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Rousseau et la tentative philosophique. Croyance et coût de Dieu
Bienfait Joël
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782140347191
L'Analyse ontologique étudie l'humain et l'individu, étant à ce titre une anthropologie ; il se trouve qu'elle recoupe celle de Rousseau sur certains points précis. Cette coïncidence permettant en particulier une exploration du phénomène de la croyance, c'est sur elle que se fonde cette étude pour mettre en lumière le coût ontologique de la croyance aussi bien pour l'individu que pour l'humanité le coût de Dieu à travers le cas spécifique de Jean-Jacques Rousseau lui-même, à la fois philosophe et Croyant. L'étude se structure en trois temps : I. ROUSSEAU ET LA TENTATIVE PHILOSOPHIQUE envisage comment le philosophe Rousseau, après avoir récusé le Religieux dans ses Discours, fonde le Politique, par une éducation avec L'Emile et une institution avec le Contrat social. II. JEAN-JACQUES ET LA TENTATION RELIGIEUSE analyse La Nouvelle Héloïse, le roman du Croyant Jean-Jacques, et en particulier les attitudes et comportements des personnages pour brosser le portrait du Croyant, et l'utopie de Clarens pour brosser le tableau du Religieux. III. ENTRE ASCENSION PHILOSOPHIQUE ET PERDITION RELIGIEUSE suit d'abord pas à pas Rousseau dans l'émergence de sa pensée telle qu'elle est restituée dans les Confessions, puis se concentre sur le naufrage dans le Religieux de Jean-Jacques tel qu'il peut être saisi à travers le Lévite d'Ephraïm et grâce à certains passages des Dialogues. Il s'agit de montrer, avec le cas emblématique de Jean-Jacques Rousseau, à la fois un dénonciateur, un acteur et une victime du Religieux.
Cet ouvrage s'articule autour de contributions de chercheurs en sciences sociales, qui proposent d'approfondir la connaissance des clusters culturels et des scènes culturelles locales. La première partie fait le point sur les acceptions, méthodes et approches mobilisées selon les différentes disciplines dans l'analyse des clusters culturels et des scènes locales, et permet de mieux comprendre les interpénétrations entre les deux concepts. L'ouvrage traite également des démarches pour accompagner les choix de spécialisation dans la culture et penser l'action publique territoriale. A partir de l'étude d'exemples concrets tant en France (Nantes, Lille) qu'à l'étranger (Québec, Barcelone, Istanbul, Gênes), la deuxième partie est consacrée à la question de la gouvernance des clusters et à celle de leur instrumentation politique. La troisième et dernière partie examine les enjeux du regroupement d'acteurs culturels et créatifs sur un territoire localisé, avec une analyse des mécanismes par lesquels ils sont producteurs de dynamiques économiques, culturelles, sociales, territoriales. En privilégiant une perspective comparative, l'ensemble de l'ouvrage invite à interroger les échelles territoriales et la temporalité des phénomènes étudiés.
Le bonheur : idée neuve ou trop vieux rêve ? Douce utopie ou vrai projet ? En tout cas, quand un philosophe se lève avec Jean- Jacques Rousseau en 1749, c'est en son nom : le bonheur constitue son horizon et son programme, sa vocation et son présent, à la fois sa quête personnelle et le seul don qu'il estime devoir à l'homme. Or il se trouve que, face au philosophe Rousseau, se met bientôt à parler aussi le romancier Jean-Jacques, et du même coup face au penseur le croyant. Quant au bonheur, les deux instances sont d'accord sur sa définition et sur tous les aspects qui en sont parties intégrantes, conscience, estime de soi, liberté, dignité, sagesse ; de même, elles sont d'accord pour identifier ses pires ennemis, ces fétiches que sont l'avoir, le pouvoir et la gloire, tout ce qui suscite les croyances constitutives du " religieux mondain ". Mais une fois les idoles écartées, il reste Dieu, ou le " religieux divin ". Que devient alors le bonheur pris ainsi entre Jean-Jacques et Rousseau ? Peut-il être compatible avec cette ultime croyance ? C'est tout le rapport du bonheur et de la croyance, quelle qu'elle soit, qui est ici étudié à travers l'oeuvre du Citoyen de Genève.
Cet ouvrage se propose d'explorer une troisième voie plus riche et créatrice d'avenir pour la victime : celle de trouver en elle la réponse à sa difficulté, en utilisant ses ressources propres, en adoptant la posture d'auteur de leur vie. L'auteur, travailleur social de terrain, utilise une technique d'écriture fondée sur la recherche-action, positionnant le lecteur comme chercheur, et lui proposant d'analyser les concepts, notions, théories à l'appui de cas concrets et à la lumière de leur intégration dans l'action, c'est-à-dire dans la pratique d'écoutant.
Le Diois, pays de Die et de Châtillon qui abrite aussi quantité de villages souvent très isolés, est modelé et protégé par des montagnes, hautes terres enneigées, comme le Vercors. Les portes d'entrée sont étroites. col du Rousset, de Grimone, de Menée, pertuis de Rémuzat sur les gorges de l'Algues, enfin la vallée de la Drôme, celle des noyers, de la lavande qui ouvre vers Valence et le Rhône. Les témoignages recueillis par Hervé Bienfait sur le Diois de 1940 à 1970 nous invitent à remonter le temps pour revivre une époque où chacun de ces villages avait son école ! Il s'agit d'entrer en classe avec l'institutrice et, par la fenêtre, regarder l'évolution en trente ans de la vie au village. Si les instituteurs et surtout les institutrices ont totalement épousé la vie des villages, ils ont aussi exercé leur capacité de recul pour observer, noter les transformations de la société rurale de la guerre jusqu'en mai 1968 et la réforme de l'Education nationale. Apparaissent en filigrane d'autres personnages moins habituels et plus symboliques : le Certificat d'études primaires, la montagne en tenue d'hiver, l'inséparable bicyclette ou le providentiel annuaire des Postes... Ces " 36 paroles d'instit " récits sans fards, émouvants par leur simplicité et leur authenticité ont fait l'objet de rencontres fructueuses et amicales. Hervé Bienfait " passeur d'histoires " a tenté de traduire la dimension humaine des choses et des sentiments comme la générosité et l'élan naturel et, après coup, cette nostalgie du temps passé. On ne lira pas sans attendrissement ces souvenirs et autres " tranches de vie " qui feront revivre aux plus anciens et imaginer aux plus jeunes un monde aujourd'hui disparu pour le meilleur et pour le pire.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.