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Variations Artaud
Bianu Zéno
DUMERCHEZ
17,30 €
Épuisé
EAN :9782847910742
Artaud. Antonin Artaud. Qu'il s'agisse de ma fascination pour les écritures de la parole, de l'éblouissement qu'a pu susciter en moi la découverte du théâtre balinais ou de la combustion déclenchée par les ciels tourbillonnants de Van Gogh, je retrouve encore et toujours la présence d'Artaud, son ombre incantatoire, au coeur de mon propre parcours. Nous avons tous été, à des degrés divers, sonnés par la lecture d'Artaud, comme si celui-ci ne cessait jamais de soulever le lecteur hors de son lieu, littéralement de le transfigurer. Il était temps pour moi de dire un peu de ma dette - une dette d'esprit. Voici donc ces Variations Artaud comme une déclaration de beauté violente, un récit-poème entêtant qui ferait feu de tout bois, revendiquant ellipses et courts-circuits. Pas sur Artaud, mais avec Artaud. Une fugue qu'on voudra bien lire comme un exercice d'exaltation sereine.
Résumé : A l'exception de Tagore et d'une poignée d'autres, I'Inde poétique reste pour nous une immense terra incognita. C'est donc à un voyage fascinant que nous conduit cette anthologie, la première à présenter la poésie indienne depuis ses origines védiques (il y a plus de trois mille ans) jusqu'à aujourd'hui. Plus de deux cents poèmes, une cinquantaine de poètes dont une vingtaine de contemporains traduits depuis leurs langues d'origine (sanscrit, anglais, ourdou, hindi, bengali, marathi, tamoul, malayalam, télougou, cachemiri, etc.) témoignent ici de la richesse, de la diversité et de la créativité continue de la poésie indienne. Nous sommes, ne l'oublions pas, au pays où la poésie, selon les textes les plus anciens, est conçue comme une voie de délivrance, un yoga à part entière. Chez les poètes indiens contemporains que cette anthologie s'attache à faire découvrir (Arun Kolatkar, Lokenath Bhattacharya, Jayanta Mahapatra, Nissim Ezéchiel, Ramanujan, Kamala Das, Sunil Gangopadhyay, etc.), le lecteur aimera s'immerger dans une poésie vivante, plus sensible qu'intellectuelle, exigeante mais accessible, aussi vigoureuse que mystérieuse. On reconnaîtra ici la persistance d'un chant à travers les époques, un chant fait de souffle et de lumière, profondément indien, à la jonction de l'absolu et du quotidien.
La poésie n?aurait-elle plus rien à nous dire? Ne serait-elle plus le lieu privilégié des interrogations humaines? D?Infiniment proche au Désespoir n?existe pas, dix ans ont passé. Dix ans en prise avec le balancier de la vie. Dix ans d?écriture. Des poèmes de bord, comme autant de témoignages d?amitié, d?amour, d?admiration, de deuil. Des poèmes animés par un pari farouche: transformer le pire en force d?ascension. Des poèmes pour reprendre souffle et tenir parole. Des poèmes pour ouvrir un espace aimanté, irriguer le réel dans une époque vouée à l?hypnose. Transmettre quelque chose d?irremplaçable: une présence ardente au monde, une subversion féerique.
Résumé : Prendre la parole, on le croit encore trop, ce n'est pas reconnaître à chaque fois sa propre appartenance à tout l'immense immémorial acquis humain, ce n'est pas décider de son propre mode à chaque fois d'appartenance à ce tout ainsi qui détermine humainement tout, non, prendre la parole, et si hérétiquement que ce soit, ce n'est pas, sens, valeur, perpétuer cet ordre. Prendre la parole, oui, c'est à chaque fois me retrouver face à tout un énorme immémorial acquis humain, lequel pour moi, en fait, n'est rien d'autre alors que chaos, c'est à partir de ce chaos me constituer à chaque fois un ordre, et quel qu'il soit, sens et valeur, un ordre humain qui soit le mien dont je suis librement ainsi la seule et la pleine origine. Nihilisme, il a nom en effet nihilisme et s'il est seul fondement aujourd'hui de toute possible humanité enfin humaine et s'il l'est définitivement, ce nihilisme, il l'est d'être ensemble indissolublement de non et ce oui, ce non à toute de determinante, appartenance et ce oui à l'originellement pleine liberté. En d'autres termes et pratiquement ce qu'il nous faut enfin, c'est en toute conscience et toute connaissance ignorer comme tel tout ordre reconnu, tout ordre exprimé, écrit, transmis, ce qu'il nous faut, passé toute foi immédiate, aujourd'hui, et tout deuil, c'est à chaque fois dire ce que nous sentons, non ce que nous devrions dire, à chaque fois, c'est absolument nous avérer ainsi chacun de nous libre et ne parler qu'à même pleinement notre seule vie...