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Infiniment proche et Le désespoir n'existe pas
Bianu Zéno ; Borer Alain
GALLIMARD
10,40 €
Épuisé
EAN :9782070467235
Né à Paris le 28 juillet 1950, Zéno Bianu est poète, dramaturge, essayiste, traducteur et auteur d'anthologies. Revendiquant une oeuvre multiforme qui ne craint pas de tout interroger, il peut ainsi être lu tout au long de cette anthologie comme celui qui a créé une sorte de poème-randonnée, dont l'architecture d'ensemble, en modulations et variations constantes, invite à reconsidérer la poésie comme une forme ultime d'engagement existentiel. " De la Grammaire des étoiles au Prénom du visage, du Val des merveilles à l'Ile du dedans, entre Invocation et Féerie, entre Virgules du vide et Méditations sur le blanc, avec Artaud, Coltrane et Pollock, avec Roger Gilbert-Lecomte, Brian Jones et Zoran Music, les poèmes recueillis dans Infiniment proche composent une sorte de mandala vivant. Lignes de vie, lignes de coeur, lignes de faille - ils transmettent un horizon. "Dans l'affection et le bruit neufs", définitivement. " écrivait Zéno Bianu dès la publication d'Infiniment proche. Dix ans plus tard, avec Le désespoir n'existe pas, toujours intensément en prise avec le balancier de la vie, il amplifie le pari farouche qui l'engage à transformer le pire en force d'ascension, à tenir parole sans cesser de reprendre souffle. Dans une époque vouée à la déréliction et à un renoncement hypnotique, la poésie de Zéno Bianu s'impose comme une ardente rupture, une submersion féérique. Il est le seul qui ose donner à entendre un Credo où se conjuguent le jazz, la beat generation, le Grand Jeu et l'Orient. Le seul à explorer un espace aimanté par delà le chaos des temps, puisqu'il est, selon Charles Dobzynski : " le saxophoniste couleur blues d'une poésie toujours ouverte sur le large ".
C'est la nuit. Une lumière en chien de fusil, recroquevillée. Cette nuit-là, Mychkine a fait irruption chez son ami Rogojine, son "frère de ténèbres". Et sans cesse il lui pose la même question, qui tourne comme un leitmotiv : "Nastassia Filippovna est-elle chez toi ? " Or, et cela Mychkine l'ignore "quoiqu'il le pressente", le crime est déjà accompli : Rogojine a poignardé Nastassia dont le corps repose comme un gisant invisible dans une pièce voisine. A propos de la scène finale de L'Idiot, qu'il trouvait "d'une force unique dans l'histoire de la littérature", Dostoïevski confiait : "C'est en quelque sorte pour [elle] que tout le roman a été écrit et conçu". A partir de cette scène, Zéno Bianu a composé un huis clos singulier et fiévreux, un rituel de haute turbulence où une seule minute peut cristalliser une infinité de temps, cherchant à suivre au plus près la forte injonction de Genet : "Une représentation qui n'agirait pas sur mon âme est vaine".
