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SCIENCE ET NATURE LA THEORIE BURIDANIENNE DU SAVOIR
BIARD
VRIN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782711623846
La notion médiévale de scientia comporte une multiplicité de dimensions: disposition de l'esprit qui accorde un assentiment justifié à des propositions, discours organisé qui doit être analysé du point de vue des critères sémantiques et des modalités argumentatives, encyclopédie des disciplines profanes ou sacrées. Cet ouvrage étudie systématiquement la théorie buridanienne de la science, la diversité de ses sens, l'étagement de ses degrés de certitude depuis la connaissance du contingent jusqu'aux formes les plus rigoureuses du savoir démonstratif, ainsi que la diversité de ses rationalismes régionaux. Avec Jean Buridan (né entre 1295 et 1300, mort en 1361), la science est solidement ancrée dans le monde de la nature des hommes, et se déploie en un réseau des savoirs qui surgissent et se développent dans le cadre du cours naturel du monde, dessinant le champ autonome de la philosophie.
Vers la fin du XIVe, siècle se fait jour une théorie du signe et de la signification qui, par une réélaboration des principaux concepts sémantiques, renouvelle toute l'analyse logique du langage. Partant de Guillaume d'Ockham, dont l'œuvre est ici décisive, cet ouvrage suit le développement d'une logique fondée sur des éléments de sémiologie, à travers différents auteurs du XIVe siècle tels que Gauthier Burley, Jean Buridan, Albert de Saxe, Marsile d'Inghen, Pierre d'Ailly... Une telle " logique du signe " prend place dans toute une mutation du savoir, en ce siècle où la crise profonde du monde - médiéval appelle une autre conception des rapports entre l'homme, les choses extérieures et le langage.
Admirons la prouesse technique que représente la construction d'un immeuble en béton, d'un tunnel ou d'une autoroute, et découvrons les grands chantiers du monde entier.
Résumé : La Révolution française est ici revisitée à la lumière des recherches novatrices qui ont vu le jour depuis vingt ans. L'ouvrage est ordonné selon un plan qui, tout en respectant le récit chronologique, insiste sur certains aspects thématiques. Deux approches ont été particulièrement privilégiées : d'une part, la Révolution est saisie comme une rupture politique majeure, fondamentale pour la construction de la démocratie en France ; d'autre part, elle est replacée dans son environnement international à travers ses singularités et ses influences dans le monde de la fin du XVIIIe siècle. Cet ouvrage, panorama clair et complet, donne à voir et à comprendre l'un des événements majeurs de l'histoire universelle.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.