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Couteaux et stylets corses
Biancucci Jean
ALAIN PIAZZOLA
42,00 €
Épuisé
EAN :9782364791626
L'auteur s'est attaché à retracer dans cet ouvrage l'évolution des couteaux et des stylets corses, en s'appuyant sur une abondante documentation, constituée au fil des années. Depuis les statues-menhirs jusqu'à nos jours, des recueils d'information aux témoignages, des dessins aux photos, ce sont des siècles qui défilent sous nos yeux. Les hommes, les techniques, les matériaux, la production, la réglementation, rien n'est oublié. Mais le livre va plus loin, et, par la présentation de nombreux couteliers et de leurs réalisations, il offre une vue d'ensemble de la renaissance de la coutellerie corse contemporaine. Cette approche demeure indissociable du contexte social, culturel et politique qui rythme cette histoire, que l'auteur, à la fois militant politique et artisan d'art, profondément imprégné par le Riacquistu, nous restitue. Cet ouvrage nous plonge dans a tramandera, cette nécessaire transmission des connaissances réunies par un homme convaincu de la nécessité de les partager.
Disciple passionné, à la fois fidèle et inventif, de Socrate, Antisthène nous apparaît comme le plus éminent des Socratiques en raison de la richesse de sa pensée et de la variété des domaines philosophiques qu'il a abordés : philosophie du langage, dialectique, logique, éthique, politique, théologie, eschatologie, rhétorique et exégèse d'Homère. Il représente un aboutissement théorique original de la philosophie de Socrate, qu'il reconsidère à la lumière d'une perspective subjectiviste ancrée dans un fondement ontologique réaliste et immanentiste et non, comme chez Platon, dans un fondement ontologique métaphysique. Ce livre s'attaque à l'éthique et à l'épistémologie. Le premier chapitre reconstruit la théologie d'Antisthène qui fut le premier monothéiste rigoureux de la pensée grecque. Le deuxième chapitre s'intéresse au fondement intellectualiste de son éthique, et le troisième à la théorie de l'action. Le quatrième examine la conception de l'animal et met en évidence la synthèse de la sphère émotionnelle et de la sphère cognitive, nécessaire pour fonder la philosophie. Enfin, le cinquième chapitre propose une nouvelle interprétation de la nature du plaisir et de l'érotique philosophique. Le sixième chapitre établit une transition entre l'éthique et l'épistémologie en considérant les rapports entre philosophie et rhétorique, alors que les quatre suivants traitent de questions spécifiquement épistémologiques. Le premier est consacré au rapport entre le langage et l'être ; le deuxième à la conception de la science d'Antisthène évoquée par Platon dans la troisième partie du Théétète ; le troisième reconstitue la critique de la théorie platonicienne des Idées par Antisthène et la tradition antiplatonicienne du IVe siècle, tandis que le dernier chapitre traite du rapport entre Antisthène et les Stoïciens dans le domaine de la logique. Cet ouvrage apporte de nombreux éclairages sur les traditions philosophiques qui se sont référées à Antisthène, en particulier celles des Erétriens, des Cyniques et des Stoïciens. Il établit des liens entre la pensée d'Antisthène et celle des Présocratiques, tout en situant Antisthène par rapport à la sophistique et à Socrate. Enfin, il définit les fondements de son éthique et de son ontologie par rapport à ceux d'Euclide, des Mégariques et de Platon.
Antisthène offre un visage très différent de celui que la tradition lui a attribué. Ce n'était ni un éristique, ni un sophiste, et encore moins un théoricien de la légitimité exclusive des jugements d'identité: c'était un socratique rigoureux. En opérant une nouvelle sélection et un nouveau classement des textes transmis, cette étude, ouvrage de référence et modèle d'une méthode mettant au service d'une interprétation philosophique une philologie rigoureuse, rend donc enfin justice à ce philosophe qu'était Antisthène. Grâce à un remarquable travail d'analyse et de reconstitution de ses doctrines se trouve mis en lumière l'élément qui structure et unifie sa pensée: la réflexion sur le logos, commandée par la nécessité de fixer le sens "propre", donc unique, de chaque terme. C'est cette exigence du propre qui conduit Antisthène, à la différence de Platon, à concevoir positivement le savoir et à construire la figure d'un sage caractérisé par son rigorisme moral. Philosophie du langage et éthique constituent ainsi deux aspects interdépendants d'un même concept du philosopher: il s'agit là, en définitive, de la recherche rationnelle elle-même, telle qu'elle se poursuivait dans la discussion et la "mise en examen" socratiques. Ce volume s'adresse donc non seulement à ceux qui veulent découvrir la vraie figure d'Antisthène, mais aussi à ceux qui s'intéresse aux problèmes de la philosophie grecque du langage, à la sophistique, à la tradition socratique (Platon inclus), et à Socrate lui-même.