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Promouvoir les oeuvres culturelles. Usages et efficacité de la publicité dans les filières culturell
Beuscart Jean-Samuel ; Mellet Kevin
DOC FRANCAISE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782111281493
Comme la plupart des produits commercialisés, les oeuvres culturelles, lorsqu?elles sont mises sur le marché, font l?objet de la part de leurs producteurs et distributeurs d?un travail de promotion, visant à les faire connaître et apprécier des consommateurs potentiels. Il peut s?agir de promotion publicitaire, c'est-à-dire de l?achat d?espaces publicitaires dans différents médias (presse, télévision, radio, affichage, internet, cinéma) visant à capter l?attention du consommateur final, de marketing direct ou encore de publicité sur le lieu de vente. Si l?arsenal des actions de promotion disponibles pour les producteurs culturels n?est guère différent de celui à l?oeuvre dans le reste de l?économie, les acteurs et analystes du secteur invoquent néanmoins souvent une spécificité de leur mise en oeuvre : on ne promeut pas une oeuvre culturelle comme un produit ordinaire. Certains produits à forte composante artistique, expressions de la personnalité de leur auteur, ne sauraient faire l?objet d?une promotion commerciale ordinaire sans être dévalués, et la nature même des produits culturels, notamment le fait qu?il s?agit de biens d?expérience, dont il est difficile de connaître la valeur avant de les consommer, suggère une spécificité des logiques promotionnelles. Comment les acteurs du secteur culturel s?approprient-ils les outils de visibilité en ligne, et dans quelle mesure ils recomposent les stratégies de promotion ? Le média internet a un temps été perçu par certaines filières culturelles (musique et cinéma en particulier) comme un lieu de contrefaçon, de destruction plutôt que de construction de la valeur Dans quelle mesure l?internet démocratise-t-il effectivement la promotion ? Enfin, pour les producteurs, l?internet peut à la fois être vu comme un réducteur et un amplificateur d?incertitude. En fournissant davantage de prises et d?espaces d?expression au consommateur pour évaluer le produit, il permet de se faire une idée plus précise du public potentiel d?un produit, et de doser la distribution et le marketing en conséquence ; inversement, les phénomènes d?avantages cumulatifs (la visibilité va aux plus visibles) y sont aussi beaucoup plus prégnants.
Ce manuel est le fruit de l'expérience pédagogique de trente-sept enseignants du premier cycle des professions de santé. Structuré selon des exigences très strictes en treize chapitres reflétant fidèlement la réalité de l'enseignement médical de première année, il contient tous les éléments nécessaires à une bonne compréhension des méthodes biostatistiques de base par les futurs médecins, pharmaciens, sages-femmes, kinésithérapeutes et autres professionnels de santé. Il s'appuie sur un texte concis, sur plus de 100 illustrations et près de 170 exemples et encadrés pédagogiques, qui proposent en permanence, au fil des pages, un lien direct avec la réalité du futur praticien. Plus de 120 QCM, rédigés dans l'esprit du concours de première année, permettent au lecteur de s'entraîner et d'évaluer sa compréhension du cours. Toutes les réponses à ces questions et des tests interactifs sont disponibles sur le site de l'éditeur. Un ouvrage absolument indispensable pour réussir son concours!
Beuscart Jean-Samuel ; Dagiral Eric ; Parasie Sylv
Comment internet modifie-t-il nos façons de se rencontrer, de travailler, de militer, de consommer ou de se cultiver ? Des questions devenues centrales, tant les technologies internet sont aujourd'hui intimement liées à nos existences. Le présent ouvrage fait la synthèse de vingt années de recherches sociologiques internationales sur le sujet. Structuré en chapitres thématiques - interactions et sociabilités, culture, médias, politique et économie -, il revisite les promesses d'internet en matière de démocratisation, de transparence et d'empowerment des individus. Enfin, puisque sociologues et étudiants utilisent de plus en plus internet pour conduire leurs travaux, le livre fait également le point sur les méthodes d'enquête qui s'offrent à eux.
