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Pêcheries de Normandie. Archéologie et histoire des pêcheries littorales du département de la Manche
Billard Cyrille ; Bernard Vincent ; Cahierre Anne
PU RENNES
45,00 €
Épuisé
EAN :9782753550049
Les pêcheries correspondent à une étape primordiale de la pêche permettant une exploitation des eaux peu profondes. Le paysage littoral du département de la Manche en porte les traces d'une intense exploitation. Un programme de recherche original a permis d'étudier un à premier corpus qui se répartit en deux grandes périodes : la Préhistoire récente 7d'une part, et la période médiévale et moderne d'autre part. L'étude de trois sites préhistoriques de la baie du Mont-Saint-Michel fournit des informations techniques importantes aussi bien sur la construction des pêcheries que sur les stratégies de pêche. Vers 2200-2000 avant J.-C., cette activité a été pratiquée à large échelle, avec l'exploitation simultanée d'un ensemble de barrages. Au Moyen Age, les sources historiques se multiplient lors de la refondation des grandes abbayes normandes au cours des XIe-XIIe siècles. A partir du XVIe siècle, le Roi cherche à contrôler l'estran, mais le littoral est encore densément exploité par l'aristocratie seigneuriale et religieuse. Plusieurs sites de grande emprise, fonctionnant depuis le VIe siècle jusqu'au XVIe siècle, apportent une première documentation technique inédite en France. Elle permet d'établir les premières hypothèses quant à l'évolution morphologique de ces pêcheries médiévales en s'appuyant sur les nombreuses références disponibles pour les îles Britanniques et l'Irlande. La documentation historique apporte dans ce cadre un précieux complément. Les archives de la pêcherie Grignard, à Donville-les-Bains, témoignent d'une riche histoire socio-économique et juridique. Les sources médiévales montrent l'existence d'autres types de pêcheries plus spécialisées ou précisent l'approvisionnement en poissons à l'arrière de la bande côtière. Ces études apportent un nouveau regard sur l'estran, paysage aménagé et constituant le prolongement des espaces ruraux de la bande côtière.
Le Colloque interrégional sur le Néolithique qui s'est tenu les 9 et 10 novembre 2007, au Havre, vise à mettre en lumière l'importance des découvertes sur le Néolithique ancien et moyen de l'Ouest depuis quelques années. Les résultats conduisent désormais les chercheurs à aborder la question d'une structuration particulièrement forte des communautés du plus ancien Néolithique de l'Ouest, communautés qui n'ont pas rompu les liens culturels et économiques qui les rattachaient à leur culture d'origine. Dès la fin du VIe ou le début du Ve millénaire, des groupes d'agriculteurs rattachés au grand courant danubien semblent avoir largement exploré les différents contextes géographiques des marges occidentales du Bassin parisien et au-delà vers l'Atlantique, et exploité les nouvelles ressources qui s'offraient à eux. Le nombre des sites attribués à l'extrême fin du Rubané et surtout au groupe de Villeneuve-Saint-Germain est tel que se dessine dans l'Ouest l'image d'un riche substrat humain dont la genèse est probablement fondée sur de multiples origines et de nouveaux réseaux d'échanges. L'évolution rapide et la transformation de ces sociétés au début du Néolithique moyen ont été portées par une néolithisation précoce de l'Ouest facilitant d'autant plus l'émergence des identités du contexte atlantique. La publication du colloque du Havre rassemble au total une vingtaine d'articles sur cette question ainsi que sur l'actualité de la recherche sur le Néolithique.
Dans la rue, en fanfare, tambours battants; le jazz nazi aux États-Unis au tout début du siècle. Dès les années vingt, il a envahi les bars, les clubs, les hôtels. Avec ta Seconde Guerre mondiale, il accède à une gloire internationale. Comment oublier les noms de Louis Armstrong et de Billie Holiday? Ou même de l'Original Dixieland Jass Band? De Scott Joplin, de Duke Ellington, sans parler du « Pres », Lester Young? Avec humour et précision, ce livre donne la parole aux grands et aux petits de cette épopée. Il dessine leurs parcours, exemplaires ou sordides. Une époque et un milieu revivent ici, avec un langage, des coutumes, des aspirations: les fêtes torrides, les lendemains déprimants, l'alcool et la drogue, l'arrivée du microsillon, les répétitions, la route, l'entretien de l'instrument longtemps convoité... Entre les cortèges tapageurs de la Nouvelle-Orléans et les big bands policés qui enchantent le public blanc des grandes villes du Nord - et bientôt de l'Europe -, un espace musical s'est créé, ouvert aux influences les plus diverses; de ses racines noires jusqu'aux folklores espagnol, tzigane, créole, français... Le jazz accompagne l'émancipation de la communauté noire américaine, jusqu'à ce que, be-bop et conflits raciaux survenant, les cartes soient à nouveau redistribuées.
Résumé : Des starlettes bronzant sur les plages, des stars montant l'escalier de la gloire, 400 photographes mitraillant les célébrités : ainsi s'ouvre la légende dorée du Festival de Cannes. Mais le Festival, c'est aussi une histoire mouvementée, qui commence, en 1939, avec une première manifestation annulée pour cause de guerre mondiale. Une fête où se repèrent les nouveaux talents, où sont sacrés les maîtres de l'image, où sont honorés les grands disparus. Le miroir d'un écran où le monde entier libère ses rêves et livre ses convulsions. Une mécanique méticuleuse qui permet le fonctionnement de la plus grande manifestation médiatique au monde, après les Jeux Olympiques. Comment le rendez-vous touristique et mondain de Cannes est devenu la grand- messe de l'art majeur du Xxe siècle : c'est ce que raconte l'un de ses fidèles, Pierre Billard, au moment du Cinquantième Festival.
Billard Cyrille ; Carpentier Vincent ; Jacquemot S
Depuis une vingtaine d'années, l'archéologie des conflits contemporains, nouveau champ de l'archéologie française, a connu un développement actif et continu. La disparition des derniers témoins de ces conflits n'est certainement pas étrangère à ces nouveaux développements. Comme toute thématique émergente, celle-ci n'est pas sans soulever de nombreuses questions : en quoi réside l'apport de la recherche archéologique à la connaissance de ces conflits récents et du quotidien des soldats, tant au combat qu'en marge des opérations ? Comment documenter la vie et la survie des civils en temps de guerre et dans l'immédiat après-guerre ? Ou encore éclairer la privation de liberté, aussi bien dans les camps de prisonniers, les camps d'internement ou les camps de concentration ? Comment aborder des sites bien connus, déjà étudiés par les historiens et abondamment documentés par des archives, souvent des photographies, voire d'autres sources plus originales encore, récits, dessins, oeuvres d'art ou graffiti ? Quel besoin de conserver les objets retrouvés, qui sont généralement de l'ordre du multiple ou de l'industriel ? En relevant ces nombreux défis, l'archéologie est aujourd'hui en capacité de faire émerger une documentation alternative complémentaire dans un cadre pluridisciplinaire. L'objectif du présent volume est de proposer un premier bilan sur la méthode en abordant en outre les questions de valorisation et de gestion des vestiges, mais aussi de faire le point sur les acquis de la recherche et les problématiques émergentes.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.