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Les Fables de Zambri
Bierce Ambrose ; Charbin Alice ; Beauchamp Thierry
LE DILETTANTE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782842637477
Extrait de la préface«Adieu - si tu apprends qu'on m'a collé contre un mur mexicain et qu'on m'a criblé de balles, sache que c'est plutôt une bonne manière de quitter cette vie. C'est mieux que la vieillesse, la maladie ou une chute dans l'escalier de la cave. Être un gringo au Mexique, voilà l'euthanasie!»Ces mots furent les derniers adressés par Ambrose Bierce à sa belle-soeur Lora dans une lettre datée du 1er octobre 1913. Quelques semaines plus tard, il disparaissait sans laisser de traces, à l'âge de soixante et onze ans. Ainsi s'acheva l'histoire de l'un des écrivains les plus légendaires de la littérature américaine, le maître incontesté de l'humour noir, le chaînon manquant entre Diogène le Chien et Le Dernier Train de Gun Hill,Nulle part on ne voit mieux que dans son oeuvre tout ce qui relie secrètement le cynisme à une conception idéaliste de l'existence. Né de parents calvinistes, élevé dans un climat de fanatisme religieux, l'auteur du Dictionnaire du diable combattit les églises, leurs sectateurs et leur Bon Dieu avec une dévotion acharnée, mais cela ne l'empêcha pas d'afficher une certaine sympathie pour la figure du Christ. Sa participation à la guerre civile américaine le convertit à une forme de scepticisme teinté de misanthropie qui ne fit que se renforcer au fil du temps. Pourtant, en de rares occasions, cette expérience traumatisante (il reçut une balle dans la tête au cours de la bataille de Kennesaw Mountain) lui inspira des propos émus et nostalgiques.Plus tard, son métier de journaliste acheva de le débarrasser de ses dernières illusions. Une conscience aussi vive de l'hypocrisie et de la bêtise humaines devait naturellement l'amener sur le terrain de l'humour, du grotesque et du macabre. La littérature fut d'abord pour lui un moyen de régler ses comptes avec ses congénères mais elle lui offrit aussi la liberté d'étudier les possibilités du langage et de s'engager dans une recherche plus profonde, presque spirituelle.La carrière de Bierce démarra vraiment en 1868, lorsque son mentor James Watkins lui céda sa chronique du «Crieur public» dans la News Letter de San Francisco. Sa plume assassine, son don proverbial pour l'invective et l'opprobre, ne tardèrent pas à établir sa réputation. En quelques mots cruellement ordonnés, il parvenait à exprimer ce que le plus impitoyable des procureurs aurait mis des heures à dégoiser. Il agrémentait ses diatribes de récits drolatiques rapportant toutes sortes de faits divers sanglants.Sa célébrité grandissante (certains de ses articles étaient repris dans des journaux de Londres et New York) lui permit de se mêler à la faune littéraire de la côte ouest, les Mark Twain, Bret Harte et autres Joaquin Miller avec qui il se lia d'amitié. Les portes des beaux salons s'ouvrirent devant lui et ce fut ainsi qu'il rencontra Mollie Day, la fille d'un riche prospecteur. Il l'épousa le 25 décembre 1871 et, le printemps suivant, le couple embarqua pour l'Angleterre. Officiellement, il s'agissait d'un simple voyage de noces, payé par le généreux père de la mariée, mais Ambrose Bierce avait d'autres projets, comme en témoigne le fait que ses amis anglais James Watkins et F. A. Marriott, l'éditeur de la News Letter, lui avaient bourré les poches de lettres de recommandation.
Résumé : Scepticisme, dérision, causticité, lucidité, telles sont les vertus cardinales - ou les impardonnables travers - du père du Dictionnaire du Diable qui avait pour devise : "Rien n'a d'importance". Redoutable et redouté journaliste, dictateur littéraire capable d'établir ou de torpiller une réputation, brillant satiriste - peut-être le meilleur depuis Voltaire - mais aussi poète et nouvelliste, Ambrose Bierce (1842-1914) doit sa place dans la littérature américaine à un remarquable talent de conteur d'histoires aussi noires qu'hallucinées.