Des jeunes gens qui ont le goût de l'absolu, qui proclament ne chercher que l'essentiel, qui jouent de la dérision comme d'un vertige, créent en 1928 une revue dont le titre fait écho aux manoeuvres des arpenteurs, des géographes et des espions d'Orient : Le Grand Jeu. Mais René Daumal, Roger Gilbert-Lecomte, Maurice Henry, Pierre Minet, André Rolland de Renéville, Monny de Boully, André Delons, Hendrik Cramer, Pierre Audard, aussi Desnos, Vitrac, Ribemont-Dessaignes, Sefert ou Nezval, n'entendent pas seulement forcer des zones frontières, des limites terrestres, ils ont en tête les défis plus risqués dont on ne revient pas, ou alors souverainement calciné. Aventure éphémère s'il en est (1928-1932 : trois numéros parus, un quatrième non publié), Le Grand Jeu est, dans le siècle, l'une des expériences décisives qui ne s'éveillent qu'à la lumière de soleils noirs et ne se soucient que d'expéditions vers des Monts inconnus, inaccessibles au-dehors et sans pitié au-dedans. C'est pourquoi, évoquant un "mouvement" qui est bien plus que "littéraire", qui a l'allure foudroyante et contradictoire d'une comète collective, il est impossible de s'en tenir au seul espace des pages publiées dans la revue. C'est d'un parcours d'ensemble qu'il s'agit, d'une trajectoire, d'abord commune, puis dispersée, dilapidée. Après Rimbaud, les poètes du Grand Jeu sont, à l'évidence, ceux qui ont le plus authentiquement, le plus douloureusement parfois, témoigné pour la poésie vécue.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Né à Mexico le 31 mars 1914, Octavio Paz est considéré comme le plus grand poète d'Amérique latine et un théoricien hors pair de la littérature. Ambassadeur du Mexique en Inde pendant de longues années, il n'a cessé de confronter la conception occidentale de la création à celle de l'Orient. Il a dirigé Vuelta, la plus importante revue d'Amérique latine et a aussi donné des conférences dans diverses universités d'Europe et d'Amérique. Octavio Paz a reçu le prix Cervantès en 1981 et le prix Nobel de Littérature en 1990. Il est décédé à Mexico en avril 1998.Claude Roy est né en 1915 à Paris. Poète, essayiste, romancier, critique, journaliste et traducteur de poésie chinoise, il fut aussi un grand voyageur toujours attentif aux drames du monde et à ses espoirs. La guerre, la Résistance, les États-Unis, la Chine, le tiers-monde, l'U.R.S.S. tiennent une place importante dans son ?uvre. Il a collaboré au "Nouvel Observateur" et a été membre du Comité de lecture des Éditions Gallimard. Il a reçu le premier Goncourt/Poésie en 1985 et le prix Guillaume-Apollinaire en 1995 pour l'ensemble de son ?uvre. Il est décédé le 13 décembre 1997. Un de «ceux qui touchent à tout parce que tout les touche, mais qui savent aussi que tout se touche, se tient». Ainsi se définissait Claude Roy. «Il faudrait parvenir à ne pas écrire ?des livres d'enfants? ou des livres ?de grandes personnes?. Il faudrait arriver seulement, de quatre à cent quatre ans, à écrire pour être un délivre-enfants» (Claude Roy).Né le 4 juillet 1899 à Rezé près de Nantes, Benjamin Péret participe aux activités du groupe surréaliste dès 1919 et en particulier aux expériences d'écriture automatique. Il effectue de nombreux voyages à l'étranger et réside au Mexique de 1939 à 1948. Il meurt à Paris le 18 septembre 1959.
4e de couverture : «Pourquoi le cacher ? Ce n'est pas une poésie facile. Ses difficultés sont à proportion, en nous, des vieilles habitudes de voir et de leur résistance : René Char ou la jeunesse des mots, du monde... Il faut le lire et le relire pour, peu à peu, sentir en soi la débâcle des vieilles digues, de l'imagination paresseuse... Poésie qui se gagne, comme la terre promise de la légende et de l'histoire : celui-là qui y plante sa tente, qu'il soit assuré de s'en trouver plus fort et plus juste.»Yves Berger.Notes Biographiques : Né le 14 juin 1907 à l'Isle-sur-Sorgue, René Char fut très proche du surréalisme et participa activement à la Résistance pendant la dernière guerre. À partir de 1945, il consacre sa vie à une ?uvre poétique qui lui vaut une audience internationale. Il est mort à Paris le 19 février 1988.
Résumé : Calligrammes est un recueil de poésie exceptionnel. Par les circonstances de sa composition : en pleine Première Guerre mondiale et, pour partie, sur le front même. Par l'intensité émotionnelle qui s'en dégage : du désespoir le plus profond au plus vibrant d'hymne à l'amour. Par la nouveauté de son mode d'expression : le poème-dessin. Quand Apollinaire publie son recueil en avril 1918, il lui reste sept mois à vivre.
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : vie littéraire : le métier d'écrire au XIXe siècle ; l'écrivain est sa table de travail : la rencontre d'un peintre et d'un poète ; groupement de textes thématiques : un paysage est un état d'âme ; groupement de textes stylistique : de la musique avant toute chose ; chronologie : Verlaine et son temps ; fiche : des pistes pour rendre compte de sa lecture.