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Lacan - L'index. Les complexes familliaux 1938
Betourne Françoise
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782747528719
Indexant les deux éditions des Complexes familiaux publiées chez Navarin et au Seuil dans les Autres écrits, Françoise Bétourné met son travail de recherche tant à la disposition des anciens lecteurs de Lacan que des nouveaux. Pour explorer la question de la famille, en 1938, Lacan, encore psychiatre, s'appuie sur sa propre clinique et, inspiré par le Freud de Totem et tabou, sur une bonne partie du vaste champ des sciences humaines: mythologie, anthropologie, ethnologie, sociologie... Certains auteurs évoqués dans Les complexes familiaux ne reparaîtront plus jamais ou habiteront rarement le discours lacanien. Outre cette originalité, l'index révèle le caractère prémonitoire des Complexes familiaux. Cette étude s'avère le lieu du premier surgissement de nombreux éléments signifiants qui prendront une énorme importance théorico-clinique dans l'oeuvre. C'est le cas, par exemple, du triangle oedipien, de la jalousie augustinienne, du "jeu qui consiste à rejeter l'objet" - autrement dit, du Fort Da -, de l'angoisse-signal freudienne et de la magnifique actualisation de l'exigence inconsciente des créations de sens qui émailleront, plus tard, le style de Lacan: la co-naissance claudélienne. L'imago maternelle, liée au complexe de sevrage, est-elle une antécédence de l'agent de la frustration ou de la Mère symbolique? L'imago paternelle corrélée au complexe d'?dipe et à la castration, annonce-t-elle le Père symbolique ou le Nom-du-Père? Voilà des questions majeures, parmi beaucoup d'autres aussi importantes, auxquelles cet index aide à répondre. Pour Françoise Bétourné, un exercice d'indexation préside autant à la mise en lumière de l'implicite que de l'explicite. Elle tente donc, dans son ouvrage, de fouiller les moindres recoins des Complexes familiaux pour montrer que déjà, chez ce Lacan d'avant Lacan, sommeillait et rêvait l'immense Lacan qu'il deviendra. Biographie de l'auteur Née à Paris en 1944, Licenciée en lettres modernes (Université Paris X-Nanterre), Psychologue clinicienne et Docteur en psychopathologie fondamentale et psychanalyse (Université Paris VII-Denis Diderot), Françoise BÉTOURNÉ a travaillé de 1985 à 1999 en étroite collaboration avec Joël Dor à la création et la publication de deux revues de psychanalyse: Esquisses psychanalytiques (revue du CFRP) et Logos - Anankè (revue d'Espace analytique). Elle a déjà publié nombre d'index dans des revues ou des ouvrages collectifs, et chez le même éditeur le livre: Lacan - L'index. Encore.
Ce qui insiste à solliciter les psy... de toute obédience sensibles à la mise en acte de l'ouverture de l'inconscient, ce sont les signifiants. Pris dans ce flot insoumis, ils fraternisent avec les poètes émus par le surgissement magique des créations de sens. Ce qui interroge les théoriciens de l'analyse et plus généralement les penseurs, ce sont les concepts. Ce qui passionne les linguistes, ce sont les tournures de style. Les chercheurs en sciences humaines, pour se donner une chance de trouver, doivent partir en campagne sans hypothèse trop contraignante et se rendre disponibles à la surprise... Signifiants, créations de sens, concepts, tournures de style, surprises c'est ce riche fourmillement de mots, d'équivoques, de phrases, à écouter comme à lire, qu'offre cette indexation détaillée du Livre XX au lecteur, habité de désirs contradictoires, prêt tout autant à pressentir, éprouver, vibrer, qu'à comprendre le message théorico-clinique de Lacan. Pour Françoise Bétourné, lire Jacques Lacan en y " mettant du sien ", comme il le demandait, c'est déjà être dans l'analyse. Cet index-mode de lecture, complété par le recensement organisé des phrases clés - surtout des fameux bateaux - et un appareil critique constituant en parallèle une sorte d'autre scène ouverte par associations à l'ensemble de l'?uvre lacanienne, prend valeur d'objet irremplaçable : il est un auxiliaire efficace de la transmission. Ordonné, bien qu'imprévisible en l'extension de ses possibles, cet instrument de travail exigeant - mais non moins guide du plaisir et éclaireur de découvertes -, se propose d'être le compagnon indispensable à tout lecteur du magnifique séminaire Encore, qu'il y musarde rêveusement pour mieux entendre parler d'amour ou s'y plonge sérieusement soucieux d'assurer la consistance théorique de sa réflexion clinique sur la jouissance.
