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Portrait des nazis
Best Werner ; Kerjean Eric ; Hildebrandt Wiebke
PERRIN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782262040871
Haut dignitaire du IIIe Reich, Werner Best a occupé des postes clés au sein de l'appareil nazi : juriste et éminence grise de la SS, il fut chef adjoint de la police secrète, administrateur de la France occupée, puis plénipotentiaire du Reich au Danemark. Emprisonné à Copenhague à la fin de la guerre, Best entreprit de croquer six hiérarques du nazisme qu'il a, par ses fonctions, côtoyés à de nombreuses reprises : Hitler, Göring, Ribbentrop, Himmler, Heydrich et Canaris. Ces portraits de nazis par l'un d'entre eux mêlent souvenirs personnels, analyses psychologiques et réflexions historiques. Best montre par exemple un Hitler fort chaleureux à ses débuts en politique, puis sombrant dans la folie. Se découvrent également un Göring à la fois boute-en-train, amateur d'art et de secrets, ou un Ribbentrop nerveux et souffreteux, totalement soumis au Führer. Publiés en France pour la première fois, ces six portraits sont présentés et annotés afin de donner au lecteur les clés de compréhension de ce texte au goût de soufre. Car Werner Best reste un idéologue et vise trois objectifs : justifier ses actes, expliquer l'échec du IIIe Reich et repenser le nazisme.
Un quartier pourri, des mômes en vadrouille, des amoureux de dix, onze ans. Et puis les copains, la musique, Mai 68, la liberté... On connaît par coeur. Sauf que les parents (qu'on n'écoute que d'une oreille) s'entêtent à raconter de drôles d'histoires... Changement de décor : les années d'Occupation, les semelles de bois, les rafles. Une vieille républicaine espagnole, la Maria, crache entre les bottes des Allemands... Ailleurs, une Mademoiselle Rose fait chanter aux enfants dans la montagne "Maréchal, nous voilà !" ... Mais les jeunes gens qui s'aiment ne se laissent pas distraire pour si peu : ils sont trop occupés à se rendre mutuellement la vie impossible. A rire. A se saouler. A se courir après. A se faire des enfants. A se plaquer... Les "vieux" racontent toujours, qu'on les écoute ou pas. Et tout à coup ce qu'on a glané au hasard vous alerte ou vous intrigue ou vous transperce le coeur... Peut-on pardonner à sa mère ?
Au pays de Descartes, la fiscalité tient du grand bazar. Elle est unique en son genre - quel autre pays au monde dispose de deux impôts sur le revenu ? - opaque et incompréhensible. Dans l'opinion, le sentiment prévaut d'un système à bout de souffle, injuste et hypocrite. Un sentiment qui correspond largement à la réalité : comment défendre une fiscalité parfois spoliatrice, mais laissant libre cours à des stratégies d'optimisation, permettant aux plus riches de s'exonérer d'une bonne partie de leur contribution ? D'où une défiance inégalée des Français à l'égard de l'impôt, une révolte fiscale larvée et une perte de sens civique. Peut-on retrouver la confiance perdue dans ce système ? Les candidats à l'élection présidentielle n'en empruntent pas le chemin, qui se contentent de multiplier des promesses de baisses d'impôts illusoires. Ces allégements fiscaux tous azimuts ne sont pas finançables, dans un contexte de croissance durablement faible. Simplifier, clarifier, rendre le système enfin lisible et donc moins susceptible de manipulations : voilà le moyen de redonner confiance aux citoyens, voilà comment les convaincre qu'ils ne sont pas les seuls à jouer le jeu du civisme fiscal, tandis que leur voisin s'arrange toujours pour payer moins.
Résumé : Le mythe d'Orphée est increvable, bien qu'il ait déjà "pas mal servi", comme le rappelle l'héroïne de la première nouvelle du recueil. Mais Orphée, ou Orphea, cherche toujours son Eurydice. Avec obstination. Avec fureur et endurance. Avec maladresse et étourderie. Car les Hommes changent peu, même quand ils sont des femmes. La quête, bien sûr, est difficile et douloureuse : en enfer, contrairement aux idées reçues, il fait froid "Nous sommes entrées en glaciation", dit l'héroïne de la dernière nouvelle, et il règne une clarté meurtrière. Pourtant on rit. Pourtant un enfant cavale dans les ruelles, les bras chargés de roses. Pourtant on roule au volant d'une auto, à quarante à l'heure parce qu'on a cassé ses lunettes. On se fait engueuler, on se rebiffe, on est la désastreuse vedette d'un jour... Et tandis que Bee, qui est "folle", interroge la couleur de la mer, Morgane astique les miroirs en déclamant des alexandrins à tue-tête... Alors la lune, qui était "morte", tout à coup reparaît au ras des collines...
Résumé : Six nouvelles composent ce recueil. Six modulations d'un même thème (la rencontre) évoluant autour d'une marque en creux : ce qui se dit, ou plutôt ne se dit pas, entre les silences, les sous-entendus, la perpétuelle esquive des protagonistes. Psaume à Frédérique est une sorte de long poème désabusé. Hélène et Frédérique, élevées comme deux soeurs, et dont les rapports se révèlent ambigus, vont se déchirer sans le moindre bruit à propos d'une aventure anecdotique. Mais n'est-ce pas là prétexte à ressusciter une déchirure bien plus ancienne ? Sur le mode discrètement satirique, L'encontre relate une déconvenue. Pour aller témoigner sa ferveur à Monica Strudal, célèbre écrivain et cinéaste, une admiratrice brave le froid, la distance, et les inondations jusqu'à un minable ciné de province où elle attend, en compagnie d'autres fidèles grelottants... Arrive enfin, avec beaucoup de retard, une femme enrhumée, maussade, hautaine... Le gardien de la chose se déroule en partie dans l'ascenseur d'un hôpital. L'héroïne (mais existe-t-elle ?) entraîne le visible des choses dans le plan parallèle du fantastique. Dans Une extrême attention et les deux courtes nouvelles qui suivent, d'autres femmes vont et viennent, toujours se parlant d'amour, de désir, d'oubli, de détresse ou d'indifférence comme entre ou par-dessus les mots, à travers l'imperceptible hésitation d'un regard, le gel de mouvements tout au plus esquissés. Le tout se diluant lentement comme d'anciennes traces...
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?