Résumé : "Dictionary, n : A malevolent literary device for cramping the growth of a language and making it hard and inelastic. This dictionary, however, is a most useful work. " Bierce's groundbreaking Devil's Dictionary had a complex publication history. Started in the mid-1800s as an irregular column in Californian newspapers under various titles, he gradually refined the new-at-the-time idea of an irreverent set of glossary-like definitions. The final name, as we see it titled in this work, did not appear until an 1881 column published in the periodical The San Francisco Illustrated Wasp. There were no publications of the complete glossary in the 1800s. Not until 1906 did a portion of Bierce's collection get published by Doubleday, under the name The Cynic's Word Book-the publisher not wanting to use the word "Devil" in the title, to the great disappointment of the author. The 1906 word book only went from A to L, however, and the remainder was never released under the compromised title. In 1911 the Devil's Dictionary as we know it was published in complete form as part of Bierce's collected works (volume 7 of 12), including the remainder of the definitions from M to Z. It has been republished a number of times, including more recent efforts where older definitions from his columns that never made it into the original book were included. Due to the complex nature of copyright, some of those found definitions have unclear public domain status and were not included. This edition of the book includes, however, a set of definitions attributed to his one-and-only "Demon's Dictionary" column, including Bierce's classic definition of A : "the first letter in every properly constructed alphabet. " Bierce enjoyed "quoting" his pseudonyms in his work. Most of the poetry, dramatic scenes and stories in this book attributed to others were self-authored and do not exist outside of this work. This includes the prolific Father Gassalasca Jape, whom he thanks in the preface-"jape" of course having the definition : "a practical joke. " This book is a product of its time and must be approached as such. Many of the definitions hold up well today, but some might be considered less palatable by modern readers. Regardless, the book's humorous style is a valuable snapshot of American culture from past centuries.
La plupart des poèmes que propose La Paix des jardins ont été écrits à deux époques : les années 1920 puis les années 1950. Dans la première (il a une vingtaine d'années), ce sont des sortes de romances, où la mélancolie se marie au cocasse et engendre une tonalité particulière, manifestant des parentés avec celles de Toulet, Levet, Laforgue ou Kipling, et où apparaît déjà tout le bric-à-brac imaginaire propre à l'auteur. Les poèmes de la fin (dont celui qui donne le titre au recueil) sont souvent plus graves, et peut-être plus beaux. "Tout va, tout vient, chante et s'envole Comme le baladin, Les jours, les mois, ton coeur frivole, Ton jupon blanc, ta tête folle, Et la paix des jardins."
A quoi ressemblait le modèle de la duchesse de Guermantes ? Colette a-t-elle eu de mauvais exemples à la maison ? Peut-on compter sur un festival de poésie pour redynamiser une région ravagée par le chômage ? Est-il encore possible d'enseigner Racine après la vague Mitou ? Madame Rolland était-elle la dernière des lyriques ? Peut-on boire et conduire jusqu'à Lépanges-sur-Vologne ? A toutes ces questions brûlantes et à d'autres encore que vous ne vous étiez jamais posées, Des écrivains imaginés apporte une réponse. Les écrivains qu'avec malice a imaginés Cécile Villaumé, de Charles d'Orléans l'incarcéré rechignant à financer le trousseau de Jeanne d'Arc à lady Marguerite D., la matriarche pérorante des Lettres françaises humant comme une pythie le mystère de l'affaire Gregory, sont appréhendés selon un angle d'attaque insolite. Détricotant toutes les hiérarchies, usant en virtuose d'un irrespect salubre et d'une revigorante causticité, Cécile Villaumé, inversant toutes les perspectives, invente là une nouvelle manière de faire l'histoire littéraire, celle qui invente, ni gros, ni petit, le troisième bout de lorgnette, celui de l'humour, le troisième oeil, le bon.
Dans les années 6o, à Hara-Kiri, ils cherchaient un bon reporter, coriace et pétri d'humour. En attendant l'oiseau rare, qui ne s'est jamais présenté, je les ai un peu dépannés. J'ai fait ce que j'ai pu. Ceux qui, après avoir lu ce livre, estimeront qu'ils auraient infiniment mieux fait l'affaire peuvent aller proposer leurs services à l'adresse suivante : 4, rue Choron, Paris. C'est là que l'aventure Hara-Kiri a commencé. Peut-être n'y trouveront-ils plus personne capable de comprendre ce qu'ils veulent. Bon début pour un reportage pas tout à fait raté !
