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Génie de la France. Le vrai sens de la laïcité
Bidar Abdennour
ALBIN MICHEL
19,10 €
Épuisé
EAN :9782226464453
Non, la méditation sur la France, son génie ou son esprit, n'est ni anachronique ni caduque. C'est même strictement l'inverse : non seulement l'immersion dans le village global ne frappe pas d'obsolescence notre interrogation sur ce génie propre mais elle la rend plus cruciale que jamais, si toutefois nous voulons éviter de nous perdre totalement dans la mondialisation, de subir celle-ci comme une dilution pure et simple de nous-mêmes et comme une aliénation par tout ce qui nous entraîne au-delà de notre identité historique... Mais à quoi tient-il, ce génie de la France ? Pour une part essentielle à la laïcité. Une laïcité qui est peut-être la condition politique de la vie spirituelle la plus haute. Car en séparant l'Etat des religions, elle "fait le vide" , ce vide qui est au coeur de toute destruction mystique et métaphysique des idoles... Comment expliquer cependant que nous n'ayons pas compris plus tôt cette valeur inséparablement spirituelle et politique de la laïcité ? Nous Français n'avons en réalité même pas commencé de sonder l'abîme de notre vide laïque. Et, au-delà de nous-mêmes, n'est-ce pas la modernité politique tout entière qui a souffert d'un terrible aveuglement vis-à-vis du potentiel spirituel de la laïcité et de la démocratie ? " Penser la laïcité spirituellement : c'est à cette réflexion profonde, ouverte et érudite que nous convie ici Abdennour Bidar, grande figure du dialogue interspirituel, auteur notamment de Plaidoyer pour la fraternité.
Résumé : Lors des événements tragiques du début de l'année, Abdennour Bidar a été extrêmement présent sur toutes les chaînes de télévision, les radios, la presse écrite. La clarté de ses analyses a impressionné, aucun musulman n'a parlé comme lui. Par la suite, la Lettre au monde musulman qu'il avait d'abord publiée dans Marianne a été lue par deux millions d'internautes (sites de Marianne, Huffington Post, Mediapart...). Dans un texte court "d'intervention", mêlant l'analyse à un style proche de l'oral (c'est un "plaidoyer"), Abdennour Bidar nous appelle à faire fructifier l'élan de fraternité qui s'est manifesté le 11 janvier. Ce qui implique d'abord de passer "de l'autodéfense à l'autocritique", tant pour le monde intellectuel et politique français, que pour les musulmans de France qui se cachent derrière le mantra "Pas d'amalgame !", alors que le monstre terroriste est quand même sorti du "grand corps malade" de l'islam. Il faut donc d'abord travailler ensemble à chasser les démons, et analyser les racines du mal, pour construire une nouvelle société où le troisième élément de la devise républicaine, la Fraternité, ne soit plus un vain mot.
Résumé : Abdennour Bidar a grandi en Auvergne entre une mère française convertie à l'islam et un grand-père communiste et athée. Dans ce récit très personnel, il raconte cet itinéraire de musulman atypique, sa double identité et sa double culture. Il explique comment, dans son parcours de jeune intellectuel, les deux univers de la philosophie occidentale et de la doctrine islamique se sont durement affrontés puis lentement conciliés. Comment, enfin, il a ressenti la nécessité de faire partager cette expérience de l'adhésion à un islam personnel que chaque individu doit pouvoir choisir en son âme et conscience, selon ses propres besoins et ses aspirations spirituelles, et non en fonction de lois, d'habitudes ou de coutumes. Postface inédite
Dans les débats autour de l'islam, les préjugés dominent. Les uns ne retiennent que l'image d'une religion archaïque défendant l'application stricte de la loi de Dieu. Les autres dénoncent l'islamophobie rampante d'un Occident angoissé par les métamorphoses du religieux. Mais les questions fondamentales ne sont pas posées: l'islam a-t-il les ressources pour se confronter à l'exigence moderne de liberté? L'Occident contemporain est-il capable de faire place aux leçons de sagesse issues des grandes traditions spirituelles? C'est l'interrogation ouverte, il y a plus d'un siècle, par le grand philosophe de l'islam Mohammed Igbal (1873-1938). Père spirituel du Pakistan, ce philosophe, juriste et poète de l'islam d'Asie, qui a effectué un long séjour en Europe où il a rencontré Bergson et s'est senti profondément interpellé par Nietzsche, peut être considéré comme le "Luther de l'islam": dés 1905 il donne à la religion de Mohammed la tâche de se confronter à l'annonce occidentale de la "mort de Dieu". Aux croyants, il demande de prendre acte du fait que Dieu s'est éclipsé de notre monde et que personne ne peut plus s'autoriser de lui. Aux incroyants, il propose un chemin pour sortir de l'angoisse de la perte de sens. La voie du salut céleste et celle du bonheur terrestre peuvent être réconciliées si l'on apprend à voir Dieu comme la promesse de l'accomplissement de l'homme. En se livrant à une relecture approfondie de l'oeuvre d'Igbal, Abdennour Bidar met au jour un nouvel humanisme, inspiré et surprenant, une sagesse universelle qui doit permettre à l'homme de demain de se réapproprier la puissance anciennement dévolue aux dieux.
Résumé : Père spirituel du Pakistan, Mohammed Iqbal (1873-1938), juriste et poète de l'islam d'Asie, qui a effectué un long séjour en Europe où il a rencontré Bergson et s'est senti profondément interpellé par Nietzsche, peut être considéré comme le " Luther de l'islam?"?: dès 1905 il donne à la religion de Mahomet la tâche de se confronter à l'annonce occidentale de la "mort de Dieu ". Aux croyants, il demande de prendre acte du fait que Dieu s'est éclipsé de notre monde et que personne ne peut plus s'autoriser de lui. Aux incroyants, il propose un chemin pour sortir de l'angoisse de la perte de sens. La voie du salut céleste et celle du bonheur terrestre peuvent être réconciliées si l'on apprend à voir Dieu comme la promesse de l'accomplissement de l'homme.C'est ce à quoi Iqbal nous invite en rappelant souvent la liberté des soufis, notamment de Rumi qui est un de ses maîtres spirituels Cette nouvelle édition est augmentée d'un chapitre inédit consacré à la délicate question de l'héritage politique de Iqbal. Reprise en poche d'un titre paru en 2010 chez François Bourin Editeur sous le titre L'islam face à la mort de Dieu.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin