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Spinoza : questions politiques. Quatre études sur l'actualité du Traité politique
Billecoq Alain ; Moreau Pierre-François
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782296101104
Le Traité Politique est le seul livre où Spinoza aborde les problèmes de la liberté concrète en tant qu'incarnée dans des institutions et ce qu'il en dit est cohérent avec ce qu'il expose dans l'Éthique et le Traité Théologico-Politique. Mais il l'énonce différemment, sur un autre plan, c'est-à-dire sur celui des conditions institutionnelles de la réalisation de la liberté de chacun, peuple ou individu et qui n'a peut-être pas assez retenu l'attention des commentateurs jusqu'à présent. Après avoir précisé l'objet du Traité Politique et sa situation dans le corpus spinoziste, cet essai est consacré à l'étude des thèmes forts qui structurent l'ultime écrit, au demeurant inachevé, de Spinoza et font non seulement de lui un penseur profond, réaliste et original de la politique mais aussi, voire surtout, un philosophe qui fournit des instruments intellectuels susceptibles de nous aider à réfléchir à notre contemporanéité, comme le soulignent les remarques figurant en annexes de chaque chapitre. Ainsi, sont successivement examinées les questions de la citoyenneté (qui est citoyen et comment l'est-il ? de la paix et de la guerre (pourquoi la paix n'est-elle pas seulement l'absence de guerre ? du statut des religions dans un État de droit à travers les interrogations sur la tolérance et la laïcité, autrement dit sur la liberté de penser et d'agir. Insensiblement se dégage le concept philosophique de l'homme libre qui n'est ni éloigné de la foule, ni englué dans les passions qu'elle génère ; d'un individu humain qui se construit chaque jour parce qu'il construit sa et la liberté.
La question qui taraude Spinoza est le fruit d'une observation à l'origine de toute sa philosophie : les hommes combattent pour leur servitude comme s'il s'agissait de leur salut. Pourquoi cette conduite insensée ? Spinoza montre que les hommes vivent d'abord la politique de manière passionnelle. Il ne s'agira pas de chercher à supprimer ces passions car elles font partie de leur nature, mais de les connaître et les comprendre. La politique conduite selon la raison est alors un moyen de se débarrasser des idéologies serves qui les entretiennent ; la démocratie est le régime approprié à cette politique. En elle, et par elle, chacun est l'égal de chacun ; elle préserve le droit naturel de persévérer dans l'être, et de vivre et penser librement. En faisant de chacun le législateur, c'est-à-dire le politique par excellence, elle définit les cadres de la liberté de pensée et d'expression, la séparation légale du domaine privé et du domaine public.
Collection dirigée par Serge Le Diraison et Eric Zernik.Les ouvrages publiés dans la collection "Polis" éclairent les voies de l'espace public où se joue le sens éthique et politique de notre existence. Leur ambition: participer à l'élaboration d'une culture citoyenne associant une information précise et accessible à une réflexion engagée qui ne répugne ni à la prise de parti ni à la polémique.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.