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Adorno et le Jazz. Analyse d'un déni esthétique
Béthune Christian
KLINCKSIECK
32,50 €
Épuisé
EAN :9782252033722
Elève d'Alban Berg, ardent défenseur de la seconde Ecole de Vienne, T-W Adorno exécrait le jazz. Cette "mode intemporelle" qu'il qualifiait aussi d'"archaïsme moderne" n'était, selon lui, qu'un pur produit de l'industrie culturelle, une expression faussement libératrice de la communauté noire américaine et une régression primitive au stade sadomasochiste. Toutefois, curieusement, le philosophe, pourtant peu enclin à s'attarder sur ce qu'il abhorrait, ne cesse, presque sa vie durant, de multiplier les commentaires visant à discréditer une musique à laquelle il attribue néanmoins, de façon contradictoire, une "immortalité paradoxale".Cette attitude quasi-obsessionnelle a-t-elle pour origine un simple malentendu? S'agit-il d'une relation ambivalente de type fascination-répulsion?Ces questions, Christian Béthune ne les élude pas totalement mais il ne se fie guère aux explications sociologiques, psychologiques voire psychanalytiques.Il préfère chercher les raisons de cette étrange aversion dans les fondements de l'esthétique adornienne. Peu décontenancé par les subtilités dialectiques du penseur de l'Ecole de Francfort, il scrute les textes avec minutie, analyse, non sans humour, des prises de positions en apparence inconciliables, et mène magistralement l'enquête qui le conduit "au c?ur même" de sa philosophie.Au-delà d'une étude sur les rapports conflictuels et finalement ambigus que T-W Adorno a toujours voulu entretenir avec l'une des plus grandes formes d'expression musicale née au XXe siècle, cet ouvrage peut déjà servir d'introduction à une esthétique du jazz.Marc Jimenez
Ni histoire, ni sociologie du hip-hop, ce livre entend situer le rap à l'intérieur d'un débat plus général concernant l'expérience esthétique. L'intention n'est pas de proposer un plaidoyer pour le hip-hop mais d'engager une réflexion sur un terrain où le philosophe n'a guère coutume de s'aventurer. La plupart du temps, la philosophie s'est soigneusement abstenue de penser les manifestations émergentes de l'expression (le jazz par exemple) qui ne cadraient pas avec les formes canoniques de l'art.Praticiens avant tout, les rappeurs se sont approprié des outils technologiques et se sont forgé des savoir-faire propres qu'ils mettent au service de leur créativité. Ainsi, ils ouvrent des perspectives inédites sur le phénomène de la création poétique et y apportent des réponses originales grâce auxquelles ils s'efforcent de pénétrer le bastion âprement défendu de l'art. Biographie de l'auteur Christian Béthune, docteur en philosophie, enseigne dans l'académie de Clermont-Ferrand. Longtemps chroniqueur à Jazz Magazine, il a également publié de nombreux articles (Cahiers du Jazz, Revue d'esthétique, Art Press, Papel do Jazz, Copyright Volume) ainsi que plusieurs ouvrages sur le jazz et le rap.
Résumé : "Nous sommes passés de l'anathème au dialogue", constate l'auteur à propos des relations entre les différentes religions. Mais comment passer alors, aujourd'hui, du dialogue à l'hospitalité ? Non plus simplement l'échange respectueux mais l'accueil, dans notre propre vie spirituelle, de l'autre religion. Pierre-François de Béthune a lui-même accompli ce cheminement, notamment en découvrant la tradition zen au Japon. Il nous invite ici sur les pas de celles et ceux qui accomplissent une vraie démarche interreligieuse, d'accueil de l'étranger, et au nom de l'Evangile, et qui y ont découvert une nouvelle dimension à leur foi. Ainsi Thomas Merton, Henri Le Saux, mais aussi Raimon Panikar, le témoignage de Tibhirine... Il fait ainsi le récit de ces pionniers du dialogue de l'expérience religieuse et montre en quoi cette voie répond à l'exigence évangélique. Parce qu'"il n'est pas bon pour le Chrétien d'être seul".