Résumé : De quoi était donc fait l'esprit de la Révolution pour que plus de deux siècles après il nous éclaire encore ? Scruter l'événement pour en découvrir les ressorts mythographiques, se frayer un chemin de connaissance par-delà interprétations et idéologies, tel est le projet. L'exploration opère en trois temps. L'enquête remonte d'abord aux sources médiévales du débat philosophique qui, au milieu du xviiie siècle, investit la souveraineté d'un nouveau principe de légitimité. Elle retrace ensuite les jeunes années des principaux acteurs du drame en vue de saisir leur personnalité profonde et de donner la mesure des bouleversements subjectifs induits par l'événement lui-même. Vient alors le moment d'aborder le grand récit, de revivre pas à pas, et au plus près des protagonistes, la construction des mythes fondateurs de la France contemporaine, fruit de cette singulière et imprévisible rencontre entre le mouvement des idées, les contradictions sociales du temps et la personnalité des acteurs. Alors s'éclaire le mystère de l'exception française et de sa permanence, cette culture politique que le monde entier nous envie autant qu'il s'en agace. Trop française, cette culture, à l'heure de la globalisation du monde ? Trop national, l'esprit qui en émane ? L'interrogation traverse de part en part le récit. Olivier Bétourné est historien et éditeur. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, élève d'Albert Soboul (1914-1982) alors titulaire de la chaire d'histoire de la Révolution française à la Sorbonne, il est notamment l'auteur (avec Aglaia I. Hartig) de Penser l'histoire de la Révolution. Deux siècles de passion française (La Découverte, 1989). Il est, par ailleurs, cofondateur et président de l'Institut Histoire et Lumières de la pensée.
Andreï Makine, né en Sibérie, a publié notamment Le Testament français (prix Goncourt et prix Médicis 1995), La Musique d'une vie (prix RTL-Lire 2001), Une femme aimée (prix Casanova 2013), et tout récemment L'Archipel d'une autre vie . Son oeuvre est traduite en plus de quarante langues. Il est entré à l'Académie française en 2016.
Résumé : Plus de deux siècles après l'exécution de Louis XVI, nombreux sont les Français qui demeurent dans le doute. Qu'auraient-ils fait s'ils avaient dû personnellement se prononcer sur le cas de Louis XVI ? Jugeable ? Pas jugeable ? Et la mort, l'auraient-ils votée ? Olivier Bétourné place le lecteur d'aujourd'hui en situation de se déterminer. Mais en l'invitant à entendre les arguments les plus contradictoires, il le conduit aussi à se confronter à un terrible dilemme : comment assumer la répulsion que nous inspire la mise à mort du roi déchu sans renoncer à comprendre la logique qui le conduit à l'échafaud ? Au plus près des acteurs du drame, le récit révèle la profondeur du conflit de légitimité qui hante la Convention et mine le souverain détrôné. Droit divin ou souveraineté du peuple ? Monarchie ou République ? A chaque instant de sa vie de reclus, le roi puise dans un environnement hostile des motifs d'espérer ou des raisons de renoncer. Il lutte, résiste, s'effondre, reprend espoir et finit par se ranger à l'avis des trois avocats qui l'entourent et ont entrepris de plaider l'innocence au nom des droits que lui confère la Constitution. Peine perdue. Pas plus qu'il ne saurait être jugé comme monarque absolu, Louis XVI ne saurait l'être comme roi constitutionnel puisque la monarchie n'est plus, et pas davantage comme citoyen ordinaire puisqu'il ne l'est pas. Fondé sur des sources de première main, La Mort du Roi donne vie, dans un va-et-vient permanent entre la prison du Temple et la Convention, aux lignes de force qui conduisent à la mort et font de la France une nation à nulle autre pareille.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.