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POUR UNE HISTOIRE DE LA DOUBLE VERITE
BIANCHI
VRIN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782711621477
La "théorie de la double vérité" est désormais considérée comme une légende, créée par les théologiens médiévaux (qui l'auraient imposée à leurs adversaires "averroïstes"), entérinée par les censeurs en 1277 et en 1513, puis érigée en catégorie historiographique par les médiévistes de la fin du XIXe siècle. Mais quel a été le retentissement de cette "légende" au Moyen Âge et à la Renaissance? Est-il possible de trouver des penseurs médiévaux qui soutiennent que certaines propositions sont vraies pour la philosophie mais ne le sont pas selon la foi chrétienne, ou inversement? Est-il possible de trouver des textes médiévaux qui envisagent la possibilité de "deux vérités contraires" ou qui utilisent la formule duplex veritas? Si l'immense majorité des penseurs médiévaux et renaissants s'accordent pour déclarer que la vérité absolue est la vérité révélée, comment évaluent-ils les arguments philosophiques contra fidem? Et comment se conduisent-ils devant ces arguments? En explorant ces questions, la présente étude ne se contente pas d'examiner la position des protagonistes classiques de la controverse autour de la "double vérité" (de Thomas d'Aquin jusqu'à Pomponazzi et Cremonini), mais invite aussi à lire, dans une perspective novatrice, certaines pages de Marius Victorinus, Pierre de Rivo, Luther et des adversaires de Galilée.
L'univers des Formes", collection voulue par André Malraux, est la plus prestigieuse Histoire universelle de l'art. En vingt volumes, cette nouvelle édition présente les grandes civilisations et l'histoire de leurs chefs-d'?uvre, de la Préhistoire au déclin de la Rome antique. A partir du IIe siècle, la culture figurative produite par Rome tend à s'eloigner progressivement des modèles grecs, tandis que l'Empire universel qui domine la Méditerranée se transforme: le défi permanent que représente le gouvernement d'un territoire immense et de plus en plus intégré, les alarmes provoquées par les peuples "barbares", les transformations du paysage religieux, subtiles ou saisissantes, métamorphosent le monde romain. Au cours de cette période (192-395) qui s'étend de la fin du principal de Commode à la mort de Théodose le Grand, les arts figuratifs connaissent une transformation radicale. L'ouvrage de R.Bianchi Bandinelli décrit ces mutations à la fois à Rome et dans les provinces, où les influences autochtones prennent une importance croissante, ouvrant la porte à des formes artistiques nouvelles.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.