À quarante et un ans, Cal aborde une autre étape de sa vie : intrigué par l'histoire de sa famille, une famille au fort degré de consanguinité, il a décidé de consigner une fois pour toutes l'errance mouvementée à travers le temps de ses lointains parents, et du gène à l'origine de sa « double » nature. Tout a commencé à Smyrne en 1922. Desdémone élève des vers à soie, elle vit avec son frère Lefty qui va les vendre sur le marché. Lorsque les Turcs mettent le feu à la ville, ils fuient et s'embarquent sur un paquebot. C'est l'occasion de « reconstruire » leur vie sur la seule chose finalement qu'ils n'ont pas perdue, leur désir. Durant le long voyage qui les mènera à Detroit, ils se marient, tout en gardant le silence sur la nature incestueuse de leur union. À Detroit, Lefty ouvre un bar. Leur fils, Milton, le reprend dans les années 50, après avoir épousé sa cousine Tessie. Il le fait prospérer au point de rêver à une autre affaire. Les émeutes sociales de Detroit en juillet 1967 précipitent son projet : le bar brûle et Milton investit dans une fabrique de hot dogs. Il fait fortune et peut enfin s'installer dans les beaux quartiers : il achète la maison la plus excentrique de Grosse Pointe, la banlieue résidentielle de Detroit, une maison « moderne », rue Middlesex. Et il envoie sa fille, Calliope, dans une école pour jeunes filles de bonne famille, jusqu'au jour où elle se lie avec l'une d'elles, une « rousse originaire de Grosse Pointe » qu'elle surnomme « L'Objet Obscur »...
Sur le dessus de cheminée, dominant l'âtre, la Femme aux melons de Cézanne et sa sueur jumelle les contemplaient, placides, belles, apparemment identiques. Cyrus s'approcha en secouant la tête: - Vraiment, Nico, je vous félicite. C'est tout à fait extraordinaire. Dites-moi un secret: combien ça vous prend de temps de... - Cyrus! Ayant entendu le bruit d'un moteur, André avait jeté un coup d'oeil par la fenêtre...'"
L'écrivain sud-africain J.M. Coetzee, qui a reçu le prix Nobel de littérature 2003, a placé l'apartheid et ses stigmates au centre de son oeuvre. D'ascendance anglo-allemande, John Maxwell Coetzee est né en 1940 au Cap, en Afrique du Sud. Scolarisé dans un établissement anglophone, il s'installe en Grande-Bretagne au début des années 1960, où il exerce la profession de programmateur informatique. Il délaisse rapidement cette activité pour embrasser des études d'histoire et de littérature aux Etats-Unis. Il est édité pour la première fois en 1974 avec Terres de crépuscule. Mais c'est en 1980 qu'il connaît le succès international avec En attendant les barbares. En 1983, l'auteur sud-africain décroche le prestigieux Booker Prize pour Michael K, sa vie, son temps. Parallèlement, Coetzee enseigne les lettres et l'anglais à la State University de New York à Buffalo, dans l'Etat américain de New York (nord-est). L'année suivante, il obtient une chaire de professeur de littérature anglaise à l'université du Cap. En 1986, il publie une version revue de Robinson Crusoé dans le roman Foe, avant de revenir à son Afrique du Sud. Il publie en 1990 L'Age de fer. Premier écrivain à recevoir le Booker Prize deux fois (pour son roman Disgrâce en 1999), il s'expatrie en 2002 en Australie, à Adélaïde précisément où il occupe un poste à l'université. Traducteur et critique, il a publié cette année Elizabeth Costello: Eight Lessons.
Un matin d'hiver, Lorimer Black, jeune, beau, sûr de lui - en apparence -, découvre l'homme avec lequel il avait rendez-vous pendu parmi les décombres de son usine. Tout va alors basculer dans la vie de Lorimer. Privé de son emploi, de ses amitiés, de ressources et de sommeil, l'ex-expert en sinistres auprès d'une compagnie d'assurances se retrouve désarmé dans une société cynique et malhonnête. Avec Londres en toile de fond, le septième roman de William Boyd est une anatomie comiquement révélatrice de la nature déconcertante de la vie contemporaine. A la fois ironique et émouvant, Armadillo explore des zones qui nous touchent tous: la quête vaine des certitudes, l'immense besoin de sécurité et la soif éternelle d'aimer quelqu'un d'un amour payé de retour...