Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
De Saint-Pétersbourg à Saint-Germain-des-Prés
Beucler André
GALLIMARD
25,40 €
Épuisé
EAN :9782070217540
Doué d'un oeil aigu, l'auteur - né à la fin du XIXe siècle et dont l'enfance s'est déroulée en Russie - a su capter et retenir sous le signe de la plus chaleureuse fidélité les figures parisiennes que sa profession de journaliste et de romancier mettait tout naturellement sur sa route. De nombreuses rencontres, animées par un percutant humour, l'intelligence et la familiarité, sont rassemblées et relatées dans ce livre. Elles retracent et reconstruisent l'entre-deux-guerres et son atmosphère étrange, comme suspendue dans l'intervalle de deux catastrophes. Valery Larbaud et Léon-Paul Fargue, Saint-John Perse et Paul Morand, Gaston Gallimard dès le début de sa Maison située alors rue de Grenelle, Robert Desnos et Max Jacob, Louis Jouvet et Jean Giraudoux, Drieu la Rochelle et Roger Martin du Gard, ainsi que Picasso et Jean Cocteau surgissent au restaurant, au bureau, chez l'un ou chez l'autre, se parlent, mangent, s'amusent ou se concentrent sur leur travail avec le naturel de la vie quotidienne. On croirait voir se dérouler un film relatant une époque riche en esprit et marquante en oeuvres. Il sera difficile désormais de comprendre cette époque sans se référer à ce témoignage d'André Beucler. Sa grâce légère, son caractère d'intimité charmante en disent plus que bien des thèses.
Mon chat fait partie du patrimoine du livre pour enfants. André Beucler explore dans un langage très concis l'univers quotidien de l'enfant qui observe le comportement de son chat. Nathalie Parain compose chaque page comme un tableau coloré, en utilisant autant le banc du papier que de grands aplats de couleur. Ce livre est la réédition de l'album paru chez Gallimard en 1930.
Résumé : En 1925, André Beucler faisait avec éclat son entrée en littérature. En mai, paraissait chez Gallimard son premier roman : La ville anonyme. En juillet, la NRF accueillait en son sommaire, entre Rilke, Proust, Gide et G. B. Shaw, sa première nouvelle : Un nouvel amour. En août, les Cahiers du mois de Maurice Darantière publiait un conte fantastique : Entrée du désordre. En octobre, la collection d'avant-garde Cinario offrait aux cinéphiles un synopsis inédit : Un suicide. Quatre oeuvres immédiatement remarquées. Dès le mois de juin, Paul Morand salue le nouveau venu : "Il y a des années que je n'ai pas adhéré à un auteur avec autant de contentement". En août, Max Jacob lui écrit : "Vous êtes un homme nouveau : c'est le plus grand éloge qu'on puisse faire à un artiste". Albert Thibaudet et Edmond Jaloux enregistrent la révélation d'un grand auteur. Un "magicien romanesque" ajoute Hélène Vacaresco. "Comme je voudrais vivre dans votre ville anonyme ! au moins la moitié de ma vie !. ".
Résumé : Gide au piano, Valéry faisant des calembours, Malraux voulant fréter un avion pour aller trouver Staline et le persuader du danger allemand, à la veille de la guerre... Voilà quelques-unes des nouvelles images que nous livre Beucler. On y retrouve le charme, l'humour, l'insolite qu'offraient déjà les chapitres de son précédent volume de souvenirs, De Saint-Pétersbourg à Saint-Germain-des-Prés. Témoin incomparable, mais acteur aussi, Beucler essaie d'organiser l'attelage de deux célèbres noctambules parisiens, Léon-Paul Fargue et Joseph Kessel. Mais leurs nuits de Paris ne sont pas les mêmes, et, malgré le talent de Beucler pour faire naître des amitiés, cette fois l'entreprise échoue, non sans mélancolie de part et d'autre. Beucler nous parle aussi d'Emmanuel Berl, de Marie Laurencin, de Dunoyer de Segonzac, de Van Dongen, des célébrités qui ont posé pour Jacques Thévenet, de sa visite à Clemenceau. Il raconte comment, pendant la guerre, il a rapporté à Bonnard, de Paris au Cannet, pour un milliard de toiles, roulées comme un vulgaire balot. On aimerait que tous les témoins aient cette grâce, cette légèreté, ce don de sympathie.
André Beucler et Léon-Paul Fargue se sont connus en octobre 1924, dans le bureau de Gaston Gallimard, au seuil d'une amitié qui devait durer jusqu'à la mort du "Piéton de Paris", en 1947. La différence d'âge des deux écrivains - 22 ans - ne les empêcha pas de se comporter comme des frères, le ton de leur correspondance le montre assez, entre complicité, espièglerie mais aussi forte solidarité dans les moments difficiles. On trouvera dans ces lettres le témoignage de leur intense travail commun, participant d'une vie culturelle foisonnante, de leurs nombreuses relations littéraires, artistiques, politiques, au cours de cette période mouvementée que fut l'entre-deux-guerres.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.