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Pour une démocratie participative
Bevort Antoine
SCIENCES PO
12,50 €
Épuisé
EAN :9782724608847
La démocratie n'est pas un sport de spectateurs. Abstentions, votes protestataires, manifestations témoignent moins du désintérêt pour le politique que de l'insatisfaction grandissante devant les insuffisances de la démocratie représentative. Repas de quartier, budgets participatifs, forums citoyens, référendums locaux plus ou moins sauvages, collectifs civiques divers, conseils de quartier, etc., confirment non un désenchantement mais une exigence démocratique. Les citoyens veulent prendre en main leur destin : ils inventent de nouvelles formes d'intervention, se préoccupent de l'intérêt général, inventent de l'horizontal dans un système vertical. En un mot, ils réinventent la cité. Cette demande de participation met en cause une longue tradition de pensée qui, de Platon à Schumpeter, dénie au citoyen ordinaire toute compétence politique pourtant au fondement de l'idée démocratique : au mieux, les gouvernés ne seraient aptes qu'à désigner les gouvernants. Pourtant, plus les citoyens peuvent s'exprimer et délibérer sur le devenir de la cité, plus une communauté peut agir pour ses fins. C'est le plaidoyer de ce livre. Non pour rapprocher les citoyens du politique, mais le politique des citoyens.
À l’heure de la globalisation, les protections statutaires qui sécurisaient le rapport salarial sont remises en chantier dans tous les pays industrialisés. Dans ce contexte, analyser en profondeur les stratégies des acteurs et les transformations des institutions, la dynamique des conflits et de la négociation collective apparaît comme une condition indispensable à la compréhension des nouvelles relations professionnelles. D’où l’importance de cet ouvrage. Partant d’une interrogation sur les difficultés propres à la France en matière de régulation du travail, cette deuxième édition profondément remaniée prend en compte les évolutions les plus récentes qui ont affecté les relations au travail: la crise économique et financière de 2008, l’émergence de nouveaux « territoires » professionnels aux niveaux local, européen et mondial, la réforme du dialogue social et des règles de la représentativité en France. Un nouveau chapitre analyse de façon approfondie les cas de quatre pays européens face à la crise. Antoine BEVORT est professeur de sociologie des relations professionnelles au CNAM. Membre du LISE (Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique), associé au CNRS et au CNAM, ses recherches portent sur la question syndicale, la démocratie et le capital social. Annette JOBERT est directrice de recherche au CNRS, membre de l’IDHE (Institutions et dynamiques historiques de l’économie), associé au CNRS et à l’ENS Cachan. Spécialiste reconnue de la négociation collective, elle enseigne à l’ENS de Cachan et au CNAM.
Bevort Antoine ; Lallement Michel ; Nicole-Drancou
Depuis plus de deux décennies, les formes particulières d'emploi (intérim, contrat à durée déterminée, situation mixte de formation-emploi) se sont multipliées. Une fracture sociale est apparue sur le marché du travail, entre des travailleurs relativement bien protégés du fait du statut de leur emploi et d'autres catégories d'actifs aux trajectoires professionnelles plus précaires et discontinues : les jeunes entrants, les femmes à temps partiel ou encore les travailleurs pauvres. L'emploi, principal vecteur de Sécurité sociale mais variable privilégiée, des politiques de flexibilité, ne constitue plus une protection suffisante contre les risques sociaux. Ce constat fait aujourd'hui l'objet d'un large consensus politique et syndical. Une nouvelle sécurité professionnelle, compatible avec les contraintes de flexibilité, serait à inventer. D'aucuns citent en exemple la réussite du modèle danois de " flexicurité ". Malgré l'engouement récent pour ce néologisme (contraction de deux dynamiques apparemment opposées), de multiples interrogations demeurent : une plus grande flexibilité du marché du travail est-elle vraiment nécessaire ? comment dans le même temps, sécuriser les parcours professionnels entre les situations d'emploi, de chômage, de formation, d'inactivité temporaire ? n'est-ce pas finalement la logique même du modèle français de protection sociale qu'il s'agit de réformer ? En réponse à ses questions, ce dossier analyse les transformations économiques qui mettent aujourd'hui à rude épreuve la protection de l'emploi. Il présente ensuite les différentes propositions qui ont été faites pour articuler autrement flexibilité et sécurité de l'emploi. Enfin, il dresse un bilan des expérimentations de flexicurité qui ont vu le jour en France et à l'étranger depuis une dizaine d'années, en insistant aussi bien sur leurs originalités que sur leurs limites.
Résumé : Toutes les bases pour apprendre et progresser rapidement Ours, tigre, éléphant, singe, koala, tortue... Du croquis à la mise en couleur, laissez-vous guider par cette méthode ultra simple pour dessiner plus de 25 animaux sauvages. Pour chacun d'entre eux, retrouvez des explications pas à pas détaillées et richement illustrées. Découvrez également des anecdotes sur les différentes espèces et combinez apprentissage et plaisir. Grâce aux conseils d'Oana Befort, illustratrice talentueuse, et au savoir de Maggie Reinbold, engagée dans la préservation des espèces sauvages, les mammifères, amphibiens et reptiles n'auront plus de secret pour vous. Adapté aux débutants comme aux amateurs qui veulent parfaire leur technique, cet ouvrage vous livre des conseils de pros pour rendre l'animal plus vrai que nature.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.