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Problèmes politiques et sociaux N° 931, Décembre 2006 : Flexicurité. La protection de l'emploi en dé
Bevort Antoine ; Lallement Michel ; Nicole-Drancou
DOC FRANCAISE
9,20 €
Épuisé
EAN :3303332109319
Depuis plus de deux décennies, les formes particulières d'emploi (intérim, contrat à durée déterminée, situation mixte de formation-emploi) se sont multipliées. Une fracture sociale est apparue sur le marché du travail, entre des travailleurs relativement bien protégés du fait du statut de leur emploi et d'autres catégories d'actifs aux trajectoires professionnelles plus précaires et discontinues : les jeunes entrants, les femmes à temps partiel ou encore les travailleurs pauvres. L'emploi, principal vecteur de Sécurité sociale mais variable privilégiée, des politiques de flexibilité, ne constitue plus une protection suffisante contre les risques sociaux. Ce constat fait aujourd'hui l'objet d'un large consensus politique et syndical. Une nouvelle sécurité professionnelle, compatible avec les contraintes de flexibilité, serait à inventer. D'aucuns citent en exemple la réussite du modèle danois de " flexicurité ". Malgré l'engouement récent pour ce néologisme (contraction de deux dynamiques apparemment opposées), de multiples interrogations demeurent : une plus grande flexibilité du marché du travail est-elle vraiment nécessaire ? comment dans le même temps, sécuriser les parcours professionnels entre les situations d'emploi, de chômage, de formation, d'inactivité temporaire ? n'est-ce pas finalement la logique même du modèle français de protection sociale qu'il s'agit de réformer ? En réponse à ses questions, ce dossier analyse les transformations économiques qui mettent aujourd'hui à rude épreuve la protection de l'emploi. Il présente ensuite les différentes propositions qui ont été faites pour articuler autrement flexibilité et sécurité de l'emploi. Enfin, il dresse un bilan des expérimentations de flexicurité qui ont vu le jour en France et à l'étranger depuis une dizaine d'années, en insistant aussi bien sur leurs originalités que sur leurs limites.
Bevort Antoine ; Lallement Michel ; Jobert Annette
En multipliant les points de vue, ce Dictionnaire donne à voir le travail dans toute sa diversité. Les plus de 140 entrées qui le composent relèvent de disciplines multiples (histoire, sociologie, droit, économie, psychologie...) avec pour objectif de satisfaire la curiosité du plus grand nombre. Plusieurs types d'entrées sont proposés: la manière dont le travail est pratiqué et vécu (risques, rémunération, conflits...), les identités et catégories professionnelles, les mondes sociaux du travail (entreprise, professions...), ou encore les multiples statuts et institutions liés au travail (chômage, syndicats, droit du travail...). D'autres entrées mettent en scène des auteurs, des paradigmes ou des approches disciplinaires (Marx, théorie de la régulation sociale, économie du travail, reconnaissance...) ou aident à voir le travail au prisme d'événements marquants (Premier Mai, Front Populaire).
Résumé : C'est une Alsace pittoresque et singulière qui se dévoile à travers une centaine de descriptions. Non seulement parce qu'elles vous offrent différentes facettes du patrimoine d'ici et de ses habitants.
La démocratie n'est pas un sport de spectateurs. Abstentions, votes protestataires, manifestations témoignent moins du désintérêt pour le politique que de l'insatisfaction grandissante devant les insuffisances de la démocratie représentative. Repas de quartier, budgets participatifs, forums citoyens, référendums locaux plus ou moins sauvages, collectifs civiques divers, conseils de quartier, etc., confirment non un désenchantement mais une exigence démocratique. Les citoyens veulent prendre en main leur destin : ils inventent de nouvelles formes d'intervention, se préoccupent de l'intérêt général, inventent de l'horizontal dans un système vertical. En un mot, ils réinventent la cité. Cette demande de participation met en cause une longue tradition de pensée qui, de Platon à Schumpeter, dénie au citoyen ordinaire toute compétence politique pourtant au fondement de l'idée démocratique : au mieux, les gouvernés ne seraient aptes qu'à désigner les gouvernants. Pourtant, plus les citoyens peuvent s'exprimer et délibérer sur le devenir de la cité, plus une communauté peut agir pour ses fins. C'est le plaidoyer de ce livre. Non pour rapprocher les citoyens du politique, mais le politique des citoyens.