Résumé : Alors que l'histoire des cultures est en cours de réécriture et ne peut plus être réduite à la chronique des avant-gardes occidentales, une notion demeure à l'abri des révisions critiques : primitivisme. Primitif est devenu, dans le dernier tiers du XIXe siècle, une obsession de la pensée occidentale. Quant à primitivisme, son usage est courant en histoire de l'art depuis un siècle. Il est donc plus que temps de mettre à nu ce que l'un et l'autre renferment de sous-entendus et de stéréotypes. A l'origine de cet examen critique, deux constats. D'une part, le colonialisme s'avère la condition nécessaire du développement de l'ethnologie, de l'anthropologie et des musées : sans colonies, pas une de ces immenses collections africaines et océaniennes que les puissances européennes accumulent à Berlin, Bruxelles, Londres ou Paris - tout en dénigrant systématiquement la supposée grossièreté d'objets produits par des peuples que l'on prétend inférieurs. D'autre part, ces "sauvages" ne sont pas les seuls primitifs qui intéressent les sciences humaines du temps : il y a aussi les enfants, les fous, les préhistoriques et les rustiques. Tous ont en commun, pour des raisons diverses, d'incarner l'inverse de l'homme moderne, urbain, savant, industrialisé. Il apparaît dès lors que les primitivismes, loin de n'être qu'affaires de formes et de styles, expriment en peintures, sculptures et gravures des protestations politiques contre le monde des révolutions industrielles et techniques ; et qu'ils vont donc de pair avec des tentatives de réforme de ce quotidien moderne : pour la liberté des corps contre l'ordre moral bourgeois, pour la vie dans la nature loin des métropoles et des usines, pour la singularité de l'individu contre l'uniformité imposée par la société.
Lors de son discours de Ouagadougou, le 28 novembre 2017, Emmanuel Macron a prôné une "restitution" des oeuvres d'art africaines conservées par les musées français. Le terme semble présupposer que les oeuvres sont détenues illégalement. Le rapport confié par la suite à Bénédicte Savoy et à Felwine Sarr (Restituer le patrimoine africain : Vers une nouvelle éthique relationnelle) va résolument dans ce sens : toutes les oeuvres doivent être "rendues" et il fixe pour cela un calendrier devant s'appliquer sans tarder. Si elles étaient suivies, les recommandations de ce rapport pourraient mettre la France, selon Emmanuel Pierrat, dans une situation intenable. Dans un texte documenté et combatif, ce grand connaisseur de l'art africain dresse un panorama complet de la question afin d'écarter les affirmations simplificatrices ou moralisatrices qui risquent d'entraver l'accès à la culture.
Au point de départ le masque. Mais qu'est-ce au juste un masque pour les anciens grecs? Pour nommer le masque la langue grecque utilise le mot prosopo, qui est, aussi et surtout, le nom du visage. Helléniste, ancienne sous-directrice au Collège de France, Françoise Frontisi-Ducroux affirme que « ce qui vaut pour le visage de chair vaut aussi pour le masque artificiel ». Masque scénique, rituel ou cultuel (figurant une divinité), les pensées et les émotions s'y lisent à fleur de peau. C'est avec le masque que se façonne la personnalité du citoyen, en tête à tête avec des doubles de lui-même, ou avec des figures de l'autre. Du masque au visage ? Aspect de l'identité en Grèce ancienne est un essai incontournable enfin réédité.
Qu'avaient vu, jusqu'en 1900, ceux dont les réflexions sur l'art demeurent pour nous révélatrices ou significatives, et dont nous supposons qu'ils parlent des mêmes oeuvres que nous [...] ? Deux ou trois grands musées, et les photos, gravures ou copies d'une faible partie des chefs-d'oeuvre de l'Europe. [...] Aujourd'hui, un étudiant dispose de la reproduction en couleurs de la plupart des oeuvres magistrales, découvre nombre de peintures secondaires, les arts archaïques, les sculptures indienne, chinoise, japonaise et précolombienne des hautes époques, une partie de l'art byzantin, les fresques romanes, les arts sauvages et populaires. [...] nous disposons de plus d'oeuvres significatives, pour suppléer aux défaillances de notre mémoire, que n'en pourrait contenir le plus grand musée. Car un Musée Imaginaire s'est ouvert, qui va pousser à l'extrême l'incomplète confrontation imposée par les vrais musées : répondant à l'appel de ceux-ci, les arts plastiques ont inventé leur imprimerie."