à base de graisse humaine!" annonce Warszawski, alias Biller, le narrateur d'Harlem-Holocaust. Dans L'Epoque Frenkel, Yakov, le Iacocca de Lerchesberg, se présente comme "Mottke, le ganeff, le voleur, pin-pan". Au nombre de treize (chiffre aux résonances bibliques), ces protagonistes, tous membres de la diaspora juive, connaissent des destins tragi-comiques. Ah! Si j'étais riche et mort, citation détournée du Violon sur le toit, est à la fois drôle et triste, tendre et agressif. L'humour juif, quintessence de la contrition, y est porté son apogée. En écrivant un modèle d'autodérision, Biller s'inscrit dans la lignée des Saul Bellow et des Philip Roth. Son style cru, sa phrase incisive, son ironie masochiste, le placent au premier rang de la littérature contemporaine. Sur la distance courte, il surpasse les maximes de Woody Allen.
Mordechaï Wind est israélien. Vétéran de la guerre du Liban, soldat d'un pays toujours au bord de l'explosion, c'est l'homme d'une passion: sa fille, qu'il n'a pas revue depuis qu'il s'est séparé de sa femme allemande, dix ans auparavant. Cette passion vire au cauchemar lorsqu'il croit la reconnaître dans une vidéo porno. Hanté par la figure de son enfant disparue, Motti mène l'enquête sans relâche, par-delà les limites de la raison. Mais malgré la folie obscène qui l'envahit, la complexité insoluble des rapports judéo-allemands qui le ronge, il ne veut pas, ne peut pas abandonner. Par amour il ira jusqu'au bout. Avec ce premier roman puissant et sombre, Maxim Biller s'inscrit dans la lignée d'un Saul Bellow ou d'un Philip Roth. Une plongée vertigineuse dans le monde labyrinthique du couple père-fille.
Un mot, une image, un son. Il suffit d'appuyer sur les puces sonores pour découvrir le son de chaque instrument de musique !Le bandonéon, la mandoline, la flûte de bambou, la kora, la darbouka, la balalaïka.Notes Biographiques : Marion Billet est née en 1982. Diplômée de l'école Emile Cohl en 2004, elle est illustratrice de nombreux livres pour les petits.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.